Aymeric Caron présente son livre “Antispéciste” dans On n’est pas couché

Aymeric Caron, journaliste et ancien chroniqueur d’ « On n’est pas couché », est venu hier présenter dans cette même émission son dernier ouvrage, Antispéciste – réconcilier l’humain, l’animal, la nature, paru aux éditions Don Quichotte. Et le défendre face à Léa Salamé et Yann Moix.

Il s’est montré, comme à l’ordinaire, un excellent porte-parole de la cause animale, clair, calme, incisif, pédagogue. Jugez-en vous-même en regardant la vidéo ci-dessus.

Face à lui, Léa Samalé joue la provocation en allant, par exemple, chercher les cas extrêmes ou à la marge (attitude récurrente du carniste sur la défensive), évitant soigneusement de parler des mammifères que l’on consomme pour affirmer niaisement que sa vie vaut plus que celle d’un moustique.
Quant à Yann Moix, il s’embourbe dans une comparaison oiseuse et quasiment incompréhensible entre un enfant violoniste et un hamster…
Les deux chroniqueurs ne se montrent pas sous leur meilleur jour, tandis qu’Aymeric Caron, qui maîtrise son sujet à la perfection, ne se laisse pas dérouter.

Laurent Ruquier se montre quant à lui plutôt bienveillant. Ses questions ne sont pas mal intentionnées. Elles sont certes d’une banalité confondante : “et si je vais chercher des œufs à la ferme d’à côté ? », “comment vous faites pour les pâtisseries ?” Mais cette banalité est assumée, comme l’explique Ruquier lui-même : il a lu le livre et est à présent informé, il pose la question pour le téléspectateur lambda.
La question sur les pâtisseries est aisée à répondre, Aymeric Caron ayant participé il y a peu à l’émission “Le Meilleur Pâtissier” sur M6.

aymeric-caron

Les livres d’Aymeric Caron prouvent qu’il a su évoluer dans sa réflexion sur l’animal : après No steak où il s’affirmait végétarien, Antispéciste est une pensée aboutie sur la nécessité du véganisme :

Un jour, les animaux auront tous des droits. L’animalisme figure le prochain projet idéologique révolutionnaire, qui réconcilie les hommes avec eux-mêmes et avec leur avenir.

Les animaux que nous élevons ne parlent pas notre langue et nous nous arrangeons pour ne pas entendre ce qu’ils expriment. S’ils pouvaient décrire leur envie de vivre avec notre vocabulaire d’humains, comment oserions-nous continuer à les maltraiter et à les assassiner de la sorte ?

Pour rappel, comme l’explique Aymeric Caron dans son ouvrage, le spécisme «  désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée  ». Ce «  préjugé  » consacre la prétendue supériorité des humains sur les autres espèces et légitime d’immenses différences de traitement, en créant des catégories «  injustifiées  » (animaux de boucherie, de compagnie…)

>> Se procurer en ligne l’ouvrage d’Aymeric Caron.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.
  • Foodotron

    Je préférerais passer une soirée bouffée par les moustiques qu’en compagnie de Léa Salamé.

  • Pingback: Aymeric Caron présente son livre «...()

  • David Ruffieux

    Moix, égal à lui même indigeste, égomaniac, et je me rappelle la phrase de Onfray à cette émission: “la pensée c’est pas pour vous”! L’homme n’est pas un animal, question sciences& nature, Yann n’est pas fort en math….Il lui reste le mystère, avec ça tout les stupidités sont possibles et il peut avoir une bonne note…Bref Yann KO, mon Dieu, c’est de pis en pis après chaque émission. Yann n’a jamais ouvert un livre de biologie, c’est pas vrai d’être aussi obscur et ignorant, comme à peu près tous les Français qui sont nuls en sciences…et en écologie d’ailleurs.

    • Valentin Crosnier

      Ooh mais c’est que vous avez l’air d’être cultivé vous ! Pas comme “à peu près tous les français”. Alors éclairez-moi et racontez-moi les origines de l’Homme car non, les humains ne sont ni des animaux et descendent encore moins du singe. En bref, même si le combat de Caron est très louable, son postulat de départ est effectivement faux et je suis prêt à parier que nombre de scientifiques et biologistes seront consternés en entendant ses propos.

      • veronique2

        Ok, vous niez complètement la science vous aussi. Vous vous êtes trompé de siècle. Le moyen age, c’était avant.

        • geo

          Vous dites, « vous niez complètement la science vous aussi « .

          Et vous, miss naïveté, vous sortez de l’école de la pensée unique, la théorie de l’évolution a autant de défenseurs que d’adversaires, de grands scientifiques dans les 2 camps, on se demande pourquoi la question a si vite été tranchée par certains décideurs ? Posez vous au moins la question. La bibliographie à ce sujet est vaste, sans compter les dernières découvertes qui
          réfutent la théorie de l’évolution.

          Et vous savez le moyen âge, puisque vous en parlez, n’était pas synonyme d’obscurantisme et de barbarie, comme beaucoup d’autres points sur l’histoire, on se rend compte qu’il y a un point de vu officiel qui ne correspond pas toujours à la réalité. Comme disait Simone Weil (la philosophe pas l’autre) : «
          Croire à l’histoire officielle, c’est croire des criminels sur parole. »

          • Kevin Morata

            Ah oui mais j’l’avais pas vu celle-là, je me serai pas fait ch*** à répondre plus haut sinon… (blasé) -__-‘
            *don’t feed the troll

          • geo

            Toi aussi tu es un sujet de la pensée unique.

