Sādhu (saint homme hindou) avec un veau.

Inde : le gouvernement légifère pour interdire le commerce de la viande

Les autorités indiennes ont adopté ces derniers mois plusieurs mesures visant à restreindre le commerce de la viande.

Fermeture de boucheries

En mars 2017, l’Uttar Pradesh (état indien le plus peuplé) a élu à sa tête le parti nationaliste hindou (ou P.J.P.). Un député de ce parti, également prêtre végétarien, a alors fait fermer toutes les boucheries ne respectant pas le commerce de l’hygiène. “Ils veulent mettre tout le monde aux épinards et aux lentilles“, a commenté pour France Info un boucher qui a vu son chiffre d’affaire s’effondrer1.
Une bonne idée lorsqu’on sait que les lentilles contiennent davantage de fer que la viande rouge d’après la base de donnée du Département de l’Agriculture des Etats-Unis2 ; que les légumes de couleur vert foncé (dont l’épinard) permettent un bon apport en fer3 ; que le fer végétal serait préférable au fer animal car ce dernier augmente le stress oxydatif des cellules4 ; et enfin que le mythe des protéines végétales complémentaires a fait long feu5.

Interdiction de vente à des fins d’abattage

Fin mai, le gouvernement national (contrôlé par le P.J.P. également) a promulgué un décret qui interdit la vente de bétail à des fins d’abattage, sur les marchés tout au moins.

Fait inédit, ces mesure concernent tout autant la viande de buffle que celle des vaches. Ces dernières sont traditionnellement sacrées en Inde et en général un peu mieux protégées, bien que cela soit loin d’être aussi idyllique qu’on se l’imagine6 ; il n’en va pas de même des buffles qui sont élevés pour être abattus et dépecés. Cette nouvelle mesure égalise quelque peu les choses.

Au bord du fleuve, ville de Pushkar.

Le gouvernement a récusé les accusations de croisade menée contre le secteur de la boucherie, avant d’ajouter cependant que ce dernier ne devait en aucun cas constituer une priorité.

Les indiens qui souhaitent continuer à élever des bovins pour les mener à l’abattoir se sont récemment rebiffés et ont obtenus la suspension provisoire du décret interdisant le commerce sur les marchés. A suivre donc.

En parallèle, les attaques des camions qui transportent le bétail se sont multipliées et seraient le fait de militants hindous1.

Nous invitons les lecteurs qui seraient tentés de défendre les emplois indiens dans le secteur de l’élevage à visionner une ou deux vidéos d’abattage avant de s’exprimer dans les commentaires. Merci.

Bas-relief à Mamallapuram.

Compassion et bienveillance

Certes, le gouvernement en place prend d’autres mesures plus douteuses, comme de déconseiller aux femmes enceintes les relations sexuelles dans une récente brochure de santé publique… Les mesures visant à interdire la viande, cependant, s’inscrivent, elles, dans la droite ligne des principes de l’hindouisme, ensemble de concepts philosophiques et de devoirs universels, tels que s’abstenir de blesser les êtres vivants (ahimsa), la compassion7 (karuna) et la bienveillance8 (kshama)

Faut-il interdire d’interdire ?

Certains lecteurs seront peut-être gênés, philosophiquement, par le principe d’interdiction. Nous vous renvoyons au blog d’Eleusis et Mégara9, qui réfute de façon limpide l’argument du “chacun fait ce qu’il lui plaît” (point 8 de sa démonstration). Le site rappelle que l’absence pure et simple de toute interdiction ne constitue la définition de la liberté que pour un jeune enfant ignorant de la marche du monde ; que le « chacun fait comme il veut » ne fonctionne pas quand on parle par exemple de meurtres, de viols, de maltraitance infantile, d’incitation à la haine ; et que notre société serait bien difficile à vivre si par le passé les esclavagistes ou les opposants aux droits des femmes avaient eu gain de cause au nom de ce principe de relativisme moral…

A méditer.

Petit veau et sa maman, Inde.

