Air Souffrance - Photo par Ludovic Sueur

24h en cage contre Air France KLM

Après plusieurs mois de préparation et d’organisation, le jour J est arrivé ! Nous sommes le vendredi 7 juin, et à partir de midi, je vais rester 24h dans une cage devant l’agence Air France en centre ville de Toulouse, sans manger, pour dénoncer l’immonde collaboration entre la compagnie aérienne et les laboratoires de vivisection.

En effet, dans les soutes des avions de passagers, des animaux sont transportés dans de petites cages, avec peu ou pas de nourriture, des fermes d’élevages vers les laboratoires, où ils seront torturés et tués au nom d’une science sans conscience et peu fiable, au nom de l’argent, mais certainement pas au nom de la santé humaine. Et quand bien même ça serait le cas, cela ne justifierait pas la mort de 25 animaux par seconde dans le monde.

Le début de 24h d’enfermement

Nous arrivons devant l’agence, nous installons la cage, la table d’information, les banderoles, les passants ne pourront pas ignorer les activités d’Air France.

Ça y est, il est midi. Je rentre dans la cage, les autres militants m’applaudissent et je me sens gênée, je n’ai pas le sentiment de faire quelque chose de difficile. On baisse la porte, on ferme le cadenas. C’est parti pour 24h. Je suis soulagée de voir qu’il fait beau, j’espère que cela va durer, car même si j’ai de quoi être protégée, les gens ne s’arrêtent pas sous la pluie et on ne peut pas trop utiliser le mégaphone.
Je fais une interview pour Sauvons les Animaux, il suivra l’action du début à la fin, je suis heureuse qu’il soit là car je sais qu’il fait un super travail.

Air Souffrance - Photo par Ludovic Sueur
Air Souffrance – Photo par Ludovic Sueur

Les gens s’arrêtent, intrigués. Il faut dire qu’on ne peut pas nous louper, une dizaine de personnes avec des tee shirts sur lesquels on peut lire « Air France – KLM Assassins » à l’avant et « Air France KLM premier transporteur d’animaux pour les laboratoires » au dos, une hôtesse de l’air au mégaphone, et une cage en bois en plein centre ville, à côté d’un arrêt de métro, ça se remarque.

La plupart des passants n’osent pas s’approcher de moi ou me parler. Mais les militants sont efficaces, dès qu’ils voient une personne marquer un temps d’arrêt, ils l’abordent et lui proposent des informations. Les gens affluent autour de la table, prennent des tracts sur la campagne, sur les méthodes alternatives, signent la pétition, le message passe.

Je n’ai pas beaucoup dormi les nuits précédentes, la pression retombe et la fatigue se fait sentir, je décide de me reposer un peu car tout se passe bien. Après avoir somnolé quelques minutes, je me sens beaucoup mieux !

La presse arrive

Un premier photographe presse arrive, immortalise la scène et m’apporte son soutien. Ça fait plaisir ! Un journaliste prend sa place, je fais une interview. Une des choses les plus dures pour moi, je ne suis pas à l’aise face à une caméra, j’ai toujours peur de faire une gaffe, je sais à quel point notre image dans les médias est importante. Le journaliste filme le stand, et rentre dans l’agence Air France. Quelques instants après, il revient me voir. Personne n’a voulu communiquer à l’intérieur, il a demandé à un premier employé s’il souhaitait réagir, celui-ci a répondu qu’il n’était pas habilité à parler à la presse. Le journaliste demanda donc à rencontrer une personne habilitée à le faire, on lui dit qu’il n’y en a pas. C’est plutôt une bonne nouvelle, ils n’ont rien à dire pour se défendre. Au moins ça leur évite d’être ridicule, comme il y a quelques mois lorsqu’ils ont déclaré à la presse ne pas savoir pourquoi nous étions là !

Une journaliste papier arrive, tant mieux pas d’interview filmée cette fois !

L’après midi se passe bien, beaucoup d’affluence, les gens apportent leur soutien, je n’entends presque que des choses positives ! Bien sûr, il y a quelques critiques, mais elles sont minoritaires.

Certaines personnes demandent à ce que l’on me libèrent. Elles n’arrivent pas à comprendre que je suis dans cette cage de mon plein gré, trop choquant pour eux peut être. Pourtant le sort des animaux ne semble pas les perturber. Je ne comprends pas.

