Abeille miel

Pourquoi arrêter le miel ? L’argument écologique

Suite à notre article « 3 raisons de ne pas manger de miel » , qui a suscité un grand débat dans les commentaires, nous allons préciser le point 3 de notre argumentaire, c’est-à-dire de la sur-représentation des abeilles domestiques à miel par rapport aux abeilles sauvages et autres pollinisateurs.

Nous allons étayer notre point de vue par l’article de Guillaume Lemoine (disponible ici), un  ingénieur écologue du service espaces naturels sensibles. Son point de vue est donc très important, il n’est pas à la solde d’un quelconque lobby, et il est expert dans ce domaine.

Abeille miel

L’abeille domestique, une espèce artificiellement introduite et maintenue

L’Abeille domestique dont les sous-espèces utilisées en apiculture sont souvent allochtones et constamment améliorées, bénéficie de pratiques apicoles comme tout autre animal domestique d’élevage. Ces pratiques sont le témoin d’un intérêt d’abord économique et des difficultés que rencontrent ces sous-espèces à se maintenir sans un perpétuel soutien.

La compétition avec les abeilles indigènes pour des ressources qui se raréfient

Les effets de la présence de sous-espèces exogènes en très grand nombre dans nos écosystèmes et a fortiori dans les écosystèmes patrimoniaux reste encore à analyser, mais il est probable que les Abeilles domestiques actuellement utilisées par les apiculteurs entrent en compétition avec les abeilles sauvages pour l’accès à des ressources qui se raréfient. La flore en place bénéficiait déjà d’une communauté de pollinisateurs sauvages et adaptés ayant su assurer son maintien avant l’introduction massive  d’Abeilles domestiques améliorées.

Les problématiques écologiques en espaces urbains ou protégés

En espaces urbains, sous couvert de favoriser la biodiversité, notamment celle des villes, les projets qui se mettent en place relèvent malheureusement plus d’opérations de communication d’entreprises et de collectivités, ou de marketing territorial que de la protection de la nature. Il n’y a pas de réels objectifs identifiés, à part la production de miel en secteurs favorables. De plus, les apiculteurs risquent d’introduire de la biodiversité négative dans ces espaces par leurs pratiques pouvant favoriser la présence d’espèces végétales très appréciées par les abeilles mais souvent exotiques ou invasives.

Dans les espaces protégés, la présence de ruchers, préconisée par certains gestionnaires, peut également être soumise à questionnement.

Le problème du partage des niches écologiques avec les autres pollinisateurs

Une espèce de bourdon (Bombus cullumanus) a d’ailleurs disparu de l’île d’Öland (Suède) suite au développement de l’apiculture.

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien, grand fan de Morrissey, et actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement d'images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.
  • Bonjour,

    La lecture de vos deux articles sur le miel m’ont laissé perplexe. Je suis donc allé me renseigner et je ne pense pas que cette logique soit la meilleure. La consommation de miel (comme tout autre produit) peut être bénéfique si le mode de production est « durable » et éthique. Le fait de ne plus manger de miel parce que c’est mal produit reviendrait à ne plus consommer beaucoup d’aliments (y compris vegan). PPour plus d’information sur les actions concernant la sauvegarde de la biodiversité et des abeilles sauvages, je vous conseil de consulter ce site (http://www.urbanbees.eu/) qui est très bien documenté et prouve que des moyens sont possibles.

    Cordialement,

    Charlie

    • nicocas

      Bonjour Charlie,
      merci pour tes renseignements. Mais comment veux-tu que 300 000 abeilles qu’on dépose du jour au lendemain dans un endroit qui ne leur appartient pas (où elles sont donc exogènes) ne nuisent pas à la biodiversité? L’exemple du Bourdon sur l’île d’Öland est frappant.
      Après comme on disait vaut mieux du bio que pas du bio, des petites explotations que des grandes. Mais vu la consommation importante de miel, ce modèle (petit producteur bio respectueux) n’est pas transposable à grande échelle. Pour l’agriculture, on peut cultiver plusieurs espèces en un même lieu (ce qu’on appelle des cultures associées) donc l’impact environnemental n’est en rien comparable.