Terminons sur le point de vue d’Insolente Veggie sur ce type d’interdiction (cet épisode est disponible dans le tome 2 de ses aventures) :

Précisions :

  1. France Info – En direct du monde. En Inde, le gouvernement légifère pour interdire le commerce de la viande [] []
  2. Vegactu – Ces aliments qui contiennent plus de fer que la viande rouge []
  3. Vegactu – Tout, tout, vous saurez tout sur le fer []
  4. Vegactu – Le fer végétal serait préférable au fer animal []
  5. Cherry Pepper – Le mythe des protéines complémentaires, traduction d’un article du Dr Jeff Novick, qui fut Directeur du Service Nutrition au Centre Pritikin de Floride et Vice-Président du Conseil d’Administration de la National Health Association []
  6. Végane, aujourd’hui – L’Inde, paradis des vaches ? []
  7. University of Chicago Press – The Principles of Hindu Ethics []
  8. 108 upanishad, traduction et présentation de Martine Buttex, éditions Dervy, p.972. []
  9. Eleusis et Mégara – 10 mauvais arguments contre le végétarisme []

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.
  • Munk

    Ce qui me gêne c’est que cette interdiction en Inde n’a pas pour but de protéger les animaux, mais d’imposer une religion face à une autre.

    • Ilin Alsem

      Quand la science expérimentale teste sur des animaux, (et sur l’homme, indirectement) elles les sacrifient, et nous dit que ce sacrifice est nécessaire à l’humanité, ne pensez vous pas qu’il s’ agit là de religion ? Un sacrifice se fait au nom d’un dieu… Celui là est le dieu science…

      • Bonjour LLin Alsem,

        La science est, selon la définition qu’en donne Wikipedia “L’ensemble des connaissances et études d’une valeur universelle, caractérisées par un objet et une méthode fondés sur des observations objectives vérifiables et des raisonnements rigoureux.” (https://fr.wikipedia.org/wiki/Science)

        Définition à comparer à ma propre définition de la science : “L’étude du réel à la recherche de phénomènes reproductibles et falsifiables”

        Le rapprochement que vous faites est pour le moins audacieux, car cette définition de la science accorde un caractère constitutif à ce qu’il conviendrait sémantiquement d’appeler des dérives. Les pratiques de la vivisection ou de l’expérimentation humaine représentent des méthodes d’expérimentation qui sont certes sujettes à débat au sein des sociétés humaines, notamment vis à vis de l’éthique…

        Mais elles n’en représentent que les dérives, pas la science en elle même : On peut parfaitement pratiquer la science sans pour autant recourir à l’expérimentation animale de façon systémique.

        Ne constituant pas une représentation de la réalité d’une définition réfutable de la Science, il apparaît qu’il s’agit d’un classique sophisme dit “de l’épouvantail” : https://cortecs.org/materiel/sophisme-epouvantail/

        Si vous avez des questions, des remarques… Je suis bien entendu parfaitement disposé à y répondre 😉

    • Balika

      Ah bon ? Pouvez-vous le démontrer ?

  • Anaëlle

    J’ai eu la même réaction que Munk: pour ce parti, il ne s’agit pas de protéger les animaux, mais de discriminer les autres religions (islam en particulier). La mesure ne concerne d’ailleurs que les bovins (les vaches étant considérées comme sacrées) et non les autres animaux (poulets, poissons, etc.) qu’il semble tout à fait “naturel” d’élever et de tuer dans des conditions épouvantables. C’est du conservatisme pur et dur – du coup, les autres mesures concernant les femmes ne semblent plus si “contradictoires” avec cette politique à première vue progressiste. Pour le coup, l’info me met plus mal à l’aise qu’autre chose. :-/

  • Anaëlle

    C’est un peu la même logique que ceux qui s’opposent à l’abattage “halal” en prétextant se soucier du bien-être des animaux… En réalité, c’est à une religion qu’ils s’opposent. S’ils se souciaient des animaux, ils condamneraient toute forme d’abattage. Cette décision politique indienne est certes une bonne nouvelle pour une certaine catégorie d’animaux, mais le fait que l’antispécisme soit récupéré à des fins racistes pue un peu. :-/

    • Balika

      Quel rapport entre racisme et religion ?
      Les religions ne sont pas des races.