Les enfants sont très intrigués, et comme ils demandent des réponses, la plupart des parents s’approchent et nous pouvons faire passer notre message. Merci les enfants !

De temps en temps, une militante prend le mégaphone, pour rappeler aux Toulousains et aux employés d’Air France la réalité de la vivisection. Les slogans sont repris, avec le soutien d’un tambour, on nous voit et on nous entend !

Quand la police s’en mêle…

La police passe, un officier vient nous voir pour nous demander si tout se passe bien. Nous apprenons que d’après les informations qui leur ont été transmises, nous partirions à 20h. Nous lui expliquons que non, c’est simplement la table d’information qui sera rangée à 20h, mais que la cage reste jusqu’au samedi midi. Il dit qu’il va faire passer l’information à ses collègues. Collègues qui arrivent quelques minutes plus tard et qui semblent ne pas vouloir de notre présence la nuit. Nous leur montrons les autorisations de la préfecture, mais cela ne leur suffit pas. Ils appellent alors différents services (malheureusement ils ne sont pas assez proches de moi pour que je puisse tout entendre, ne pas pouvoir m’approcher et parler avec eux me frustre un peu) pour savoir si nous avons bien le droit de rester jusqu’au lendemain, et si rien ne peut être fait pour nous faire partir. Les policiers raccrochent, nous sommes en règle, nous seront sur place toute la nuit. Ils semblent déçus et repartent.

Un projet mûrement réfléchi

Air Souffrance - Photo par Ludovic Sueur
Air Souffrance – Photo par Ludovic Sueur

A plusieurs reprises, je regarde les militants autour de moi, je repense au jour où j’ai eu l’idée de faire cette action, il y a environ 10 mois, je repense au chemin parcouru… Voir toutes ces personnes réunies et ce projet être bien réel, ça me touche beaucoup, je souris comme une idiote et j’ai les larmes aux yeux. C’est peut être moi que les passants regardent, mais sans tous ces militants autour, rien n’aurait pu se faire.

Des militants motivés, qui se relayent derrière le stand et à la surveillance, ça fait du mouvement, l’après midi passe vite, il est déjà 18h30. Nous savons que c’est l’heure de fermeture de l’agence, quelques militants décident de se rapprocher de la sortie avec des panneaux anti vivisection pour que les employés voient ce que leur entreprise cautionne. A 19h, les employés commencent à sortir, certains militants reprennent le slogan « Air France KLM Assassins ». Certains ricanent, d’autres baissent la tête… Et plus incompréhensible, l’une d’entre eux rie en se touchant la poitrine…
Je sais que pour certains, les ricanements cachaient un malaise, mais pour cette dernière employée, je ne peux pas comprendre. Les images que nous montrons sont choquantes, horribles. Personne n’aurait osé rire s’il s’agissait d’êtres humains. Comment peut-on ne pas avoir de cœur au point de rire face au corps découpé d’un chien, face au crâne ouvert d’un chat, face au visage empli de terreur d’un singe que l’on maintient de force ? Je suis partagée quelques instants entre la colère et la tristesse. Mais ça passe vite, j’ai l’habitude que notre combat soit tourné en dérision.

La nuit arrive

Il est 20h, le temps passe vite, c’est déjà l’heure de ranger le stand, il reviendra demain matin. Nous gardons simplement un présentoir avec les tracts de la campagne Air Souffrance.

Il est aux alentours de 20h30 et je commence à avoir un peu faim. Mais c’est plus l’habitude qu’autre chose, mon ventre ne gargouille même pas. Cette sensation ne dure pas, elle revient par moment, mais rien de difficile. Bien sûr, je vois de plus en plus de personnes passer devant moi en mangeant, et la barquette de frites qui vient de me passer sous le nez m’a fait envie, mais comme je n’ai pas énormément faim, ça va. Je pensais que ça serait plus dur que ça, finalement non, tant mieux ! Par contre, mon corps se réchauffe plus difficilement sans nourriture et avec la fatigue, j’enfile un pull.

