For The Animals, du rap pour défendre les animaux

Une lectrice, militante de la cause animale, nous a fait connaître une musique engagée, dont l’excellent texte est dédié aux les animaux : “For The Animals ».
Une oeuvre contre le carnisme, aux confluents du rap et du hip hop instrumental (les spécialistes confirmeront !) qui dénonce et sert d’exorcisme.
Un réquisitoire dont la longueur (près de 20 minutes) nous met dans une transe hypnotique.
Un texte qui multiplie les références. Références à “Un éternel Treblinka », à Nietzche, à la vivisection scientifique…

Partagé par RES — végétarien et champion du monde d’improvisation rap dont nous vous avions déjà parlé — ce son est pour toutes les générations : c’est donc une superbe façon d’aider les animaux.
L’auteur du texte, Monk, est un militant à chaque minute de sa vie…

Voix : Toni T
Instrumental : DJ Rizeum
Texte : Monk

Rizeum Monk

A Vegactu, nous ne pouvions qu’aimer : nous sommes de grands admirateurs du discours de Philip Wollen (“Animals Should Be Off The Menu »), et de celui de Gary Yourofsky (“The Most Important Speech You Will Ever Hear »), deux orateurs dont les paroles sont reprises dans la chanson.

Morceaux choisis…

Idéologie animal-objet ; mes amis, à mi mots des enfants niés, liés à l’homme, à vie, animaux pillés.

Qu’avez-vous fait pour mériter l’enfer ?
Leurs pires cauchemars vous sembleraient un rêve.
De l’humanité, vous en subissez l’envers.

C’est triste, rares sont les Jean Moulin
J’en fais bel et bien l’constat au quotidien
Ne rien faire, c’est faire, l’omission est action
La voie libre offerte aux exactions …

Ça parle toujours de morale, mais jugeons nos pratiques
Des fois qu’on soit aveugle au scandale, qu’aux plus grands crimes, on participe.

Moi Dieu, je gerbe ma création, c’est violent mais tellement peu,
Rien à côté de ces massacres commandés par toi mec,
Quand tu lâches ton chèque à ATAC pour payer ton steak.

J’aimerais pouvoir dire, être compris, par ces veaux, ces porcs, ces rats, ces souris,
Que malgré leur vie d’pogrom, il y a des hommes, bien peu j’m’en attriste,
Qui les aiment et pensent à eux, de cette misère j’en fais un art triste.
De cette misère… J’en fais un art triste.

La fourrure d’un petit chat, d’un renard, d’un chinchilla
Son destin est tracé avant d’être né dans cette vie-là
Sa mort prévue avant sa naissance.
On le porte à l’existence pour lui prendre sa peau, bien vivant,
Un couteau lui fait une entaille. On lui arrache. Il bataille.
As-tu déjà vu un animal qui tente de vivre
Mais sans sa peau sur le dos ? Ca fait vomir, hurler et frémir,
J’entends encore la terreur, c’est qu’la partie visible

Chaque hiver est un génocide transparent,
Chaque veste est gorgée de sang

Depuis qu’on pose ces mots il y 16 minutes, plus de 5 200 000 animaux ont été abattus, j’compte pas les milliers, par seconde qui s’écoule il y en plus de 5000, claque des doigts à chaque fois, mais pour eux le temps ne s’arrête pas. À nos amis.

>> Aller sur la page Bandcamp de Dj Rizeum

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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