            “Bien informés, les hommes sont des citoyens. Mal informés, ils deviennent des sujets.”
            Alfred Sauvy (économiste,et sociologue français.)

          • Kevin Morata

            Mdr! Et la pensée unique, elle dit quoi à propos des animaux
            La même chose que moi ou la même chose que toi ?

          • geo

            Demande à tAttali.

          • geo

            Oups erreur de frappe

          • John Doe

            Geo, comment dire…

            Une théorie scientifique n’est pas une «théorie» au sens «hypothèse». L’acception du mot «théorie» est en science l’opposé de son acception commune. La théorie scientifique est la plus puissante des preuves (la plus fiable) car elle rend compte d’un consensus d’experts sur une longue période. La théorie de l’évolution n’est pas une «question» qui «a été tranchée». À l’inverse de ce que vous dites, tout concorde pour conforter cette théorie scientifique, les études nouvelles ne font que l’affiner. Les quelques rares «adversaires» à cette théorie sont simplement des ignares. Je vous conseille de vous renseigner car votre vision des choses me paraît dangereusement éloignée de la réalité; et je pense qu’avoir choisi le mot «théorie» n’a pas arrangé les choses. Essayez de faire un tour du côté de l’Observatoire Zététique par exemple.

          • John Doe

            En passant, AC est tout aussi minable que YM, et n’a jamais ouvert un livre de biologie non plus.

          • John Doe

            Illustration humoristique de la part de Tim Minchin:

            « -They said to me: But evolution is only a theory! […]
            -I mean… it’s good that they said that. Maybe they feel the same way about the theory of… gravitation. And they might just float the fuck away!»

          • geo

            Théorie de la gravitation, vous êtes sûr ?
            http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/1-six-raisons-modifier-lois-gravitation-01-11-2009-71000

            La théorie de l’évolution est bien une théorie, si elle est majoritairement acceptée aujourd’hui, bon nombres de faits et de scientifiques la réfutent.
            Et même si un fait scientifique est démontré aujourd’hui, ce serait de l’arrogance que d’exclure la possibilité que celui ci puisse être réfuté dans l’avenir suite à de nouvelle découverte. Bien sûr il ne s’agit pas de tout remettre en cause.

            Les théories scientifiques partent bien souvent d’un postulat ou d’une hypothèse et la recherche tente d’affirmer ou d’infirmer cette hypothèse. Cette démarche n’est en rien objective, mais subjective.

            “C’est la théorie qui décide de ce que nous pouvons observer.”
            Albert Einstein

            “Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits.”
            Albert Einstein

            C’est comme dire que tout ce qu’on ne peut pas expliqué n’existe pas, c’est d’une incroyable arrogance.

            Encore une citation d’Einstein qui pourrait s’appliquer à Darwin :
            “La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !”

            Un peu de déconnade maintenant : https://www.youtube.com/watch?v=F9NPnKZkF-Y

          • OGM

            Moi, je suis transhumaniste et évolutionniste et comme la vie n’est qu’une
            suite de réactions chimiques, électriques…, et grâce à notre technologie et grâce
            à la génétique, je propose de créer des animaux génétiquement modifié, sans
            sensibilité, sans conscience, pour pouvoir nous servir nous les hommes qui avons
            tout compris et qui maitrisons la création.

          • abret

            hum c’est intéressant de reprendre des citations d’Einstein qui était végétarien à la fin de sa vie et qui a aussi dit :
            “Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre, qu’une évolution vers un régime végétarien.”
            Que l’on reconnaisse la théorie de l’évolution ou pas (je pense que le débat n’est pas là), il est incontestable que Yann Moix a “perdu” ce débat face à Aymeric Caron car il était approximatif n’a démontré aucun argument valable face à son interlocuteur qui a bien bossé son sujet.

          • Gilbert

            “de grands scientifiques dans les 2 camps”. Citez-moi les grands scientifiques qui nient la théorie de l’évolution, qu’on rigole 5 minutes. Il parait que rire, ça vaut un steack, ça tombe bien sur un site vegan.

      • Valentin Crosnier

        Faudrait avoir des réponses un tantinet plus pertinentes quand même (olol et vous vous êtes resté un dinosaure !).

      • Lukah

        “les humains ne sont ni des animaux” ou quand on s’est arrêté aux cours de CM2 de 1960.

      • Lukah
  • lali

    Excellant, moi je suis aussi antispéciste à 100%.

    Bon mon gamin fait une drôle de tête quand je lui dis que je n’ai pas plus de considération pour lui que pour Barouk mon chien, mais il faut bien que mon fils comprenne.

    Vivement que les animaux jouissent des même droits et devoirs que les humains, il faudra bien qu’ils achètent leur bouffe, pas de raison qu’ils pillent la nature gratuitement, si votre voisin venait piller votre potager, vous diriez quoi.

    Plus de discrimination, on les mettra au travail, comme les hommes, pour pouvoir survivre, tant pis pour eux s’ils ont les boulots les plus ingrats et moins payé, c’est pas demain qu’un cochon fera l’ENA. Tant pis pour la populace animale.