Il y a toujours des passants, mais ils s’arrêtent beaucoup moins, à cette heure là, ils commencent leur weekend, ils partent au restaurant, chez des amis… Ils ont encore moins envie de penser à ce que subissent les animaux que les promeneurs de l’après midi. Je profite de ce moment un peu calme pour m’allonger un peu, je sais que dans quelques heures les gens seront saouls et qu’il risque d’y avoir des moments difficiles. J’ai un peu froid alors je prends un plaid. Je me sens aussi plus en « sécurité ». Une partie de moi se dit que je ne devrais pas, je m’autorise peut être trop de confort alors que je suis là pour des animaux qui vivent des choses vraiment beaucoup plus difficiles que moi, mais l’on me dit que tomber malade n’aidera pas les animaux, que ça ne changera pas le message. Ils n’ont pas tort d’un côté. Allez, je ferme les yeux quelques minutes, mais impossible de me reposer réellement, je m’assoies et discute avec les militants présents.

Il est minuit, l’heure de l’interview pour recueillir mes impressions à la moitié de cette action. La caméra est en marche, je n’ai plus de voix c’est horrible, j’espère que ça passera quand même bien !

Une militante dont c’est l’anniversaire et qui sera présente demain vient nous rendre une visite nocturne avec sa famille, on parle, on rit, ça fait du bien un peu de mouvement ! Il est temps pour eux de rentrer se coucher, il faut se reposer avant de prendre son tour de garde tôt demain matin ! Après quelques encouragements, ils repartent.

Air Souffrance - Photo par Ludovic Sueur
Air Souffrance – Photo par Ludovic Sueur

Ça y est, c’est il est environ 2 heures du matin, les gens alcolisés déambulent dans les rues. La plupart ne restent pas longtemps, ils ne sont pas bien méchants, qu’ils soient d’accord ou non avec nous. Arrivent deux jeunes hommes, qui demandent des explications. Nous leur fournissons, et l’un d’eux m’attaque sur le fait que j’ai mon téléphone portable. Effectivement, je regardais les photos de l’action qui avaient été diffusées dans la journée. Pour lui, je textote, c’est donc facile. Comme si envoyer un message était une chose vitale, comme si l’accès à un téléphone effaçait le reste de cette action. Cette mise en avant de la technologie par rapport au reste me fait un peu peur, comme si nous en avions plus besoin pour vivre que manger. Ils deviennent un peu agressifs et je décide de ne plus leur répondre, les militants autour de la cage discutent avec eux en essayant de les faire partir, ou au moins de les calmer. L’un d’eux fait le tour de la cage et se retrouve dans mon dos. Je n’ai pas le temps de me retourner que je sens la cage pencher, il essaye de l’escalader. Les militants présents interviennent rapidement, il leur dit qu’il voulait monter pour prendre une photo à diffuser sur facebook. Les militants lui expliquent que c’est une action sérieuse, que nous ne sommes pas là pour jouer. Son acolyte refait mention du téléphone portable. Il semble que ce soit la chose qui le marque le plus, étrange. Je ne me sens pas à l’aise, je leur tourne le dos et quand ils tentent de me parler, je ne leur réponds pas. Je n’ai pas envie de communiquer avec eux, je voudrais juste qu’ils partent, qu’ils se taisent et qu’ils me laissent tranquille. Je ne peux pas me cacher, je ne peux pas partir, je peux simplement subir la situation. Pour la première fois depuis le début de l’expérience, je trouve que c’est dur. Je voudrais leur crier de partir, mais ça ne ferait qu’empirer les choses, alors je me tais. A ce moment, je pense fortement à tous ces animaux enfermés dans des zoos, dans des animaleries, qui passent leur vie sous les regards inquisiteurs des personnes qui veulent les voir. Je suis enfermée dans cette cage parce que je l’ai choisi, je comprends ce qu’il se passe et je sais que dans quelques heures, je sortirais. Et pourtant ce moment est particulièrement difficile. Les animaux captifs n’ont pas cette chance, ils ne savent pas pourquoi ils doivent vivre derrière ces vitres ou ces barreaux, et cela durera toute leur vie. Je sais que je n’oublierais jamais ce que j’ai ressenti à ce moment là, et que cela me donnera toujours l’énergie de me battre pour ceux qui n’ont pas les moyens de le faire, pour tous ces animaux que l’Homme a décidé d’enfermer, d’exploiter, pour tous ces animaux dont la vie et la liberté ont été volées.
Après plusieurs minutes de discussions, les deux hommes s’en vont. Je remercie les militants qui ont bien géré la situation, qui sait ce qu’il se serait passé sans eux ! Heureusement que j’ai une bonne équipe autour de moi !