      • J’entends bien ce que vous dites et certaines espèces domestiques sont très proches des abeilles locales et ont subi très peu de sélection génétique. En revanche les abeilles sauvages se nourrissent de certaines plantes que laissent de coté les abeilles domestiques. Pour moi il est plus utile de trouver un juste équilibre entre les deux. Cela passe nécessairement par une baisse de la consommation (grâce à une augmentation du prix entre autre). Stopper la consommation plutôt que la modifier reviendrait à stopper la production de céréales plutôt que de la modifier. La monoculture (ou pour les abeilles l’utilisation d’une seule espèce) est négative dans tout les cas. Quant à l’agriculture associée ou l’agroforesterie, la biodynamie ect elle reste malheureusement très rare. Ce n’est pas pour autant que l’on abandonne la bio.

        • Nous sommes d’accord sur pas mal de points, mine de rien ! Quand tu parles de la nécessité de moins de sélection génétique, d’une production plus raisonnée et mesurée, nous sommes d’accord sur ceci : l’homme doit minimiser son impact sur la biodiversité !

          • bad bic

             » biodiversité negative  » je vois dans l’article …ç’est un non sens

            nicolaï, mettez ça dans un devoir d’écologie, ça fait un bon zéro
            commencez par réviser vos définitions : biodiversité =
            diversité des habitats
            diversité spécifique (des espèces)
            diversité génétique

            l’abeille joue un grand rôle pour polliniser les cultures qui vous permettent de bouffer.
            les herbivores favorisent la présence de nombreuses plantes par le pâturage

            et les croisements ont augmenté considérablement la diversité génétique des chiens, qui descendent du loup

            et l’homme a favorisé dans énormément de cas la biodiversité .

            arrêtez de vous extraire de la nature, regardez votre main, vous êtes intégrés a la chaine, qu’on dise « c’est pas naturel » en regardant un paysage modifié par l’homme ça veut dire quoi ? que pense le cheval quand il regarde la prairie qu’il vient de pâturer ? que l’herbe devrait être haute et du coup c’est pas naturel ?

            votre pensée vegan est schizophrénique sur certains points. il faut faire des choix . déjà qu’est ce que vous faites sur internet ça consomme énormément d’énergie tous ces serveurs de google !! .

          • Il s’agit d’un rapport d’un écologue mon cher, et non de mes mots.
            Difficile de parler aux gens quand ils ne peuvent même pas comprendre qui a écrit, surtout que l’article est clair du début à la fin, ce ne sont que des citations d’un rapport…
            no comment !

          • Déjà dire Vegan = schizophrénique, ça en dit long sur ta pensée.

      • ed

        bonjour ,
        le cahier des charge pour le miel bio permet « Exemple de produits autorisés : le « thermopeint » » ce qui n est pas trep bio

        http://www.ecocert.fr/sites/www.ecocert.fr/files/ID-SC-195-GUIDE-PRATIQUE-APICULTURE-16.06.11.pdf

        l utilisation du cahier des charge de demeter et beaucoup plus restrictif et je pense ce raproche plus d une philosophie du respect de toute forme de vie.

        je voulai dire que le bio et partiellement une arnaque par exemple les pommes bio italienne ne respecte pas les meme regle qu en france.
        merci pour droit de reponse dsl pour l orthographe

  • Irène Courtin

    Il est indéniable qu’introduire de manière massive des espèces domestiques issues de croisement ne peut être que négatif pour la biodiversité. Cependant, j’ai bien lu l’article que vous aviez posté initialement (http://www.afie.net/spip.php?article407) et sur lequel se base vos propres articles. Il me semble que ce rapport incite davantage à un principe de précaution, c’est à dire ne pas introduire de façon massive de nouvelles abeilles notamment dans les zones les plus sauvages, et mener des actions de sauvegarde des abeilles dites solitaires (sauvages). Il ne s’agit donc pas de proscrire de manière absolue la production et la consommation de miel, mais bien de prendre conscience de l’impact de cette consommation. Celle ci ne doit pas être prise seulement comme un fait (« la consommation est très importante »), elle peut aussi être modifiée, rien ne nous oblige à manger du miel tous les jours, et un consommateur peut être responsable dans ses choix, tout comme un apiculteur peut l’être a fortiori. Pour conclure, les méfaits de la production de miel à grande échelle sont connus mais est ce que pour autant stopper net la production de miel est la solution miracle ? N’y a t il aucun moyen de compenser cette concurrence de l’abeille domestiquée en favorisant la présence de l’abeille sauvage dans certaines zones ? Voilà des pistes qui mériteraient d’être étudiées pour enrichir le débat et ne pas le limiter à une diabolisation d’un produit et de ceux qui contribuent à sa production.

