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« Entrée du personnel », documentaire sur les travailleurs en abattoir

« Entrée du personnel », documentaire sur les travailleurs en abattoir

Grand Prix au Festival International du Documentaire de Marseille – Prix du Public au Festival « Filmer le Travail » – Prix du meilleur moyen-métrage Cinémambiente – Mention spéciale du Jury au Festival de Linz

Ce film (d’une durée d’1h) raconte la vie des ouvriers dans l’une des grandes usines à viande du Nord-Ouest de la France. Ces ouvriers ont un destin commun : le travail les a usés, moralement et physiquement.

Voici un résumé  de ce documentaire écrit par les cinémas indépendants (et engagés) Utopia :

On voit fonctionner de l’intérieur une énorme usine qui tue les bêtes et broie les humains : « L’abattoir est loin de tout, tout au bout de la zone industrielle. Au début, on pense qu’on ne va pas rester. Mais on change seulement de poste, de service. On veut une vie normale. Une maison a été achetée, des enfants sont nés. On s’obstine, on s’arc-boute. On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps. On tient quand même jusqu’au jour où on ne tient plus… »

Manuela Fresil [la réalisatrice] construit son film à partir de récits de vies des salariés et de scènes tournées dans les grands abattoirs industriels. Elle capte un rythme, elle capte les vies, elle mêle les paroles des hommes et des femmes avec les images des travailleurs en action. Des images fascinantes par la répétition robotique des gestes à des vitesses qui semblent irréelles. Dès les premières séquences, on voit des ouvrières se saisir des poulets encore et encore, les ficeler, les empaqueter, les étiqueter à un rythme infernal que n’aurait pas imaginé Charlie Chaplin quand il tournait ses Temps modernes.

Manuela Fresil ne montre pas la souffrance animale, mais son effet autant psychologique que physique sur les hommes et les femmes dont le rôle est de donner la mort. Coïncidence, transfert ? Les douleurs professionnelles sont parfois localisées chez l’ouvrier à l’endroit où les animaux sont découpés. Il y a les conséquences des terribles cadences sur les corps, les gestes répétitifs qui vous obsèdent même la nuit, l’impossible détente : augmenter les cadences toujours, fournir toujours plus sous la pression du marché et de la production à bas coût… Tout est dit dans ce film de la « modernisation nécessaire » de la société dont on nous rebat les oreilles.

Bande-annonce 1 :

Bande-annonce 2 :

A propos de Lili Gondawa

Professeur des écoles à Toulouse, j'adore la littérature et la bande dessinée. Je milite auprès d'Animal Amnistie, association toulousaine en faveur des droits des animaux.
  • Mélanie

    On peut le voir ou ce film?

    • http://www.vegactu.com/ nicolaï

      Il passe à l’Utopia de Tournefeuille en avant-première le 25 avril 2013 à 20h. Sinon je pense que quand il sera sorti sur Allociné il y aurait ces informations

      • Mélanie

        D’accord merci pour la réponse :)

  • http://twitter.com/jessica_windels Jessica

    Ce documentaire a l’air vraiment intéressant et très bien fait.
    Même si la souffrance animale n’y est pas présente directement, elle est suggérée par le nombre impressionnant d’animaux morts qui défilent…

    • liligondawa

      Oui, c’est parfois pas mal de suggérer la souffrance animale sans la montrer en frontal (car là on nous taxe d’être manipulateurs et de sélectionner les images choquantes pour culpabiliser les honnêtes gens).

  • monicaparis

    c’est horrible la vie des salariés dans cet abattoir … à dénoncer mais comment faire changer les choses car les cadences sont folles à cause de la concurrence…………

    • liligondawa

      Pour contribuer à faire changer les choses, ‘faut devenir végan !

  • monicaparis

    le film passe à saint-michel à paris

    • liligondawa

      Merci !

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