Pour se changer les idées, nous faisons un petit atelier photo/light painting. Notre photographe se place fasse à la cage, et un militant fait des essais avec la lampe de poche d’un téléphone pour voir ce que ça donne, on sait que des artistes font de très jolies choses avec cette technique, autant essayer à notre tour ! Car nous le savons, de beaux visuels, de belles photos, ça attire les gens et ça fait parler de l’action. Après plusieurs essais nous regardons le résultat. C’est vraiment bien, surtout pour une première fois ! Je suis contente mais fatiguée, je vais essayer de dormir.

Pendant environ 2 heures, je somnole, je réussis à m’endormir mais jamais très longtemps, j’oscille entre le sommeil et des moments où je suis à moitié réveillée. Parfois j’entends des personnes qui parlent, j’entends à leur voix qu’ils sont saouls, certains s’énervent ou critiquent notre action. J’entrouvre un œil pour voir ce qu’il se passe, mais à chaque fois je décide de ne pas bouger, de faire semblant de dormir, les militants gèrent bien les choses et qui sait si ça n’échaufferait pas l’esprit des gens déjà bien énervés de me voir réveillée.

La nuit est enfin passée !

J’ouvre les yeux, il fait jour ! Je suis surprise, je ne me suis même pas rendu compte que j’avais réussi à vraiment dormir ! La rue est calme, je demande aux personnes autour comment s’est passé la nuit. Apparemment il y a eu quelques moments difficiles avec quelques personnes, heureusement aucun gros problème, malgré l’absence des forces de l’ordre. Nous avons bien vu passer une voiture de police en début de soirée, mais tard dans la nuit, les militants étaient seuls pour assurer ma sécurité. Je regarde l’heure, demande combien de temps j’ai dormi (je n’ai plus vraiment la notion du temps à ce moment là). Il est 6h, j’ai dû réellement dormir 1 heure. Je vois qu’une affiche posée devant la cage indiquant « 24h en cage contre Air France » a fait son apparition pendant mon sommeil. C’est vrai que nous n’avions pas fait de grande affiche, et il semblerait que les gens aient souvent posé la question (c’est sûr que de nuit, sans la table d’information et sans lumière, ce n’était pas forcément évident de comprendre au premier coup d’œil).

Le ciel est couvert, j’espère qu’il ne va pas pleuvoir. Dans le doute, les militants remettent la tonnelle au dessus de la cage, il n’y a plus de vent, elle ne risque plus de se tordre.

Je n’ai pas faim, mais j’ai froid, une militante va chez elle et me ramène un thé chaud, ça fait plaisir ! Les heures passent plus lentement, il faut dire qu’il y a moins d’animation. Quelques personnes passent, s’interrogent, mais ils ne s’approchent pas. J’en interpelle certains qui restent plus longtemps que les autres à me regarder. Ma voix est très enrouée, je n’arrive plus très bien à la contrôler, mais les gens discutent quand même, je ne dois pas faire aussi peur que ce que j’imagine !

Il est 9h, la table d’information revient. Et les gens s’approchent plus facilement. Mais il n’y a toujours pas affluence. La majorité des passants sont des personnes âgées, et nous regardent comme si nous étions fous ! Certains ne semblent pas savoir quoi penser, et quand les militants les abordent, ils s’en vont. C’est dingue la différence avec le vendredi après midi !

L’heure de l’ouverture de l’agence approchant, des militants se mettent à proximité de la porte d’entrée pour accueillir les employés. Malheureusement, ils les ont loupés, car à 9h30, nous voyons le rideau métallique se lever. Mais ils savent que nous sommes là, c’est le principal.

Les dernières heures sont longues. Là, c’est surtout l’envie d’aller aux toilettes qui me donne envie de sortir (j’ai des couches, je n’ai pas passé 24h sans aller aux toilettes, mais je ne leur fais pas assez confiance pour me soulager réellement, on ne sait jamais…!).

On compte les heures, les militants sont tous fatigués, encore une fois les voir tous présents me touche beaucoup.

Plus que quelques minutes…

24h, la libération !

Ça y est, il est midi ! Un militant ouvre le cadenas, soulève la porte, je me mets debout doucement (je ne me sens pas faible, et même si j’ai pu bouger mes jambes, on ne sait jamais!), tout va bien ! Les militants m’applaudissent et encore une fois, ça me gêne. Sans eux, rien n’aurait été possible. Je le leur dis, avec une voix qui ne reflète pas du tout toute la reconnaissance et le respect que j’ai pour eux.