    • abret

      ah pathétique ; jusqu’à preuve du contraire c’est l’Homme qui se prend pour Dieu, qui pille la nature et qui s’est octroyé le droit de vie ou de mort sur les espèces les plus “faibles”.
      Et faire l’ENA n’est pas le bon exemple quand je vois tous les imbéciles qui en sont sortis (voir Henry de Lesquen notamment)

      • Lali

        Si vous êtes antispéciste, pouvez vous m’expliquez la différence entre un homme qui s’ octroie le droit de vie ou de mort sur les espèces les plus “faibles” et un animal qui s’ octroie le droit de vie ou de mort sur les espèces plus “faibles” que la sienne ?

        • Kevin Morata

          Le sens moral.

          • Lali

            Le sens moral, capacité à discerner le bien du mal, donc un
            animal qui mange de la viande c’est bien, un homme qui mange de la viande c’est mal. Antispécisme ??????

          • Kevin Morata

            Non. Un animal qui mange de la viande, c’est.
            La morale étant strictement humaine, elle ne s’applique qu’aux être humains.
            Puisque le seul argument rationnel pour consommer de la viande, à savoir la santé, est épuisé depuis quelques décennies (1948 et la découverte/synthétisation de la vitamine B12), il n’y a plus rien qui oblige les êtres humains à consommer de la chair animale. Toute action entreprise dans ce sens est donc moralement mauvaise, et spéciste, bien entendu.

          • Lali

            “Non. Un animal qui mange de la viande, c’est.”
            c’est quoi????

            “La morale étant strictement humaine”
            L’espèce humaine serait donc différente de toute les autres espèces sur ce point déjà.
            Quand à l’argument de la B12, vous plaisantez, si j’ai pas envie de bouffer vos compléments à la con, j’ai encore le droit à la viande, mon cher.

          • Kevin Morata

            Les animalistes n’ont jamais nié la spécificité de l’espèce humaine, notamment le fait que nous sommes des agents moraux capables d’exprimer des jugements. À l’inverse des animaux non-humain ou même de certains humains (enfants en bas-âge, certains handicapés mentaux lourd…) qui en sont incapables et qui sont de fait des patients moraux.
            Quand à l’histoire de la B12, ce n’était pas un argument en tant que tel. C’était juste pour signaler que le végétarisme stricte que nous pratiquons n’a été rendu possible que très récemment grâce à la synthétisation de cette vitamine. Il restait un argument à opposer à Tolstoï ou à tous les autres végétaliens d’avant-garde : la santé parfois dégradée, à cause d’une carence de la sorte.
            Ce n’est plus le cas désormais et la totalité des arguments contre le végétalisme et l’antispécisme en général sont épuisés de nos jours.

            Quant à vos pré-jugés sur la complémentation alimentaire, je vous conseille de vous renseigner sur la façon dont vous obtenez votre propre B12. De même, intéressez-vous à ce qu’on appelle la carence généralisée en vitamine D qui frappe 70 % des populations septentrionales d’octobre à avril…

          • Lukah

            Les animaux que tu manges sont supplémentés en B12 pour que l’humain puisse en avoir. Tu te supplémentes indirectement.
            L’humain est différent des autres animaux mais c’est pas pour ça qu’on a le droit de les discriminer.

    • Lukah

      “Excellant” : c’est pas demain que tu feras l’ENA non plus. Tu vois, tu vaux pas mieux qu’un cochon.

  • geo

    Caron nous dit quelque chose qui me semble très pertinente et essentielle, c’est à la fin de la vidéo où il parle de revenu de base, qu’il y a assez de richesse pour donner à tout le monde le nécessaire.
    Pour la cause qui nous intéresse, un ouvrier dans un abattoir, un éleveur…..ne font pas ce métier nécessairement pas plaisir, (ni par haine des animaux), mais par besoin, le besoin de nourrir leur famille, d’avoir un salaire.
    On ne peut pas leur demander de changer de métier, changer pour quoi faire, enseignant, maraicher, docteur, y a t-il autant de place dans ces métiers qu’il y a de travailleurs dans le commerce de la viande et autres produits animaux ? On entend souvent parlez du métier de boucher qui manque de main d’œuvre, ce serait donc le contraire, il y a plus de place à prendre dans les métiers de production de produits animaux. Un chômeur, s’orienterait donc plus volontiers vers ces métiers, car plus de débouchés, il ne le ferait pas forcement par plaisir, mais par besoin de survie.
    Je pense qu’on peut dire, que les animaux sont exploités non pas par choix et pour le plaisir de l’homme, mais en premier lieu par besoin de survivre et de nourrir par le salaire sa famille.
    La solution d’un revenu de base est donc une bonne solution pour libérer les hommes des ces métiers, pas forcement choisi, mais subi, et libérer de fait les animaux, qui ne seront plus exploités, en tout cas moins intensivement exploités.

    • geo

      Il faut lire: ne font pas ce métier nécessairement paR plaisir
      Désolé pour les autres fautes s’il y a.

      • geo

        Vous allez me répondre que je prends le problème à l’envers, et que c’est quand le consommateur changera d’opinion et prendra la décision de manger différemment, que les métiers de l’exploitation animale disparaitront pour être transférés vers d’autres métiers.

        Le problème c’est que cette évolution d’opinions se heurte et est freinée par cette nécessité d’exploiter pour pouvoir vivre.

