Un chasseur, par Insolente Veggie

Chasse : encore deux morts

L’une des formes de barbarie autorisées a commencé… La saison de la chasse.

Voici un communiqué de l’ASPAS (Association pour la Protection des animaux sauvages) qui rend compte de la dangerosité de la chasse envers les humains, à l’aune de ce seul début de saison…

Alors que les responsables de la chasse se veulent rassurants, le décès de deux chasseurs lundi et « l’accident » qui a blessé un joggeur dimanche, rappellent à quel point ce loisir est dangereux. Et pas seulement pour les lapins…

Dimanche, à Vals des Près (Hautes-Alpes) un joggeur a reçu une volée de plombs dans le dos, le crâne, un bras et une cuisse. L’auteur du coup de fusil est un adolescent de 16 ans. On est donc loin des propos rassurants que tentent de diffuser les instances cynégétiques qui voudraient que les « nouveaux » chasseurs seraient mieux formés et causeraient moins d’accidents.

Hier lundi, dans le Gard, deux chasseurs qui participaient à des battues au sanglier ont été abattus par d’autres participants. L’un à Vézénobres, l’autre à Vallabrègues. Dans les deux cas, les tireurs étaient des personnes âgés, 84 et 74 ans.

Ces chasseurs n’ont non seulement jamais passé leur permis de chasser, eu égard à leur âge, mais ils n’ont jamais eu à passer de contrôle de la vue ! Une telle mesure est pourtant obligatoire pour les tireurs sportifs, alors que ces derniers exercent leur loisir dans des stands sécurisés.

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Mais en France, il n’y a plus de règle de sécurité au niveau national, pas de contrôle d’alcoolémie possible, et une légèreté de sanction inexplicable en cas d’homicide. Rappelons également que certaines armes de chasse peuvent tuer à 3 kilomètres.

La légère baisse des accidents de chasse n’est que le résultat de celle des effectifs de chasseurs : ils étaient 2,4 millions à la fin des années 1970, ils seraient moins d’un million aujourd’hui. En proportion, le nombre d’accidents de chasse est donc loin de baisser.

L’ASPAS dénonce le laxisme coupable des pouvoirs publics qui, ministère après ministère, continuent à se rendre complices de ces morts et du climat d’insécurité qui s’impose plus de la moitié de l’année sur nos territoires ruraux et périurbains.

Avec les éditions Allary, l’ASPAS vient de publier un livre pour le grand public, « Comment se promener dans les bois sans se faire tirer dessus ! », où elle révèle les dessous d’un lobby néfaste aux citoyens et à la nature.

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A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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