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En Allemagne, le véganisme en forte hausse

En Allemagne, le véganisme en forte hausse

Le journal Le Monde en ligne traite du véganisme en Allemagne.

L’article commence bien : gros plan sur Veganz, une récente chaîne allemande de supermarchés végans, qui « ne connaît pas la crise », « où se pressaient des centaines de personnes le jour de l’ouverture »  ; avec une description de « son rayon « viandes, saucisses et poissons », entièrement à base de produits végétaux » parmi lesquels « des schnitzels (une escalope panée) à base de protéine de blé, qui ressemblent à s’y méprendre à de la viande ».

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Les fameux simili-schnitzels

Quelques chiffres :

  • On dénombre en Allemagne près de sept millions de végétariens.
  • Le pays compte environ 700 000 végans. Un végan pour dix végétariens, en somme.
  • Le nombre de végans allemands augmente de 20 à 30 % par an.

Hélas, trois fois hélas, même dans un article expliquant que les gens se dirigent vers le végétalisme, le journaliste ne peut y croire. Et l’article de gloser sur les additifs présents dans les simili-carnés, les traces d’OGM potentielles… Avant de conclure sur cette perle :

« Le salut pour les gourmets végans viendra peut-être de la viande in vitro, fabriquée à partir de cellules d’animaux, sur laquelle travaillent des scientifiques dans le monde entier. »

(Je serais ravie et satisfaite, pour que cesse la souffrance animale, que l’humanité se mette à se nourrir de viande cultivée in vitro. Mais je n’y toucherais pas personnellement. Au-delà du fait que je me sens bien en ne consommant aucune chair, les bénéfices santé d’un régime végé ne sont plus à démontrer depuis des décennies.)

Je suis toujours sidérée de voir à quel point les articles qui traitent de végétarisme ou végétalisme ont toujours une conclusion de parti pris où l’auteur, pris d’une panique soudaine à l’idée de se passer de viande, cesse de décrire et se met subitement à freiner des quatre fers en invoquant toutes les raisons qui lui traversent l’esprit.

A propos de Lili Gondawa

Professeur des écoles à Toulouse, j'adore la littérature et la bande dessinée. Je milite auprès d'Animal Amnistie, association toulousaine en faveur des droits des animaux.