        En effet, quelle est la proportion de végétariens dans une famille et
        proche d’ouvrier dans l’élevage, la boucherie, la tannerie……quel message portent toute ces personnes, surement pas celui de devenir végétarien, ils ne peuvent pas être objectif, on ne peut pas leur demander.

        Ces personnes auraient ils une vision différente, avec le recul nécessaire, (permis par le fait de ne plus dépendre financièrement de cette activité) sur le végétarisme.

        S’ils avaient un revenu de base leur permettant de survivre et de se consacrer à une autre activité, pas forcement rémunératrice, ici ils pourraient trancher sur le problème de l’exploitation animale en tout objectivité et les opinions changeraient beaucoup plus vite, sans mettre personne en difficulté.

        • Trapipo

          Tu prends le problème à l’envers…

          • Kevin Morata

            +1

          • geo

            Je crois que vous ne comprenez pas.
            Bien qu’on puisse penser que c’est le consommateur qui décide, il ne faut pas oublier que celui-ci est aussi manipuler, comme tout le monde d’ailleurs, même vous.
            Ce que je voulais dire c’est que le consommateur est influencé par les industriels ou les groupements de certains secteurs qui font pression pour que les opinions ne changent pas trop vite ou ne changent pas du tout. Le lobbyisme peut avoir diverses formes.
            Je voulais dire que si les travailleurs de l’exploitation animal n’étaient plus dépendants de ces activités, le changement viendrait du bas (consommateur) comme du haut ( secteur professionnel) et serai plus rapide car les travailleurs de ces secteurs ne se retrouveraient pas en porte à faux.

    • Kevin Morata

      Vos réflexions ne sont pas inintéressantes.

      Personnellement, je suis peut-être victime de ce mal soi-disant à la mode qu’on appelle “hypersensibilité”, mais je crois que je préférerai crever dans un caniveau que d’aller bosser en abattoir, ou dans quelconque autre profession où la violence est la routine et s’exprime massivement et très concrètement tous les jours.
      Je suis intermittent du spectacle, et il y a de la violence dans ce secteur aussi : rapports sociaux (salariat/patronat), lois et gouvernements successifs qui cherchent à liquider notre statut, précarité, tensions entre techniciens/musiciens qui “cassent la profession” (cachetons misère)… Mais ça n’a rien à voir avec le fait de faire pénétrer un couteau dans la gorge d’un animal à une cadence effrénée, TOUS LES JOURS…

      Maintenant, que pensez-vous de cette fiction dans laquelle une civilisation technologiquement supérieure (extraterrestre), nous ayant battu militairement, se met à utiliser les êtres humains de la même manière que ces derniers utilisent les animaux ? Les arguments que vous donnez justifiant l’exploitation et excusant les premiers maillons de la chaîne (ouvriers d’abattoirs) ne sonnent-ils pas creux, à présent ?
      Super court-métrage pour alimenter le débat et illustrant mes propos :
      https://youtu.be/WfGMYdalClU

      • geo

        Vous dites : « je crois que je préférerai crever dans un caniveau que d’aller bosser en abattoir ».

        Vous êtes toujours ado ou célibataire endurci ?

        Vous préféreriez aussi crever et faire crever votre famille dans un caniveau plutôt que d’aller bosser dans un abattoir ? Papa veut pas bosser à l’abattoir, c’est pour ça que notre famille est dans la précarité.. ..choisir entre exploiter des animaux et mettre votre famille à la rue ………croyez vous que tous ont le choix d’un autre boulot ?

        • Kevin Morata

          C’est quoi votre problème avec les ados et/ou les célibataires, endurcis ou non ? Qui vous dit que je corresponds au profil péjoratif que vous dressez ??
          Donc non, je suis majeur et j’ai le sens des responsabilités. Dois-je également entrer dans le domaine privé, et vous affirmer que je partage ma vie avec quelqu’un depuis des années ?

          ça vous va, je vous paraît plus crédible à présent ??? Oups, j’aurai pas du parler de ma profession : intermittent = saltimbanque, chômeur qui cherche pas du “vrai boulot”, artiste en tout genre…
          Avouez, c’est ça qui a mis en route la machine à connerie ?

          J’ai une morale. Et même si j’avais des enfants et une compagne à charge, ce qui n’est absolument pas le cas, oui, je vous le redis : plutôt crever que d’aller travailler dans un abattoir. Plutôt crever que d’aller bosser dans l’armement, aussi.
          Je prends cet exemple car mon père avec qui j’ai eu des mots à ce sujet, me la sortait celle-là : “ouais, mais les gars de la Manurhin à Vichy, ça leur fait pas plaisir de bosser pour ça, mais faut bien bosser !” A côté, c’est le premier indigné face aux enfants soldats en Afrique, cherchez l’erreur !!
          Des boulots alimentaires qui permettent de payer des factures en fin de mois, y en a à la pelle ou presque ! S’il ne s’agit que de payer des factures et “nourrir sa famille” (le rôle du “Bon père de famille” hein n’est-ce pas ??), allez dans l’industrie, intérim et CDD sont à pourvoir.
          C’est des boulots de merde. Mais au moins, ils sont moralement plus acceptable que l’abattoir.

          On est tous en tant qu’être humains égaux face à notre propre conscience. On fait des choix. Arrêtez de dire que c’est un non-choix de bosser dans des abattoirs.
          On a une morale. Ou on en a pas.
          Mon discourt ne cherche pas à incriminer les travailleurs des abattoirs plus que le consommateur ou le producteur. Tous sont responsables et il n’y a aucune bonne excuse. Que des mauvaises raisons.

