Coup de blues chez les éleveurs

Un article du Monde en ligne, caustique et bien écrit, consacré à la visite attendue de François Hollande au salon de l’agriculture, indique ceci :

La publication, en décembre 2012, par le ministère de l’agriculture, des revenus moyens d’un exploitant agricole selon son secteur d’activité, a jeté une lumière crue sur la situation. Céréaliers et betteraviers caracolent en tête, avec un record historique compris entre 72 000 et 80 000 euros en 2012. Quand les éleveurs d’ovins et de bovins ferment la marche à 15 000 euros. Rarement, le différentiel aura été aussi marqué.

En résumé, seuls les producteurs de viande ou de lait connaîtraient une réelle crise des revenus. Leur temps de travail, dit l’article, serait par contre bien supérieur à celui des producteurs céréaliers.

On peut alors considérer avec une réelle objectivité que si la France devenait végane, cela permettrait la reconversion de tous les éleveurs en céréaliers ou maraîchers, et permettrait effectivement de les aider !

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore la littérature et la bande dessinée. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.
  • mamapasta

    si la France devient végane, on aura surtout une amélioration stupéfiante de notre déficit extérieur, car nous importons des tonnages monstrueux de proteines végétales ( 45% du besoin total est importé )pour nourrir les animaux destinés à la consommation et de farines de poissons pour élever les poissons..Mais en plus les surfaces de culture dégagées (celles correspondant aux cultures dédiées au bétail sur le sol français) pourront servir à nourrir les humains ET à produire des plantes utiles ( chanvre pour l’isolation des batiments, miscanthus pour la production d’énergie..) reste à savoir ce qu’on fera des prairies non cultivables ?? ( prés salés /alpages)

    • vegan95

      mamapasta:Entièrement d’accord avec vous. Pour précision, les prairies cultivables redeviendront naturellement des forêts en 30 ans sur les plaines, pour le grand bonheur des écosystèmes. Le mythe de la prairie qui participe à l’écosystème n’est qu’un mensonge d’éleveur: la prairie n’est rien d’autre qu’un blocage au développement de la végétation. Les forêts sont les espaces les plus riches en biodiversité sur les terres émergées.(je répliquais déjà à Mik sur ce sujet ici:http://www.vegactu.com/actualite/fervente-protectrice-de-la-viande-merci-de-ta-betise-3367/ ). Les alpages redeviendront des espaces naturels sauvages.
      Si la France devient végane, nous avons tout à y gagner.

  • vegan95

    espérons que l’Europe va réduire sa politique d’aide financière aux éleveurs, soutenus artificiellement par l’argent du contribuable. Au delà de considérer les animaux comme de vulgaires marchandises d’abattoir, les éleveurs sont d’énormes pollueurs des sols, des nappes phréatiques, des rivières, du littoral. Ils sont clients des destructeurs des forêts tropicales. La très grande majorité des éleveurs se comportent ainsi. Les rares éleveurs « bio » aiment les animaux, mais surtout pour les mettre à vendre en petits morceaux chez le boucher!…

    Vivement qu’ils deviennent des maraîchers; tous les éleveurs savent gérer un jardin de légumes et planter des arbres fruitiers, ou en ont au moins de bonnes notions; pourquoi ne pas persévérer dans ce but? Ce serait tellement plus positif.

    • mamapasta

      les éleveurs  » hors sol » c’est dire ceux qui élèvent des animaux en stabulation sans produire les aliments pour les nourrir n’ont pas de terres cultivables……ils ne deviendront surement pas maraichers…..( les cultivateurs de maïs pour le bétail sont aussi des destructeurs de nappe phréatique et des assècheurs des zone humides naturelles ou se troue une bio diversité importante)

      • liligondawa

        A mon avis, ce n’est pas tout-à-fait comme ça que ça marche ! Si la France devenait végane, quand ces éleveurs hors sol partiraient à la retraite, ils ne seraient pas remplacés. Et davantage de gens deviendraient céréaliers et maraîchers.

        Quand la machine à écrire, le minitel etc ont disparu, on n’a pas pleuré sur leur sol, la régulation vers d’autres métiers s’est faite tout naturellement. Il y a des évolutions des métiers en permanence dans la société, qu’ils disparaissent ou non, et des glissements de population d’un métier à un autre, d’un secteur à un autre. A moyen et long terme bien sûr, pas du jour au lendemain !

        Quand un secteur est détruit, ça en crée un autre : si la France devenait végane et que les éleveurs disparaissaient, tout un marché commercial de plats préparés végans qui n’existe pas aujourd’hui se créerait par nécessité, et ferait apparaître de très nombreux emplois.

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