Gad : quel sort pour les 1800 cochons enfermés dans l’abattoir ? (+ vidéo)

Les ouvriers de l’abattoir Gad, dans le Finistère, protestent depuis plusieurs semaines contre la fermeture de leur usine. Une action abondamment relayée par les médias.

Qui se soucie vraiment des 1.800 cochons vivants retenus à l’intérieur de l’abattoir ?

Il est révoltant de voir les médias parler beaucoup, tous les jours, de l’abattoir Gad, sans qu’à aucun moment ne soit mentionné le sort des animaux.

Pendant que les hommes réclament une meilleure prime de licenciement, qui se préoccupe des 1.800 êtres vivants qui attendent la mort depuis des jours, enfermés dans les grands bâtiments froids (sinistrement nommés les “crèches” de l’abattoir) ? Dans des stalles minuscules, sans paille et dans l’incompréhension totale de leur sort…

Les ouvriers les disent “nourris normalement” : avec quoi, puisque le mouvement de protestation perdure ? Et qui viendra le vérifier ?

Dimanche dernier, les 250 salariés de l’abattoir toujours présents sur place ont voté pour que ces cochons restés dans l’usine soient tués sur place : une équipe de volontaires avait même été désignée pour les abattre. La direction a refusé, elle veut que les animaux soient transférés ailleurs. N’oublions pas que c’est pour y mourir.

Sur les vidéos, on peut voir les cochons serrés les uns contre les autres, flanc contre flanc ou la tête posée sur l’échine d’un congénère. Rappelons que le porc est un animal sensible, doté d’une rare aptitude à la communication avec ses semblables, d’une réelle empathie et d’une intelligence qui serait supérieure à celle du chien… Toutes choses démontrées par des études scientifiques.

Il est triste de voir des gens perdre leur emploi. Mais un emploi où l’on tue, on abat, on découpe des êtres sensibles est-il vraiment un emploi comme un autre ?

Sourceshttp://bretagne.france3.fr/2013/10/13/gad-des-salaries-volontaires-vont-tuer-les-derniers-cochons-de-l-abattoir-de-lampaul-guimiliau-29-337341.html
http://www.leparisien.fr/bretagne/videos-finistere-1800-cochons-retenus-par-des-salaries-de-l-abattoir-gad-06-10-2013-3200525.php

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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