          • geo

            Vous dites”Des boulots alimentaires qui permettent de payer des factures en fin de mois, y en a à la pelle ou presque”.
            Heureusement que vous ajoutez “presque” pour vous défilez un peu.
            Près de 3 millions de chômeurs en France, vous allez vous faire insulter mon pauvre .

          • Kevin Morata

            Et vous, vous allez vous faire insulter par le patronat, il paraît qu’il y en a tout autant à pourvoir… (Je n’y crois pas, rassurez-vous, ou en tout cas pas comme ils le présentent).
            Ouais y en a plein : préparateur de commande, magazinier, magazinier/cariste, cariste tout court, chauffeur/livreur VL… voilà quoi !

            S’agit pas de se défiler, y en a la pelle tout court aussi si vous préférez…
            Allez taper chez les boîtes d’intérims, charbonnez un peu vous verrez, quand on veut payer des factures et assurer le quotidien, y a de quoi faire. C’est sûr que vous allez pas vous acheter une Porsche et partir aux Bahamas. Mais pour ce qui est de la “survie”, y a moyen. Y a même moyen d’échapper aux taffs qui correspondent pas à notre morale, tiens !

            Et ma question ???? 😉

          • geo

            Sinon y a intermittent du spectacle aussi.

          • Kevin Morata

            J’avais envie d’être vulgaire mais je préfère ne pas vous donner raison, y compris et surtout sur la forme…
            On s’écarte un peu du sujet, mais j’estime avoir un droit de réponse. Regardez cette vidéo ou pas, ça ne me fera ni chaud, ni froid…
            https://youtu.be/2Zz7SrB2tng

          • geo

            Pauvre intermittent, qui doit travailler en dehors de ses heures,
            moi aussi je fais de la guitare en dehors de mon boulot, je devrais peut être facturer mes heures de « hobbies ».
            Et le plombier, et l’électricien, et tous les artisans, ils
            travaillent pas (paperasse….) en dehors de leur travail facturé.
            Et eux, ils n’ont pas de chômage si ça tourne mal, par contre ils cotisent pour le chômage pour payer ces « artistes bobo »pour qu’ils puissent vivre de leurs » hobbies ».

            Imposons le statut d’indépendant, d’auto entrepreneur aux
            intermittents, on aura moins de spectacles pourri bobo niaiseux, et un peu plus de débats intéressants.
            Divertir pour dominer y en a qui disent, faut donc bien leur donner des privilèges à ceux qui vous divertissent.
            On en a rien à faire de vos spectacles soit disant culturels, mais qui n’ont de culturel que le mot. Destiné à enfumer tout le
            monde pour ne pas parler des vrais problèmes et de ce qui dérange.

            En plus dans la vidéo, il prend un cas particulier, lui, pour généraliser cette catégorie.
            Il doit masteriser, mixer, qu’il nous dit, et les ingénieurs du son de l’exemple, ils sont bien payés eux non, et une fois fini, ils
            touchent le chômage, pour faire quoi, écrire des poèmes ?

            Ce qui m’a fait le plus rire, c’est « assurer la promotion du disque » tout ça chez Drucker, payé par la redevance bien sûr.

            Mais, je m’étonne que pour défendre votre catégorie de privilégier, vous ne nous parliez pas de votre statut, quand vous bossez, ce que vous faites, qui vous paie, quand vous ne bossez pas, ce que vous faites,et qui vous paie, ça aurai été plus intéressant, mais vous n’avez peut être pas le don d’embobiner votre publique comme votre ami de la vidéo.

            Après ça fait des leçons de morale, et ça prône l’égalité des espèces, faudrait déjà l’égalité de traitement entre humain pour commencer, mais ça pas question pour vous, c’est pas un peu contradictoire tout ça ?

        • Kevin Morata

          “choisir entre exploiter des animaux et mettre votre famille à la rue”
          Arf, pas le 50/50, ce serait trop facile Jean-Pierre. Non, je vais plutôt demander le vote du public ! mdr, et triste…… :'(

    • veronique2

      Si les éleveurs/agriculteurs passaient à l’agriculture végane (de plus en plus pratiquée), il suffirait qu’ils se reconvertissent. Quand les esclavagistes ont été forcés d’arrêter l’esclavage des noirs en Amerique, ils ont trouvé autre chose à faire.

      • geo

        Si vous raisonner de cette façon, la révolution que vous attendez n’est
        pas pour demain.

        Abolition de l’esclavage signifie remplacement des ces travailleurs par
        une autre catégorie de travailleur tout aussi rentable, ici les ouvriers (pas
        besoin de les acheter eux, ni de les faire venir de l’autre bout du monde, ils sont sur place) la bourgeoisie de l’époque qui les exploitaient n’a pas perdu grand-chose au change.
        Vous expliquerez à un éleveur qui a investi pour mettre aux normes son exploitation et qui croule sous les dettes ou à l’industriel qui doit rentabiliser ses infrastructures et qui embauche des milliers de personnes qu’ils doivent tout jeter à la poubelle pour recommencer
        autrement, ça c’est la réalité, et de plus, le gouvernement dont le chômage est la priorité ne risque pas de vous contenter.

