Hollande en Chine : les rêves déçus du lobby porcin français

D’après le Huffington Post, “les jours qui précédèrent le départ de François Hollande en Chine, Pépère fut l’objet d’un lobbying porcin intense afin qu’il fasse la promotion du cochon français à Pékin.”

Le journal Le Point renchérit quant à lui avec cet article intitulé “Les charcutiers français à la conquête de la Chine”.

En résumé, lors de cette visite du président Hollande à Pékin, la charcuterie française espérait bien se voir ouvrir les portes du gigantesque marché chinois, c’est-à-dire un milliard de consommateurs, dont une classe moyenne avide de produits occidentaux.
966570_shutterstock-41-1045e161309-original[1]L’affaire est loin d’être “anecdotique”, soulignait à l’époque à l’Élysée :  le secteur charcutier de l’Hexagone rêverait de connaître un destin analogue à celui des vins français (842 millions d’euros de vente sur le marché chinois en 2012 !)

Depuis trois ans, la filière porcine française (Inaporc) négocie intensément avec les autorités chinoises les termes d’un protocole sanitaire, indispensable à toute importation chinoise de charcuteries françaises.

Tout devait être bouclé avant l’arrivée de François Hollande à Pékin, mais un obstacle de dernière minute a heureusement contrarié ces projets.
Malgré la promotion de François Hollande et de son ministre de l’agriculture, les Chinois n’achèteront pas de porc français. Motif : depuis l’affaire de la viande de cheval, l’Empire du Milieu, pourtant peu suspect en la matière, s’inquiète de la traçabilité des produits français !

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

Abonnez-vous, c'est gratuit !

Ne soyez pas carencé en actualité vegan, recevez chaque weekend l'essentiel de Vegactu !