      Je suis contre toute forme d’abattage, mais en attendant la fermeture de tous les abattoirs, je suis plus contre l’abattage halal sans étourdissement que contre l’abattage avec étourdissement. Rien à voir avec la religion. Certains s’en servent malheureusement pour dénoncer la “barbarie” des autres et justifier leur propre “abattage civilisé, humain et indolore”.

      Dans le même ordre d’idée, je suis contre l’escroquerie.
      Mais je suis plus contre le PDG du CAC-40 qui s’évade fiscalement avec des millions sous le bras que contre l’ouvrier qui gruge la CAF de 50 € par mois.

  • Ilin Alsem

    Peu importe si religion ou non, l’important est de marquer les esprits afin que les animaux soient mieux protégés et que l’abattage des bêtes pour leurs “viande et peau” devienne de plus en plus révolu.

  • Yoga Ekongkar

    Ah l’Inde… toujours aussi étonnante…

  • Subrahmanya Kâmadhénu

    Mardi 11 juillet, la Cour suprême de New Delhi a suspendu le décret que le gouvernement Modi avait publié le 23 mai pour interdire le commerce de bétail sur les marchés à bestiaux à des fins d’abattage ou de sacrifices religieux. Les lobbys de la viande ont gagné, hélas.

  • Isa

    Encore une fois je suis assez déconcertée par la vision à oeillères proposée dans vos articles (après par exemple la critique injuste du film Okja ou les appels béats à voter Mélenchon).
    Ce que le gouvernement indien défend depuis l’élection du nationaliste Modi est plus ou moins une dictature religieuse et une persécution insidieuse des muslmans, principaux travailleurs (pauvres) dans l’industrie du boeuf en Inde. Certes, l’effet de cette mesure est la fermeture d’abattoirs, ce qui semble une bonne nouvelle pour nos amies les vaches. Sauf que l’industrie de l’élevage prospèrera toujours autant tant que les indiens (et hindous) sont grands conommateurs de lait, et mangent de plus en plus de poulet. Les vaches continuent d’être exploitées et les veaux d’être séparés de leur mère et exportés là où ils peuvent être légalement tués et mangés. Ayant vécu en Inde, je peux vous assurer que le respect des animaux n’est pas la priorité des hindous et encore moins, je suppose, celle de ce gouvernement nationaliste.
    Il est dangereux de faire de la cause animale une obsession au point d’approuver tout acte, toute personne, tout parti politique au pretexte qu’il/elle prétend/semble défendre cette cause !

    • Subrahmanya Kâmadhénu

      C’est sûr, l’Inde n’est pas un paradis sur terre : mais qui croit ou prétend que l’Inde est un paradis (il y a plus de musulmans qui se font tués aux Etats-Unis qu’en Inde alors que l’Inde est peuplée de plus d’un milliard d’habitants et deviendra le premier pays musulman en 2050…) ? En revanche ce n’est pas demain la veille qu’en France, pays très riche par rapport à la pauvreté de l’Inde (qui a souffert de la colonisation et des famines organisées par le colon britannique), que l’on verra des lois visant à protéger les animaux. Mais si vous préférez la culture islamique et ses massacres généralisés de moutons ou la culture occidentale chrétienne et ses orgies de barbaques et de foie gras à Noël, c’est votre choix, pas celui de des Hindous et des non-Hindous respectueux de la tradition de la non-violence. Pour rappel, l’Inde a interdit la fabrication et l’importation de foie gras sur son territoire. La France est a des années-lumière d’une interdiction du foie gras. Si vous êtes vraiment allé en Inde, vous avez constaté que les musulmans sont libres de pratiquer leur foi, de crier sur le minaret pour la prière islamique (ce qui n’est pas légal en France) et même d’égorger en public des vaches : reconnaissez que les Hindous sont un peuple tolérant et sans doute plus tolérant que les Français qui interdisent le voile islamique intégral (si les le gouvernement indien interdisait le voile islamique intégral en Inde, diriez-vous qu’il est intolérant aussi envers les musulmans alors que les Français ne le tolère pas ?)

