Aymeric Caron présente son livre “Antispéciste” dans On n’est pas couché

Aymeric Caron, journaliste et ancien chroniqueur d’ « On n’est pas couché », est venu hier présenter dans cette même émission son dernier ouvrage, Antispéciste – réconcilier l’humain, l’animal, la nature, paru aux éditions Don Quichotte. Et le défendre face à Léa Salamé et Yann Moix.

Il s’est montré, comme à l’ordinaire, un excellent porte-parole de la cause animale, clair, calme, incisif, pédagogue. Jugez-en vous-même en regardant la vidéo ci-dessus.

Face à lui, Léa Samalé joue la provocation en allant, par exemple, chercher les cas extrêmes ou à la marge (attitude récurrente du carniste sur la défensive), évitant soigneusement de parler des mammifères que l’on consomme pour affirmer niaisement que sa vie vaut plus que celle d’un moustique.
Quant à Yann Moix, il s’embourbe dans une comparaison oiseuse et quasiment incompréhensible entre un enfant violoniste et un hamster…
Les deux chroniqueurs ne se montrent pas sous leur meilleur jour, tandis qu’Aymeric Caron, qui maîtrise son sujet à la perfection, ne se laisse pas dérouter.

Laurent Ruquier se montre quant à lui plutôt bienveillant. Ses questions ne sont pas mal intentionnées. Elles sont certes d’une banalité confondante : “et si je vais chercher des œufs à la ferme d’à côté ? », “comment vous faites pour les pâtisseries ?” Mais cette banalité est assumée, comme l’explique Ruquier lui-même : il a lu le livre et est à présent informé, il pose la question pour le téléspectateur lambda.
La question sur les pâtisseries est aisée à répondre, Aymeric Caron ayant participé il y a peu à l’émission “Le Meilleur Pâtissier” sur M6.

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Les livres d’Aymeric Caron prouvent qu’il a su évoluer dans sa réflexion sur l’animal : après No steak où il s’affirmait végétarien, Antispéciste est une pensée aboutie sur la nécessité du véganisme :

Un jour, les animaux auront tous des droits. L’animalisme figure le prochain projet idéologique révolutionnaire, qui réconcilie les hommes avec eux-mêmes et avec leur avenir.

Les animaux que nous élevons ne parlent pas notre langue et nous nous arrangeons pour ne pas entendre ce qu’ils expriment. S’ils pouvaient décrire leur envie de vivre avec notre vocabulaire d’humains, comment oserions-nous continuer à les maltraiter et à les assassiner de la sorte ?

Pour rappel, comme l’explique Aymeric Caron dans son ouvrage, le spécisme «  désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée  ». Ce «  préjugé  » consacre la prétendue supériorité des humains sur les autres espèces et légitime d’immenses différences de traitement, en créant des catégories «  injustifiées  » (animaux de boucherie, de compagnie…)

>> Se procurer en ligne l’ouvrage d’Aymeric Caron.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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