        Si c’est votre méthode, vous n’êtes pas prête de voir ce changement arriver, si vous le voyez arriver un jour.

        • Kevin Morata

          Ouais… au fait… y a des éleveurs… qui ont arrêté… pour des raisons… morales… SI SI !!… ça existe…
          Des gens qui, à un moment, se sont posés, on analysés ce qu’il faisaient rationnellement et pas sous le coup de l’émotion “ouais c’est mon boulot, tu t’attaques à mon boulot ? Tu t’attaques à moi”. Ils se sont rappelé que ces bêtes qu’ils aiment, et qu’ils envoient à la mort et bien… oui ! il y a une autre solution : ARRÊTER, tout simplement ! Faire autrechose !! Bingo :)))

          Peaceable Kingdom… http://blog.l214.com/2015/04/30/video-peaceable-kingdom-royaume-paix
          “Howard Layman n’est pas un cas isolé. Dans le magnifique documentaire Peaceable Kingdom, cet homme au courage exceptionnel témoigne parmi d’autres anciens éleveurs et des responsables de refuges – autant de personnes qui ont fini par réaliser que les animaux sont des individus à part entière, et non des marchandises à notre disposition.”
          L’information est disponible, il suffit d’aller la chercher. Ce qui est relativement facile, de nos jours.

          • charlot

            « Howard Layman n’est pas un cas isolé » mais anecdotique.
            Il aurait été bien qu’il nous en dise plus sur sa démarche. Sa situation personnelle, financière et familiale.
            Ce monsieur « agrobusinessman puissant » comme noté dans l’article, a-t-il accumulé assez d’argent en exploitant ses animaux pour prendre sa retraite et prêcher la bonne parole.
            Pensez vous qu’il y a beaucoup d’ouvriers dans l’exploitation animal
            qui soient dans ce cas, croyez vous réellement que beaucoup d’agriculteurs soient dans ce cas. Quand on nous dit qu’il y a 5 ou 6 suicides d’agriculteur par semaine, pensez-vous sérieusement que ceux-ci avaient le choix d’un autre travail pour subvenir à leur besoin et celui de leur famille, honnêtement ?

          • Kevin Morata

            Les êtres humains sont libres, ils font des choix qui les engagent et dont ils sont RESPONSABLES.
            “charlot” ? géo ????

          • Momo

            Je pense que vous êtes déconnecté de la réalité.

          • Kevin Morata

            Non. En tant qu’animalistes, au contraire, nous choisissons d’affronter la réalité au lieu de faire semblant de ne rien voir.
            Par contre, c’est facile de poser son mini-post comme ça et de “s’auto-donner” raison ; développez un peu, au moins, s’il vous plait…

          • Momo

            Je
            parle de la réalité de la condition humaine.

            Je ne doute pas que vous soyez conscient de la réalité de la condition animale,
            qui vous préoccupe plus que la condition humaine. 3 millions de chômeurs, entre
            4,9 et 8,5 millions de pauvres en France, les restos du cœur, le rsa la
            précarité, la rue, il suffit de voir ce qui se passe en ce moment dans la rue, pourquoi
            faire une loi travail s’il y a du travail à la pelle comme vous le disiez ?

            Changez la condition humaine et vous verrez que la condition animale s’améliorera
            de fait et rapidement.

          • Exemple 1 : un éleveur s’est mis a produire des céréales, il a eu des accidents affreux : des vacances et même un salaire.
            http://videos.lexpress.fr/actualite/societe/video-degoute-par-la-crise-un-eleveur-breton-se-met-aux-cereales-bio_1700854.html

            Exemple 2 : le couvoir qui broyait les poussins vivants a été condamné, a fermé, et transforme aujourd’hui des légumineuses et céréales.
            http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$7afgmjx1c7v59kogxmfb0ajsirrxb4j/Capture-couvoir.jpeg
            Les emplois ont été sauvegardés, sauf qu’au lieu de broyer des poussins, ils mixent des pois chiches. Coté éthique, on est plus vraiment sur le même plan.

            J’aimerais vous rappeler qu’aucun secteur qui s’est cassé la gueule n’a jamais été aidé, mineurs du Nord, sidérurgie Florange, les salariés d’Air France, Goodyear, traités comme des voyous,
            la dentelle de Calais, les textiles du sud-Est, la ferronnerie dans l’Est. Tout ça s’est cassé la gueule et a encaissé et les gens ont fait autre chose ou ne s’en s’ont pas sortis. Je ne vous ait pas vu vous émouvoir pour eux.

            Avant que vous en veniez là, non je ne veux pas qu’il arrive la même chose aux éleveurs, à personne en fait. Oui, ce serait formidable que ce secteur déjà bien exsangue soit accompagné vers un changement. Quand leurs revenus sont à moitié subventionnés, j’en ai marre de payer des impôts pour un massacre animal ET humain que je ne veux pas.

            Il y a un autre point, la crise des éleveurs serait là même sans quelques militant des droits des animaux, qui ne sont que quelques %. Pas de quoi infléchir un marché subventionné à moitié vers le gouffre dans lequel ils sont.

            De même, filmer un élevage n’a jamais donné la grippe aviaire aux canards destinés à être gavés.

            Donc il y a quand même un moment où la filière s’est foutu dedans toute seule, et il n’y a même pas eu à faire quoi que ce soit. Donc il serait bien de ne pas le reprocher à ceux qui n’ont que leur porte-monnaie pour ne pas participer à ca.