    • Subrahmanya Kâmadhénu

      Pour rappel, l’Inde a interdit la fabrication et
      l’importation de foie gras sur son territoire. La France est a des
      années-lumière d’une interdiction du foie gras. Si vous êtes allé
      en Inde, vous avez constaté que les musulmans sont libres de
      pratiquer leur foi, de crier sur le minaret pour la prière islamique
      (ce qui n’est pas légal en France) et même d’égorger en public des
      vaches : reconnaissez que les Hindous sont un peuple tolérant et
      sans doute plus tolérant que les Français qui interdisent le niqab
      et la bourqa (si le gouvernement indien interdisait le niqab ou la
      bourqa en Inde, diriez-vous aussi qu’il est intolérant envers les
      musulmans alors que les Français ne le tolèrent pas ?). “Tolérer
      la violence est violence aussi” (proverbe hindou)

  • Subrahmanya Kâmadhénu

    En Inde, les activistes pour les animaux sont aussi attaqués physiquement par les maffias de bouchers, de la viande. La preuve : https://www.hindujagruti.org/news/103229.html

  • Subrahmanya Kâmadhénu

    En Inde, les activistes pour la protection animale sont aussi violemment attaqués physiquement par les maffias de bouchers, de la viande. Mais les médias occidentaux l’ignorent…

  • M.W

    Juste une question, qui n’a peut-être pas grand chose à voir avec votre billet mais tant pis, comment les vegan peuvent-ils s’y prendre pour convertir au veganisme les Mongols, les Inuits, les Indiens d’Amazonie, les pasteurs du Shael et autres peuples chasseurs cueilleurs de notre monde ? Car si manger un animal est un meurtre, ce sont des peuples de meurtriers s’ils continuent de chasser et de tuer des animaux d’élevage. Alors, comment comptez-vous faire ?

    • Bonsoir M.W.

      Vous évoquez ici la seule situation qui est susceptible de justifier une consommation de viande aux yeux d’un végane : Une situation de survie.

      Les peuplades que vous évoquez consomment la viande d’animaux qu’ils ont eux même chassé, souvent même au péril de leur vie. Avec pour objectif la survie dans un environnement hostile et potentiellement dangereux.

      Une situation qui n’est guère comparable à la réalité de nos sociétés occidentales où, si nous affrontons certes d’autres dangers, la plupart d’entre nous ne connaissent et ne connaîtrons pour ainsi dire jamais de situation où sa survie est menacée.

      Dans le cas de la nourriture, l’abondance et la relative facilité avec laquelle nous avons accès à une telle alimentation ne s’embarrasse pour l’instant encore que trop peu des considérations morales et éthiques qu’implique la consommation de viande, considérations qui sont censé prédominer dans une société qui se veut avancée et progressiste.

      C’est une confusion assez courante quand aux fondement motivant le véganisme : Les véganes ont pour ambition qu’il soit un jour interdit de faire du mal aux animaux, de quelque manière que ce soit en commençant par les souffrances inutiles et facilement évitable. Sûrement pas de “convertir” au véganisme des personnes qui cherchent avant tout à survivre.

      J’espère avoir éclairé votre lanterne, n’hésitez pas si vous avez des questions.

      • M.W

        Je comprends votre réponse, Monty, mais elle continue de m’interroger. Vous dîtes “Les véganes ont pour ambition qu’il soit un jour interdit de faire du mal aux animaux, de quelque manière que ce soit en commençant par dénoncer et tenter de minimiser au maximum des souffrances inutiles et facilement évitable.”

        Par là, vous admettez que ces peuples peuvent évoluer et renoncer à leur mode de vie. Le problème, c’est que leur environnement géographique risque de rendre trop difficile une évolution de ces peuples vers le veganisme. Alors, si un jour vous parvenez à convertir au veganisme les sociétés les plus avancés, comment comptez-vous faire pour les rendre vegan ? Les chasser de leurs terres ? Les obliger à renoncer à leurs traditions ? Les parquer dans des villes ? Et s’ils ne veulent pas ? S’ils refusent de renoncer à leur mode de vie traditionnelle ? s’ils refusent de renoncer à l’élevage et à la chasse et à la pêche, que ferez-vous ?