    • Pour nous, en tant que végans, dès lors que l’on peut se passer d’une exploitation animale (même si dans le cas d’une production bio et raisonnable de miel, l’exploitation peut être faible), on doit essayer de s’en passer. Je comprends qu’en tant que non végan, tu parles de réduire là où nous parlons de stopper !

      • Je n’étais pas contre votre article je voulais juste approfondir le sujet. Je me suis fais un avis sur la consommation de miel grâce à votre article. Concernant le reste je suis et j’étais effectivement d’accord avec vous.

  • Daydé

    « IL FAUT MANGER DU MIEL ET FAIRE VIVRE LES APICULTEURS DEVENUS ESSENTIELS AUJOURD’HUI A LA SURVI DES ABEILLES ET DONC A LA SURVIE DE L’HOMME » Automatiquement, lors du butinage, les abeilles vont ramasser non seulement le nectar sucré produit par les glandes particulières de la fleur mais aussi le pollen. Elles en forment une boule fixée sur leurs pattes postérieures, qu’elles vont rapporter à la ruche ; ce pollen sera en quelque sorte la nourriture des abeilles. Au cours de ces allées et venues, l’abeille transportera forcément le pollen d’une plante vers le pistil d’une autre plante. C’est ainsi que se fait la pollinisation croisée, que la plante apprécie exclusivement.
    Si les abeilles venaient à disparaître, ou à diminuer fortement, seuls le vent ou quelques autres insectes, bien moins efficaces, pourraient chasser le pollen des étamines vers le pistil afin d’y germer et ainsi permettre le développement des fruits et des graines.
    Cela équivaudrait à un désastre (une baisse estimée de 66% de fruits en moins) tant le rendement des abeilles semble supérieur à tout autre dans ce domaine. En résumé, s’il n’y a plus d’abeille, les fruits disparaîtront également peu à peu.
    Le texte dit « Dans certains cas, les colonies d’abeilles domestiques sont détruites après la récolte, car l’importation au printemps de nouvelles colonies reviendra moins cher à l’apiculteur que de s’en occuper durant l’hiver. » C’est totalement faux ! Il serait bien de préciser que ce sont des firmes américaines et non de PETITES EXPLOITATIONS FRANCAISES D’APICULTEURS, ces firmes chargent sur leurs camions des millions d’abeilles pollinisants des départements d’amandiers affaiblissants les abeilles par un manque de diversité alimentaire. De plus, l’apiculteur extrait le miel uniquement de la hausse et non pas de la ruche entière!
    « Certains producteurs de miel plus respectueux que les autres s’assurent de laisser à leurs abeille un minimum de miel pour passer l’hiver, néanmoins dans tous les cas le miel prélevé est remplacé par du simple sirop de glucose » Merci de ne pas mettre tous les oeufs dans le même paniers là vous parlez de grandes firmes américaines et chinoises il serait plus judicieux de parler des petits apiculteurs qui ont entre 200 et 400 ruches soucieux du bien être de leurs abeilles. Cette exploitation est utile pour notre survie, notre santé (un grand chirurgien a prouvé que le propolis guérissait deux fois plus vite une plaie qu’un antibiotique acheté en phramacie) et biensur notre ecosystème…

    • nicocas

      Je vous copie-colle la réponse à votre même copié-collé sur l’autre sujet sur le miel :
       » là vous parlez de grandes firmes américaines et chinoises il serait plus judicieux de parler des petits apiculteurs  »
      > On est donc d’accord sur 99% du problème car oui, le miel bio de petits apiculteurs ne représente strictement rien à l’échelle mondiale.

