“Chair liberté”, court-métrage en projet : fiction militante antispéciste

 

Chers lecteurs, ce projet de film nous a plu, nous le partageons avec vous.
Avant de laisser la parole à sa réalisatrice, diplomée d’un Master Cinéma, Réalisation et Création, sachez que vous trouverez sur le site du projet la note d’intention, des extraits de scénario et de story-board, le casting, le détail des recherches et influences
Il s’agit donc d’un projet déjà réfléchi, travaillé. Presque abouti. Pour cela, il manque l’appui d’une société de production. Mais, peu étonnamment, elles sembles toutes peu disposées à financer une fiction militante antispéciste…

***

Visit allwallpapersfree.blogspot.com

Je m’appelle Déborah Biton, je suis une jeune réalisatrice engagée pour la cause animale. Je porte depuis maintenant un an et demi un projet de court-métrage nommé Chair Liberté. Laissez-moi vous en dire un peu plus.

L’idée est simple. Et si nous mettions des humains à la place des animaux dans les centres d’expérimentations, dans les élevages, dans les abattoirs ? Cette image obscène d’un homme qui n’est qu’un corps, qu’un simple bout de viande, dérange, mais dans ce malaise émerge une réflexion : “pourquoi eux et pourquoi pas nous ?

C’est sur cette base que Chair Liberté repose. Dans ce court-métrage, on nous raconte l’histoire d’un monde dans lequel les animaux ont disparu et où l’homme pour se nourrir n’a trouvé d’autre moyen que de tuer sa propre espèce. Nora, le personnage principal, est une jeune femme qui fait partie de ce bétail humain, mais contrairement aux autres membres du groupe, elle est consciente de sa condition. Elle tente de faire comme si ça n’était pas le cas, guidée par un instinct de survie. Le jour où Dalma, une nouvelle stagiaire, arrive à la ferme, il ne semble plus aussi simple de faire semblant…

Brune
Manon Joniaux est Nora
Blonde
Camille Cortella est Dalma

Voilà maintenant plusieurs mois que je me bats pour que ce film voie le jour. J’ai contacté une grande partie des sociétés de production
françaises, aucune n’a voulu me soutenir. Pour eux, je cite : « Il est impossible de produire en France un film avec un tel sujet, cela ne touche pas suffisamment de monde. » Mais je n’ai pas baissé les bras.

Végétalienne depuis maintenant huit ans, je veux que ma voix et celle de tous ceux qui seront d’accord avec moi soit entendue. J’ai monté une équipe de personnes tout autant motivée que moi et trouvé des acteurs dévoués et prêts à se battre à mes côtés. Oui, c’est une bataille. Un combat que je mène maintenant depuis de longues années face à des ennemis qui la plupart du temps m’écoutent à peine. Il y a urgence. J’ai pensé qu’il était temps que j’arrête de prêcher la bonne parole au détour de discussions entre amis et qu’il fallait que j’applique ma pensée sur la défense des animaux de façon plus concrète. Je pense que le cinéma peut être une arme et jusqu’ici très peu l’ont utilisé pour défendre cette cause.

Décors
Décors du court-métrage

Décors'

Il y a des documentaires comme celui de Shaun Manson, Earthlings, en 2005, un véritable électrochoc pour moi, mais très peu de fictions. Ce qui est intéressant avec cette-dernière, c’est qu’elle permet l’identification.
D’une autre manière, mais avec tout autant de puissance, je me rappelle de cette manifestation à Barcelone durant la Journée Sans Viande » en 2013. Des femmes et des hommes s’étaient emballés dans des barquettes de viande sur une grande place publique, ces images avaient fait le tour du monde et en avait sensibilisé plus d’un. C’est en quelque sorte entre ces deux cris de guerre que s’inscrit Chair Liberté. Contre un spécisme ambiant et banalisé.

Human meat

Dans un monde où les images sont devenues omniprésentes et regardées de tous, je pense qu’un film comme Chair Liberté peut faire la différence. Et j’espère, dites moi si je me trompe, que mon combat est aussi le vôtre.
Alors peut-être pourrions nous unir nos forces et devenir allié dans cette bataille.

Ce que je vous demande aujourd’hui, c’est votre soutien. J’ai lancé  une campagne de financement participatif. Il suffirait que vous partagiez le lien sur vos réseaux sociaux, comme votre page Facebook. Ça peut vous paraître pas grand-chose, mais ça représentera beaucoup pour le projet.

>> Voici le lien du financement.

Pour plus d’informations sur le projet, voici le site internet de celui-ci. Vous y trouverez plusieurs éléments qui composent le film comme la note d’intention ou encore les recherches et influences.

Si vous voulez lire le scénario dans son intégralité, n’hésitez pas à me le demander, je vous l’enverrai avec plaisir.

Déborah Biton

Déborah Biton

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

Abonnez-vous, c'est gratuit !

Ne soyez pas carencé·e en actualité vegan, recevez chaque week-end l'essentiel de Vegactu !