Ingrédients : Jambon frais de porc, sel, bouillon : eau, couenne de porc, oignons, os de porc, carottes, sel, persil, ail, clou de girofle, poivre, laurier, dextrose, arômes naturels, conservateur : nitrite de sodium, antioxygène : isoascorbate de sodium.

Du jambon sans couenne, vendu avec couenne et bien plus encore

Mes parents ne sont pas végétariens, et comme j’aime bien lire les étiquettes (déformation de presque tous les végés), j’en ai profité pour scruter les ingrédients dans leur super bon jambon Herta.

Ils ont acheté du jambon Herta sans couenne (sûrement pour faire attention au gras), et quelle surprise de voir dans les ingrédients principaux : couenne de porc !

Si si, vous ne rêvez pas, un jambon sans couenne avec encore plus de couenne qu’un jambon normal… Voilà comment l’industrie agro-alimentaire s’amuse à mentir aux consommateurs.

Ingrédients : Jambon frais de porc, sel, bouillon : eau, couenne de porc, oignons, os de porc, carottes, sel, persil, ail, clou de girofle, poivre, laurier, dextrose, arômes naturels, conservateur : nitrite de sodium, antioxygène : isoascorbate de sodium.
Ingrédients :
Jambon frais de porc, sel, bouillon : eau, couenne de porc, oignons, os de porc, carottes, sel, persil, ail, clou de girofle, poivre, laurier, dextrose, arômes naturels, conservateur : nitrite de sodium, antioxygène : isoascorbate de sodium.

La couenne n’apparaît pas visuellement sur les contours du jambon, mais a été mixée avec les os de porc et les autres ingrédients pour l’incorporer dans le bouillon et saturer d’eau votre jambon. Oui c’est ça qu’on appelle Qualité Supérieure.

Au moins quand on est végétarien ou végétalien, on n’a pas la surprise de manger des os.

De l’eau pour baisser le coût de fabrication du jambon

Rappelons que le jambon, grande spécialité de la célèbre gastronomie à la française, consiste à mixer toutes les parties immangeables d’un animal (os, gras, etc…) et à y ajouter beaucoup d’eau. Voilà un des secrets pour rendre le coût de fabrication du jambon très faible.

Pourquoi de l’eau ? Car ça ne coûte rien, et ça augmente considérablement le poids du jambon.

Pourquoi des os ? Ils sont l’ingrédient principal de la gélatine, et permettent donc d’épaissir le jambon, qui en a bien besoin vu la grande quantité de liquide. Le tout sans écrire “gélatine” (peu aimée du consommateur) dans les ingrédients.

Ensuite on met ça en forme (il est important de garder le diamètre d’un cochon pour faire croire au consommateur que son produit est “naturel”, taillé à même la bête), et on vend ça à 13€ le kilo.

13€ le kilo pour beaucoup d’eau, de l’os et du gras, imbattable n’est-ce pas?

Miam, du nitrite de sodium

Dans les ingrédients, Herta cite un conservateur : nitrite de sodium. Un conservateur ? vraiment ? Selon wikipédia : “Le nitrite de sodium est un additif alimentaire certainement cancérigène1. Il continue pourtant à être utilisé comme fixateur de la couleur et agent conservateur (E250).”

Selon le Guide des additifs alimentaires :

Chez l’homme, les nitrites entravent le transport de l’oxygène sanguin.
Réagissent facilement avec les amines présentes dans l’alimentation, pour former des nitrosamines, fortement toxiques et cancérigènes.
Autorisé en France uniquement pour salaisons, charcuterie et viande en conserve, foie gras et bacon traité en salaison. Éviter une ingestion fréquente.

Afin d’éviter d’écrire E250, Herta ne se gène pas pour écrire tout simplement nitrite de sodium et pas E250. Les consommateurs prendraient peur de voir un additif alimentaire dans leur bon jambon, et le fait de voir écrit nitrite de sodium doit les rassurer.

Du bon isoascorbate de sodium

Il en est de même pour l’antioxygène : isoascorbate de sodium. Il s’agit d’un additif alimentaire connu sous le nom E316.

Le E316 réduirait l’absorption des vitamines2, un pur bonheur, car c’est bien connu, on est toujours en surdosage de vitamines.

Précisions :

  1. http://www.artac.info/fr/prevention/additifs_000227.html []
  2. http://myadditives.co.uk/archives/25123 []

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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