Du pré à l’assiette : la norme (vidéo)

L’éthologie est une science dont les récentes découvertes ébranlent les préjugés. En effet, les animaux entretiennent des relations sociales, ressentent des émotions, ont des souvenirs, une individualité propre, s’adaptent au monde dans lequel ils vivent, prennent des décisions : ils sont conscients.

 

Pour la filière viande, l’adage “du pré à l’assiette” permet de cacher tout un pan qui met mal à l’aise la majorité d’entre nous : les élevages et les abattoirs. Hors de notre vue, ces lieux français rassemblent des millions d’animaux. Tous finissent par mourir dans l’ignorance générale.

Viande de France

Reprenant le célèbre adage “du pré à l’assiette” de la filière viande, Elodie Ventura présente dans son court métrage ce que l’industrie de la viande refuse de montrer : les élevages et les abattoirs.

 

Obtenues grâce au travail d’enquête réalisé par L214, ces images de notre siècle témoignent de la situation des animaux d’élevage en France : les cochons, les canards à foie gras, les poules pondeuses, les poulets, les vaches… 
Elodie Ventura alerte : « Ce ne sont pas des cas isolés : c’est la norme. De plus, les pires pratiques telles que les mutilations à vif ne sont pas montrées : la castration des porcelets, la coupe des queues et des dents, l’écornage des veaux, l’ébecquage des poussins… Le but de ce film n’est pas de culpabiliser mais de sensibiliser afin que chacun puisse réfléchir au rapport à avoir avec les autres animaux. ».

Humains / Animaux : des relations ambigües

D’un côté nous nous émerveillons de nos chiens et de nos chats et d’un autre côté nous portons la peau tannée des vaches et mangeons des cochons. Pourtant, les vaches et les cochons, ne sont-ils pas aussi sensibles que les chats et les chiens ?
Cette différence de traitement en fonction des espèces s’appelle le spécisme.
           
Idéalement, nous sommes censés accorder autant d’importance aux uns qu’aux autres, quels que soient par exemple la couleur de peau ou le sexe. Or le spécisme, la discrimination fondée sur l’espèce est tout aussi arbitraire que le racisme ou le sexisme. Si notre société souhaite davantage d’égalité entre humains, elle repose par contre tout entière sur l’exploitation des animaux.
Au sujet du spécisme, lire :

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A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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