Jane Goodall Nous sommes ce que nous mangeons

Le livre qui m’a rendue végétarienne

Quand j’ai lu ce livre j’étais déjà presque végétarienne, sans l’avoir réfléchi du tout. Simplement, la viande m’attirait de moins en moins, ensuite le poisson a suivi le même chemin. L’idée qu’il avait fallu tuer un être vivant pour fournir mon repas me dérangeait. Mais je ne connaissais aucun végétarien, je ne savais pas si le végétalisme était viable, et tout ça était très confus pour moi.

Jane Goodall Nous sommes ce que nous mangeons

J’ai acheté « Nous sommes ce que nous mangeons » parce que Jane Goodall, la dame aux chimpanzés, m’intéressait beaucoup. Parce qu’elle est primatologue, anthropologue, parce qu’elle a une vie passionnante et des travaux qui ont profondément transformé les rapports homme-animal. Depuis, elle est d’ailleurs devenue messagère des Nations Unies pour la paix.

Il faut attendre le chapitre 9 pour accéder à la partie « Devenir végétarien  » . Elle y décrit bien sûr l’horreur de l’élevage intensif, mais ce qui m’a le plus frappée a été le passage sur les conséquences environnementales de la consommation de viande, et son impact sur la faim dans le monde. A l’époque les chiffres m’ont sidérée, en voici deux exemples, que je cite :

« L’Organisation Mondiale de la Santé et la FAO (Food and Agriculture Organization) ont publié une estimation statistique du nombre d’êtres humains pouvant être nourris durant une année par un hectare de surface agricole selon le type de culture qui y pousse. Ces projections vont de 22 personnes pour 1 hectare de pommes de terre et 19 personnes pour 1 hectare de riz à seulement 1 ou 2 individus pour du boeuf ou de l’agneau. Bien sûr, on ne peut pas seulement vivre de pommes de terre ou de riz, mais cette étude montre sans détour que, pour nourrir ceux qui ont faim, la solution ne passe pas par l’augmentation des productions de viande, surtout si l’on pense que la consommation actuelle de produits d’origine animale ne fait que détruire les terres agricoles. »

« L’usage irresponsable de l’eau :
La quantité assez élevée de soja qui peut être obtenue par hectare a un coût. Pour produire 1 kilo de soja, il faut 2000 litres d’eau, un peu plus que les 1900 litres nécessaires pour 1 kilo de riz. Il faut par contre 3500 litres pour 1 kilo de poulet et, pour ce qui est du bétail, 100 000 litres sont nécessaires pour 1 kilo de boeuf.
En gardant ces chiffres à l’esprit, il me semble que la moindre des choses que nous puissions faire, si nous nous soucions du futur de la planète, est de devenir végétariens. »

C’est en lisant ceci que j’ai découvert avec stupéfaction que ma nouvelle alimentation n’était pas une bizarrerie à cacher mais une nécessité impérieuse pour la planète, et je suis devenue instantanément végétarienne à 100% (je suis végétalienne à présent).

Une remarque concernant les rapports de Jane Goodall avec le végétalisme : elle explique dans ce livre qu’elle est quasiment végétalienne, mais que ses constants voyages de conférencière internationale ne lui laissent parfois pas tout à fait le choix. Elle tend autant que possible vers le végétalisme.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore la littérature et la bande dessinée. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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