            Et enfin, je met ce texte, “j’ai arrêté de manger des animaux en raison de la souffrance des humains”, parce que je n’ai pas envie de placer quelqu’un avec un couteau devant un animal qui n’a pas envie de mourir pour faire le sale boulot alors que je peux me nourrir d’autre chose.

            https://brocoliconcentre.wordpress.com/2016/04/02/jai-arrete-de-manger-des-animaux-en-raison-de-la-soufrance-des-humains/

          • Momo

            Encore une fois, on voit que vous êtes bien déconnecté de la réalité.
            Allez demander à l’éleveur de vaches laitières de Haute Savoie de planter des céréales dans ses pâturages de montagne, il va bien rigoler.

          • Kevin Morata

            Il peut changer. Ça dépend de lui. C’est un choix éthique, qu’il fera peut-être le jour où il aura décidé que la vie de ses pauvres captives qu’il vampirise tous les jours vaut plus que son profit, sa tradition, sa culture.
            C’est dur de se retourner en arrière et de se rendre compte qu’en voulant faire le bien, nourrir ses propres semblables, on créé de la violence et de la souffrance. C’est difficile de porter un regard neutre, objectif et honnête sur ce que l’on fait, et se dire qu’on a oublié une, voir plusieurs notions en route : la compassion, l’altruisme, la bienveillance, l’émerveillement, la gratitude.

            Il faut en avoir le courage. C’est plus facile de ne pas se poser de question et se dire que si les anciens faisaient comme ça, c’était pour une bonne raison, de se dire qu’on a TOUJOURS fait comme ça, que c’est “dans la famille”, dans les mœurs, dans les gènes limite même, pire, ne pas se poser de question du tout, voir de rigoler…

          • En même temps, c’est vous qui voulez laisser les éleveurs dans leur misère se suicider.
            Si je suis déconnecté des réalité, vous êtes en plein déni de leur misère.

            Enfin bon, ce sont les consommateurs de viande les responsables de leur détresse et certainement pas moi, donc démerdez vous avec ca.

          • abret

            Au vu de vos arguments, il n’est pas possible de se préoccuper de la condition animale et de la condition humaine en même temps. Vous avez tout faux, l’un n’empêche pas l’autre.
            Il y a assez de place dans notre coeur pour penser aux humains et aux animaux.
            Et je ne pense pas qu’en changeant la condition humaine, celle de l’animal s’améliorera. C’est le contraire “Celui qui
            sème le meurtre et la douleur ne peut en récolter la joie et
            l’amour.”
            Je suis contre la précarité, contre la misère humaine, mais aussi contre la maltraitance animale, contre les lobbys de l’agroalimentaire et de la viande et contre ce système capitaliste qui est le vrai problème de cette condition humaine que vous décrivez.
            Angela Davis s’est battue pour les droits civiques des noirs et était végétarienne car elle était aussi sensible aux droits des animaux. Je pense qu’on vaut mieux que çà..

          • Kevin Morata

            “Aujourd’hui on vous présente le frigo de Sylvie, 40 ans et végétalienne à tendance vegan depuis 2 mois et demi. Un portrait intéressant car elle vit avec son ami flexivore, et ELLE TRAVAILLAIT ENTRE AUTRE DANS UNE EXPLOITATION AGRICOLE BIO QUI FABRIQUAIT DU FROMAGE DE VACHE. […]

            Progressivement, je tends vers un mode de vie vegan. Bien à l’opposé des métiers que j’exerçais avant, puisque J’AI TRAVAILLÉ DANS UNE EXPLOITATION AGRICOLE (ARTISANALE ET BIO) OU L’ON FABRIQUAIT DU FROMAGE DE VACHE et j’étais également accompagnatrice de tourisme équestre. Et J’ADORAIS LES ANIMAUX. Je ne mangeais pas de viande, mais du poisson. JE ME SENTAIS UN POIL EN CONTRADICTION !!! […]”

            Comme quoi, pourquoi aller chercher bien loin (USA) ce qu’on a tout près (VEGACTU/FRANCE)
            https://www.vegactu.com/divers/dans-le-frigo-de-sylvie-40-ans-et-vegetalienne-depuis-peu-15025/

  • veronique2

    Aymeric a tout dit! Mon seul désaccord, en tant qu’antispéciste, est la question des oeufs de fermes “heureuses”. Si on est anti-spéciste, on ne rejette pas uniquement la cruauté et la souffrance envers les animaux, mais aussi l’idée même de profiter de ce qu’ils “produisent”. Les oeufs appartiennent aux poules et non aux humains. Dire que c’est ok d’utiliser des oeufs de poules “n’ayant pas souffert” est évidemment mieux que de prendre les oeufs de poules d’élevages industriels mais cela perpétue l’idée que ce sont des produits “fait pour nous”, alors que ce n’est pas le cas. Il faut complètement rejetter l’idée que des “produits” venant des animaux sont acceptable pour l’être humain. Cela fait partie de la mentalité spéciste.

    • charlot

      Aymeric a tout dit, sauf que son argumentation est fallacieuse.
      Exemple, quand il nous donne l’exemple du chien sauveteur et des nazis sur le bateau, retournons la situation (qui est alors plus proche du réel) si des expérimentations sur 10 singes peuvent sauver des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, est ce justifié ?
      Singer votre grand gourou a d’ailleurs justifié les expérimentations sur animaux pour cette raison, quelle est votre position ?