        En outre, je signale que pour eux, la viande, la pêche, la chasse et l’élevage ne sont pas que des éléments de survie, ce sont des cultures à part entière. Votre prose me laisse à penser que vous voyez les différences culturelles, les richesses civilisationnelles de notre monde qui se base sur la domestication et sur les consommations de produits d’origines animales comme des sortes de fardeaux dont il faudra se débarrasser quand l’occasion le permettra….

        • “Par là, vous admettez que ces peuples peuvent évoluer et renoncer à leur mode de vie.”

          S’ils peuvent un jour être amenés à vivre plutôt que d’avoir à survivre, c’est tout le bien que l’on doit pouvoir leur souhaiter. Par ailleurs, je pense même que cela pourrait les libérer d’un poids et leur permettre de se concentrer sur le rayonnement de leur culture s’ils s’affranchissaient de cette contrainte de survie.

          Petit aparté sur la culture : Il convient évidemment de distinguer l’expression pacifique d’une identité culturelle de pratiques qui impliquent des atteintes à l’intégrité d’êtres sensibles. Pour prendre des exemples connus : La torture, l’esclavage, les combats de gladiateurs, la soumission des femmes, le travail des enfants… Sont ou furent autant de pratiques traditionnelles, culturellement ancrées et largement admises qui ont été, sont remises en question et sont même dépassées. Pourrait-on aujourd’hui défendre ces pratiques sociales au nom de l’expression d’une identité culturelle ?

          “Le problème, c’est que leur environnement géographique risque de rendre trop difficile une évolution de ces peuples vers le veganisme. Alors, si un jour vous parvenez à convertir au veganisme les sociétés les plus avancés, comment comptez-vous faire pour les rendre vegan ? Les chasser de leurs terres ? Les obliger à renoncer à leurs traditions ? Les parquer dans des villes ? Et s’ils ne veulent pas ? S’ils refusent de renoncer à leur mode de vie traditionnelle ? s’ils refusent de renoncer à l’élevage et à la chasse et à la pêche, que ferez-vous ?”

          Vous semblez avoir du mal à accepter l’idée qu’il n’est nullement question de “convertir” qui que ce soit au véganisme.

          Il s’agit avant tout de mettre en lumière une réalité qui est encore trop souvent invisible aux yeux de tous, à savoir que nos choix de vie ont des conséquences que l’on ne cautionnerait jamais si elles ne nous étaient pas dissimulées.

          C’est la volonté d’informer autrui pour lui permettre un choix qui soit à la fois conscient et éclairé. Le juste contrepoids à la désinformation permanente, aux mythes véhiculés par la publicité, aux passifs sociaux et au poids des traditions, autant de pratiques qui passent sous silence les souffrances de milliards d’innocents pour un confort purement égoïste. Le véganisme représente un début de solution plutôt efficace à la problématique de la souffrance animale, mais il ne constitue pas une fin en soi.

          “Votre prose me laisse à penser que vous voyez les différences
          culturelles, les richesses civilisationnelles de notre monde qui se base sur la domestication et sur les consommations de produits d’origines animales comme des sortes de fardeaux dont il faudra se débarrasser quand l’occasion le permettra….”

          C’est exact. Et comme nous avons largement dépassé le stade de la survie, l’exploitation animale n’est plus aujourd’hui ni un besoin d’adaptation ni une nécessité de survie. Il s’agit bel et bien d’un reliquat qui représente un défi majeur du XXIème Siècle.

          Comme dit plus haut, il convient de bien distinguer l’expression pacifique d’une identité culturelle de pratiques qui impliquent des atteintes à l’intégrité d’êtres sensibles. La culture Française, puisque c’est un bel exemple, rayonne à l’étranger. Elle ne le doit sûrement pas à la corrida…

          Le débat n’est d’ailleurs pas récent. Il est même attesté depuis l’Antiquité qui a entre autre vu naître philosophie et démocratie. Et il est aujourd’hui parfaitement envisageable de voir rayonner dans le monde une culture sans engendrer de souffrances inutiles. Cela représente un sacré défi mais c’est dans la continuité des aspirations de nos sociétés qui se veulent évoluées.

          J’espère vous avoir rassuré sur ce que l’on ferait pour ces populations. Et puis d’ailleurs, on a déjà bien fort à faire avec celles de chez nous 😉

          Amitiés

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