Interview de sortie de cage pour Sauvons les Animaux. Puis, une militante me prend par la main et m’emmène en courant jusqu’aux toilettes les plus proches ! Nous revenons devant l’agence, je commence à manger, des cookies maisons délicieux, et on me ramène un sandwich aux falafels ! On commence à ranger et soudain… Un vrai déluge s’abat sur Toulouse ! Nous nous réfugions avec le matériel restant dans le hall de l’immeuble voisin, certains surveillent pendant que d’autres font les derniers allers retours.
C’est bon, tout est chargé dans les voitures et le camion, nous quittons les lieux.

Retour sur les 24h

Voilà, je suis chez moi. Est ce que cela a été dur ? Par moment, oui. Mais ce n’est rien comparé à ce que vivent quotidiennement les animaux, partout dans le monde. Pendant que j’ai passé 24h dans cette cage, 2 160 000 innocents sont morts dans des laboratoires de vivisection, au nom d’une science sans conscience, sans éthique, qui ne voit que par le fric.

Des gens se sont inquiétés pour moi. Des gens ont dit qu’il fallait me libérer. D’autres insistaient pour me donner à manger. Pourquoi, alors que j’ai moi même fait le choix de rentrer dans cette cage, et de ne pas manger, des inconnus se sont senti si concernés par mon bien être ? Et surtout, pourquoi ne se sentent-ils pas concernés par la souffrance des animaux ? Si c’est parce qu’ils ne savent pas, alors nous les informerons. Si c’est parce qu’ils ne les voient pas, alors nous leur montrerons. Si c’est parce qu’ils se croient dans leur bon droit et estiment pouvoir asservir ceux qu’ils voient comme inférieurs, alors nous lutterons.

Tout ce que j’espère, c’est que ces 24h auront permis à Air France de comprendre que nous ne lâcherons rien, et qu’ils doivent arrêter ce business de la torture. Que les potentiels clients d’Air France se remémoreront les images, les discours, et qu’ils choisiront une autre compagnie lors de leurs prochains déplacements. Et que les gens ont pris conscience que la vivisection est une barbarie inutile.

Pour plus d’informations :
le site de la campagne Air Souffrance : www.airsouffrance.fr
le site de la Coalition Anti Vivisection : cav.asso.fr
le site de l’association Pro Anima : www.proanima.fr
le site d’Antidote Europe : antidote-europe.org

Je tiens à remercier tous les militants de leur présence et de leur soutien, sans vous rien n’aurait été possible. Merci à Sauvons les Animaux, qui a fait le voyage depuis Paris, merci de m’avoir tenu compagnie tout au long de ces 24h, sans le savoir tu as rendu cette expérience plus facile, merci à Élodie pour les discours, ton humour, ton thé et tout le reste, merci à Colin pour cette collecte de signatures sans précédent, merci à Clémence pour le camion, merci à Hannah, Elizabeth et Ian King pour le soutien nocturne, et matinal aussi pour Hannah (l’année prochaine, je serai dehors pour fêter ton anniversaire 😉 ), merci à Ludo pour les supers photos et ta présence avec Blandine, merci à tout ceux qui m’ont protégée toute la nuit, merci à ceux que je n’ai pas cité, pour tout ce que vous avez fait pour ceux qui souffrent chaque jour à cause de la connerie et de l’arrogance humaine. Et un merci particulier à Vincent qui m’a soutenu depuis le début, qui me soutient tous les jours dans ce combat, et grâce à qui les choses sont un peu moins lourdes à porter.

Pour eux, ne lâchons rien. Jusqu’à ce que toutes les cages soient vides.

Camille pour Air Souffrance Toulouse

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien, grand fan de Morrissey, et actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement d'images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.
  • waw

    Bravo! Les animaux ont besoin de militants courageux et déterminés comme toi! je me demande si Air France se sent responsable, même un tout petit peu, des souffrances que tu as endurées.

  • kindy

    Bravo à Camille et aux autres militants !

  • seve

    très bel article, et belle initiative. SAcré courage!

  • Lijuan Tabary

    Bravo à Camille (pour ton courage et ton joli cœur) !!!
    Bravo à toute la équipe (pour votre bon travail) !!! Merci de parler à la
    place des animaux , merci pour votre compassion pour les animaux. Vous êtes
    Saints !!! Dieux vous protège !

  • Vita Nonyme

    Bravo à tous … Lire ce récit m’a mis les larmes aux yeux, vous êtes formidables.

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