17.896 chiens ont été utilisés pour des expérimentations animales

GAIA déplore la trop faible baisse des tests sur animaux en Europe

Bruxelles, le 12 décembre 2013 – GAIA et La Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE) ont annoncé aujourd’hui que les chiffres relatifs aux tests sur animaux révélés par les statistiques de l’UE « ne représentent pas l’avancée significative espérée pour les animaux en laboratoire ».

L’ECEAE note une baisse de 4,3 % (soit 519.501 animaux) dans le nombre d’expériences sur animaux réalisées au sein de l’Union européenne, mais la Coalition y voit essentiellement le résultat du contexte économique actuel. En effet, aucun pays membre n’a jusqu’à présent établi de stratégie pour réduire le nombre d’animaux utilisés.

L’ECEAE est une alliance d’organisations représentatives de défense des animaux en Europe, et représente 26 associations de bien-être animal dans 24 pays membres et candidats de l’UE. GAIA en est son représentant belge.

Cette communication fait suite au Septième rapport sur les statistiques concernant le nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales et à d’autres fins scientifiques, sur la base de données collectées dans 27 pays membres pour l’année 20111.

17.896 chiens ont été utilisés pour des expérimentations animales
17.896 chiens ont été utilisés pour des expérimentations animales

Objectifs clairs

Ann De Greef, la directrice de GAIA, commente : « Si nous notons une baisse générale du nombre d’animaux utilisés en laboratoire, nous regrettons qu’aucun progrès supplémentaire n’ait été mis en œuvre. L’UE doit maintenant fixer des objectifs clairs afin de réduire drastiquement le nombre d’animaux soumis à des tests. Une diminution de 25 % par an doit être réalisable, en Belgique également. » 

Les dernières statistiques indiquent :

  • Le nombre total d’animaux utilisés en 2011 s’est élevé à 11.481.521 unités, ce qui représente une diminution de 4,3 % depuis les dernières statistiques de 2008.
  • Le nombre d’animaux utilisés pour la recherche biologique fondamentale a augmenté, passant de 38 % à 46 % (715.519 animaux).
  • Il y a eu une augmentation de l’utilisation de souris pour les études fondamentale de biologie (hausse de 16,9 %, soit 3.602.370 unités). La hausse s’explique par l’utilisation accrue de souris génétiquement modifiées dans la recherche.2
  • Fait inquiétant : 90 animaux ont été utilisés pour des tests de substances cosmétiques, malgré l’interdiction en vigueur depuis 2009.
  • Les pays ayant le plus recours à l’expérimentation animale sont toujours la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui rassemblent à eux seuls 55 % du nombre d’animaux soumis à des tests dans l’UE. L’utilisation d’animaux a augmenté de 135 % en Irlande (264.990 unités), de 18 % en République tchèque (354.196 unités), de 18% en Estonie (41.035 unités), et de près de 10 % en Lettonie (10.329 unités). En Belgique, le nombre d’animaux soumis à des tests en 2011 s’est élevé à 665.079, ce qui représente une diminution de 5 % par rapport à 2010.
  • Ces augmentations comprennent : une hausse de 29 % dans l’utilisation de poissons (1.397.462), de 12% pour les chevaux, ânes et poneys (6686), de 75 % pour d’autres carnivores (renards, blaireaux, phoques, loutres et putois – 4982) et de 8 % pour les lapins (358.213).
  • Parmi les autres espèces employées figurent : 17.896 chiens (une diminution de 16 %) 8.827.581 rongeurs (une diminution de 7 %), 3713 chats (une diminution de 9 %) 77.280 cochons (une diminution de 17 %) et 6095 primates non humains (une diminution de 36 %)   

Rapport de l’UE : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=SWD:2013:0497:FIN:EN:PDF

GAIA fait partie de l’ECEAE depuis sa fondation et la directrice de GAIA, Ann De Greef, siège à son Management Panel (conseil d’administration). L’ECEAE a été fondée en 1990 pour mettre fin essentiellement aux expériences animales pour les produits cosmétiques, un objectif désormais atteint. Actuellement, la Coalition mène des campagnes sur chaque thématique relative aux expériences sur animaux en Europe et représente la seule organisation de défense des animaux dans les laboratoires européens.

L’ECEAE bénéficie de l’expertise, de l’expérience et des connaissances d’organisations représentatives de défense des animaux européennes. Nous collaborons avec des députés européens et d’autres représentants pour nous assurer que la problématique des animaux en laboratoire reste à l’ordre du jour de l’UE. Nous menons campagne pour une science éthique et moderne, et pour une législation progressiste. Nous œuvrons également pour la sensibilisation et l’éducation du public, et encourageons les entreprises à témoigner plus de respect aux animaux.

  1. Les données statistiques pour la France ont été collectées en 2010 []
  2. Le nombre indiqué est inférieur aux statistiques nationales car les pays membres ne doivent pas déclarer leur nombre d’animaux génétiquement modifiés qui sont mis au monde mais pas utilisés dans des expériences. []

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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