      « l’abeille transportera forcément le pollen d’une plante vers le pistil d’une autre plante »
      > Si on ne mange plus de miel il n’y aura plus d’abeilles ?
      Abeilles = plus de 20.000 espèces sauvages. Sans compter que même les abeilles domestiques n’ont pas besoin de l’apiculture pour survivre…

  • Merci de vos réponses vous avez répondu à mes interrogations. 🙂

  • YamaTengu

    Re-bonjour cher vegan rédacteur/trice.
    Suite au débat précédent nous étions restés sur nos positions respectives et nous revoilà sur le miel…je ne reviendrai pas sur mon point de vue, mais étant donné que nous parlons argumentaire en lien avec l’écologie…
    L’exemple de la pollinisation des amandiers et le massacre d’abeille qui vient avec, est à propos….
    En effet, ces amandiers servent notamment à faire le lait d’amande, si cher aux grano/vegan de chez moi, et il sert d’alternative idéale au lait d’origine animale… en plus il est étiqueté bio etc…Alors c’est vrai qu’on dévie un peu du sujet initial, mais ce que est appréciable aussi c’est d’avoir des alternatives face aux produits à bannir…tout en sachant remettre en question ceux-ci…
    En parlez vous ? Parce que j’ai le sentiment qu’il y diabolisation de certains produits (ici le miel)à tort ou à raison selon mon point de vue, en oubliant parfois que certaines alternatives ne sont pas forcément bénéfiques, écologiquement, socialement, éthiquement…On pourrait en rajouter sur désastre lié au soja et sur les érablières comme je le soulignais précédemment.

    En tout cas, être vegan n’est pas simple, et il est difficile dans notre société actuelle d’abolir toutes les formes d’oppression que nous subissons en trouvant des alternatives, en ne restant que dans la sphère de l’alimentation et face aux géants de l’agro- industrie.

    • liligondawa

      Peux-tu nous expliquer pourquoi polliniser les amandiers implique le massacre des abeilles ? Bien que je ne voie absolument pas le rapport entre amande et sirops végétaux.

      • YamaTengu

        Bien sur…
        L’amandier necessite une régie de culture particuliere pour etre productif et montre des difficultés a etre pollinisés. Pour la floraison, la Californie et ses amanderaies (60-80% de la prod mondiale d’amande) importe, loue, achete des ruches de l’ensemble du continent Américain pour donner un boost a la pollinisation et donc a la fructification. C’est dans ce contexte qu’il y a assassinat de reine, destruction de ruches, etc…Dans ces exploitations l’abeille est un outil de production ephemere, leur survie n’est pas dans le cahier des charges…
        Pour ce qui est des sirops végétaux, et particulierement le sirop d’érable, je soulignais juste que c’est une alternative discutable d’un point de vue éco/biodiversité, mais sans rapport avec les abeilles cette fois ci…vous le proposiez comme alternative au miel…comme je remet en cause le sirop d’agave qui doit avoir un lourd bilan carbone pour arriver dans ma cuisine…

        • Voilà le problème de l’agriculture intensive. Il y a du lait d’amandes origine France, et bio. Le problème des amandiers californiens est intéressant, car bien des gens doivent acheter du miel d’amandiers! Au final on se rejoint sur l’exploitation des abeilles qui est scandaleuse.
          On fait pas la promo/la critique du lait d’amandes. Pour ce qui de la taxe carbone du sirop d’agave, on en trouve du français (oui ça pousse dans le sud de la France).