      • Kevin Morata
        • charlot

          Désolé, mais dans mon exemple, il y a 10 singes sur une voie et mille humains sur l’autre.
          Je n’ai parlé de rien d’autre, c’est pour démontrer la mauvaise argumentation d’Aymeric et c’est pour signaler la position extrémiste de l’antispécisme, car même s’il y a 10 singes de labo contre 10 humains, mon choix est fait.
          Singer a lui aussi fait ce choix, la position d’Aymeric n’est pas si claire.
          Reprenons l’exemple du chien sauveteur et des 4 nazis sur le bateau.
          Comment peut-on connaitre les intensions futures de ces 5 individus?
          Et si le chien sauveteur qu’on aurait sauvé venait à mordre un enfant. Et les 4 nazis, ne peuvent t ils pas changer et faire de bonnes choses, c’est le principe de donner une chance aux condamnés d’être libéré, regardez la polémique récente
          au sujet de la perpétuité réelle et irrévocable.
          On ne peut pas choisir en fonction des prétendus et hypothétiques futures actions des sujets, quel que soit la qualité de ces individus.

          • Kevin Morata

            Je n’ai pas encore visionné donc l’exemple du chien sauveteur ne me parle pas pour l’instant.
            10 singes de labo pour sauver combien ? 10 humains ? Pas de raison morale de sacrifier ces pauvres animaux qui n’ont rien demandé, surtout pas les atrocités qu’on leur impose “pour le progrès de la science et de l’humanité”.
            La seule position tenable dans cette histoire est déontologue, certainement pas conséquentialiste. Il pourrait s’agir de sauver 10, 100, 1000, 10K êtres humains… ça ne justifie pas ce qu’on impose aux animaux.

            Vous n’êtes absolument pas au courant de ce qu’il se passe dans les labos. Vous n’avez pas idée (et moi non plus, finalement…) de l’horreur qu’il s’y passe. Vous ne savez tout simplement pas. C’est pour ça que pour vous, ben “c’est pas bien grave” de sacrifier 10 singes pour sauver 10 humains ou je ne sais combien. Vous ne savez pas.
            Surtout qu’en plus, on est pas dans une situation d’urgence concrète, telle que peut l’être une transfusion sanguine en cours d’intervention médicale ; non, là, on est dans la recherche fondamentale, c’est du long terme, on cherche des pistes mais aucune urgence imminente.

            Peter Singer a eut le mérite de soulever la question animale d’un point de vue moderne il y a environ 40 ans. C’est tout. On voit bien les limites de ses raisonnements conséquentialistes, c’est pour ça qu’il est presque “périmé” et qu’une grande partie des animalistes de la génération suivante et actuelle s’en détournent, plus ou moins.

          • charlot

            Oui,
            c’est vrai, les essais ça devrait être directe sur les humains, quand on voit l’affaire
            Biotrial du début d’année, les volontaires vont se bousculer.

            Vous
            êtes volontaire Mr Morata ?

          • Kevin Morata

            Non, je suis plutôt du genre hypocondriaque…
            Il existe des méthodes de substitution qui permettent d’éviter de “choisir” entre humains et animaux. Elles sont notamment explicitées dans la vidéo de 12 MINUTES que j’ai mis ci-dessus, que vous avez soigneusement visionnée, apparemment…

            Les humains VEULENT faire de la recherche scientifique. Et c’est très bien ! Heureusement qu’on fait de la recherche. Mais c’est NOTRE choix. Et ce n’est pas aux animaux d’en payer le prix.
            Ils payent cher, très cher, alors qu’ils n’ont rien demandé.
            S’il faut absolument tester in vivo, alors oui les humains doivent prendre leurs responsabilités. Ils font le choix de faire de la recherche, ils en assument les tenants et les aboutissants. Point.

          • Kevin Morata

            https://youtu.be/5SK1GPBa5zo
            La personne qui s’exprime à 1:30 est atteinte de myopathie, et ce qu’elle dit est très, très fort………………

            Les scientifiques qui prennent la parole par la suite sont des gens simples, logiques, raisonnés, rationnels et surtout, MORAUX………

  • Aurélien

    Sans être plus pour les uns que pour les autres (je reste très partagé sur ce sujet), on a enfin là un vrai débat! Discussion claire, envie de donner son avis de manière radicale tout en restant à sa place, et argumentation de qualité. En tout cas, merci à Mr. Caron et aux deux journalistes pour leur professionnalisme sur cette séquence.

  • Pingback: Mort aux Vegans pro-IVG – monsieurpm()

  • VGCedric

    Comme quoi on peut être gaucho/bobo/pseudo-intello (une catégorie de gens qui pullulent dans les médias et dont les leçons de morale complètement déconnectées du réel – en règle générale – me débectent) et ne pas être totalement à côté de la plaque sur tous les sujets. C’est rarissime mais ça existe. Je dois reconnaître que quand il parle d’antispécisme et/ou de véganisme (au fond, c’est la même chose), il est bon. Apparemment, il est même presque parvenu à faire réfléchir Lea Salamé (chantre de la catégorie sus-citée) sur le sujet. Si ça c’est pas une preuve , je veux bien être pendu!

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