  • Anna

    Merci pour cet article. j’ avais déjà regardé ces sources suite à votre réponse lors du premier article. Je pense que les commentaires exposent bien la différence de points de vue entre l’ écologiste qui ne voit un problème que dans l’ exploitation massive de la production de miel quand le végane y verra un problème dès lors qu’il y a exploitation animale. Là s’ arrête le débat: les deux réflexions sont toutes deux pertinentes. Reste que la VERITABLE CAUSE de la disparition des espèces d’ abeilles est LARGEMENT la conséquence honteuse d’une utilisation intensive de pesticides et de monocultures que d’une compétition avec les abeilles domestiques. Je trouve que vos articles pourraient laisser supposer le contraire:) Enfin, c’est juste un sentiment.
    Une autre source intéressante: un numéro de l’ Ecologiste sur le sujet. Il faudrait refaire une recherche sur leur site mais le dossier était clair!:)

  • Cabane de Tellus

    Un détail crucial a été oublié : L’abeille dite « domestique » (Apis mellifera) est également un animal SAUVAGE. Son surnom de domestique laisse à penser qu’elle ne vit qu’en présence de l’homme, c’est FAUX. L’abeille mellifère est un insecte qui a été domestiqué mais elle reste autonome. Il existe également des colonies naturelles, et n’importe quelle ruche peut former un essaim qui échappera à l’apiculteur et recommencera à vivre à l’état sauvage.
    Ce qui rend ces colonies sauvages rares c’est avant tout le fait que nos paysages sont devenue homogènes et pauvres, défavorables à l’établissement des colonies (l’absence de site de nidification est l’un des problème majeur, tout comme la pauvreté floristiques des zones agricoles).
    Le problème est l’utilisation de sous-espèce non adaptée au climat. Cette pratique nuit tout aussi bien a l’abeille mellifère locale qui est aussi un animal sauvage.
    Pourquoi ne parlez vous pas du vrai problème ? celui de la simplification des paysages?

  • Cabane de Tellus

    Et le fait qu’il y est de moins moins d’abeilles et de ruches depuis les année 1990, ça ne vous fait pas réfléchir? Si l’abeille mellifère est en net déclin, cela devrait favoriser les autres apidés (bourdons, osmies, Eriades, Megachiles, xylocopes et autres) si l’on s’en tiens à cette logique.

    Or NON, les abeilles solitaires et les bourdons sont aussi en déclin. Preuve que ce n’est pas l’abeille mellifère la cause de cette régression, c’est la fautes à divers facteurs uniquement liés à l’homme : urbanisation galopante, appauvrissement floristique, disparitions des sites de nidification, généralisation des insecticides…

    Je tiens à vous rappeler que durant ce temps les « grands méchants apiculteurs » manifestent depuis des année pour une pratique de l’agriculture plus respectueuse de leurs abeilles, avec notamment l’abolition des insecticides néonicotinoïdes.

    • Ah? Première nouvelle, si on balance des pesticides ça devrait tuer que les abeilles mellifères alors? et non pas toutes les abeilles? Comment ça? Et le clippage c’est inventé de toute pièce aussi ? Et ça ne vous dérange pas d’aller à l’encontre d’un écologue spécialisé dans ce domaine? Si vous n’êtes pas d’accord avec lui, je vous conseille plutôt de le contacter, vu que c’est son travail.

      • Cabane de Tellus

        Je n’ai jamais dit que seule les abeilles mellifères étaient atteintes par les pesticides. Tous les pollinisateurs le sont. Ils sont en déclin par ailleurs, y compris l’abeille mellifère, preuve que ce n’est pas elle la responsable. C’est notre gestion du paysage qui est surtout impliquée.

        Je n’ai pas dit non plus que le clippage n’existait pas, mais il n’est pas souvent utilisé pour plusieurs raisons, l’une de ces raisons est que les ouvrières peuvent refuser une reine ainsi estropiée et l’éjecter de la ruche. (ça dépend du caractère de la colonie, certaines étant bien plus vindicatives que d’autres). A l’inverse il existe des clippage « naturels », la reine se brise les ailles à force de passer d’une alvéoles au une autre. C’est même souvent le cas passé 2-3 ans de vie.

        Cela ne me dérange pas d’aller à l’encontre d’un scientifique, la science n’est pas un dogme et doit rester ouverte à la critique et la discussion n’est-ce pas? Je peux vous dire par exemple que de nombreuses abeilles solitaires cohabitent avec mes ruches, certaine niches à même les boiseries des ruches ! Car ce qui importe n’est pas l’espèce en elle-même, mais l’équilibre entre la quantité d’individus et la diversité floristiques.

        Pour la même raison, un élevage d’osmie (une abeilles solitaire que l’on peut accueillir dans des nichoirs) causera une diminution de la biodiversité localement si elle sont trop nombreuse à un endroit.

  • Mick

    Bon, comme c’est un peu n’importe quoi précisons une chose en image : l’abeille mellifère (Apis mellifera) est une abeille « sauvage ». L’impact négatif sur les autres abeilles est sans doute une mauvaise traduction de l’américain (là bas effectivement l’abeille mellifère n’est pas du tout indigène).
    « Des analyses ADN révèlent qu’Apis Mellifera Mellifera ( l’abeille noire) se sépare donc des autres sous-espèces d’abeilles entre -1 Ma et -500.000 ans, mais qu’elle vie tout de même en bordure sud de l’Europe et survie là aux glaciations jusque vers la fin du Pléistocène. »
    preuve en image :

    • Nathalie Leo

      L’étude de Lemoine à laquelle Nicolaï fait référence ne dit pas le contraire. L’avez vous lue ?

  • Sergio

    Je suis outré, comme d’habitude, par le raisonnement qui consiste à trouver coûte que coûte des arguments permettant de justifier une théorie admise comme postulat sans avoir cherché finalement à la remettre en cause. « Comme le miel provient d’une exploitation animale : il est forcément mauvais »…ce qui conduit à des démonstrations comme on voit plus haut : impact de l’exploitation des abeilles, etc…Bref, un grand foutage de gueule, du n’importe quoi, comme d’habitude…Quant aux trois arguments « pour ne pas manger de miel » : n’importe quel écologiste arrive à les descendre en moins de trois minutes. Bref, si être végan c’est finalement se donner une identité, partager un combat, une idéologie, etc…je conseillerai plutôt d’aller vers une religion comme le boudhisme, ou l’on peut suivre une voie idéologique identitaire, mais au moins sans raconter de conneries.
    Sergio, Apiculteur éco responsable.

    • Selon toi, un écologue n’a aucune légitimité, c’est du beau !

      • Cabane de Tellus

        NicolaÏ, je suis désolé tu as un peu interprété cette étude : l’auteur ne dit pas que Apis mellifera est nuisible à la biodiversité (je te rappel que c’est un animal que l’on peut aussi considérer comme sauvage et spontané partout en Europe), mais que l’introduction d’écotype non indigène provoquait d’importants déséquilibre.

        De plus, un écologue est une personne ayant un diplôme d’écologie, c’est à dire que ce n’est pas forcément quelqu’un qui fait autorité dans son domaine, d’ailleurs cette étude n’est pas officiellement publiée (non soumise aux rewievers, donc non reconnue dans la communauté Scientifique). Je suis moi aussi ingénieur d’étude et je peux te garantir que son étude est intéressante mais comporte bien trop de points contestables (et trop peu de citations) pour être officiellement reconnues.

  • Pingback: Le miel et les vegans, une histoire terminée… | Animaveg()

  • En racontant de telles inepties vous perdez toute crédibilité ! Il vous reste les moutons.

  • Pascal S

    Les insectes disparessent à cause des abeilles « domestiques » et non à cause des pesticides et de la perte de biodiversité végétale : la belle affaire !!!
    Encore une rumeur du lobby des fabricants de pesticide et de l’agriculture industrielle.
    Ils n’y sont pour rien, c’est les vilains apiculteurs qui par ailleurs en veulent à nos bénéfices.

  • Patrick A. Lange

    Moi je suis pragmatique.
    Dans les années 60, ma mère avait du mal à trouver – et nous offrir – un pot de miel chez l’épicier qu’elle nous donnaient à la cuillère chaque matin pour renforcer notre immunité.

    Depuis, du miel de toute floraison et des boutiques en pagaille dédié rien qu’au miel.

    Pour info, il n’y a pas que les abeilles qui sont pollinisatrices horticoles, nous ne devront donc pas mourir de faim avant bien longtemps si l’abeille domestique vient à disparaître.

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