Interview : Régis Mangeot, athlète d’ultra-endurance, court pour la cause animale

Régis Mangeot a couru pendant 24h d’affilée, soit 152 km et 301 m, en portant un maillot affichant son soutien à l’association PETA France !
Un grand bravo à lui !

Ce n’est pas le premier défi d’ultra-endurance que se lance l’athlète pour défendre la cause animale : le mois dernier, il est descendu de Paris à Toulouse, soit 750 kilomètres, en courant.

Bonjour Régis. Depuis quand es-tu végane ? Peux-tu nous raconter ton cheminement vers le véganisme ?
Je suis végane depuis 7 ans. Les quatre années précédentes, j’étais végétarien pour le côté éthique avant tout. Mais, le traitement infligé aux poules, poussins, vaches, veaux, etc… dont je n’avais pas conscience au départ, a fait que le mode de vie végane est devenu une évidence. Les vidéos, informations présentes sur le net et mes lectures diverses m’ont permis de me faire mon opinion et surtout de passer au-delà du fameux “on a toujours fait comme ça” ou “tu vas être carencé”.

Comment a germé l’idée de participer à ces deux course (Paris-Toulouse, puis les 24h de course à Albi) ?
Je suis coureur d’ultra depuis quelques années. Cela faisait longtemps que je voulais faire un road-trip avec un sac à dos. C’était comme un besoin profond de faire un vide, de m’échapper du quotidien métro-boulot-dodo. Le challenge Paris-Toulouse m’a donné la possibilité de combler cette envie mais aussi de passer un message important concernant trois thématiques qui me tiennent à cœur :

  • la lutte contre le spécisme (discrimination basée sur l’espèce),
  • la promotion du mode de vie végane,
  • la protection animale.

Pour les 24 heures, après avoir enclenché le partenariat avec PeTA, j’ai eu envie de faire quelque chose de fun. J’ai déjà fait des 24 heures par le passé. Je me suis dit, pourquoi pas et en plus, communiquer sur PeTA et encore une fois, car il faut répéter pour être entendu, parler des thématiques importantes et déjà listées dans la question précédente.
J’aime courir et je trouve que c’est un vecteur efficace de communication. L’ultra est vu comme une discipline de fous, c’est drôle quand on pratique cette discipline mais pratique pour passer un message.

Comment t’es-tu entraîné avant ces ultras ?
Pour les grosses épreuves et notamment Paris-Toulouse, j’ai cumulé de nombreux kilomètres de course à pied chaque semaine. La plus grosse semaine, j’ai cumulé 170 km. J’ai également fait des longues sorties, avec un maxi de 70 km en une fois. Il faut manger du kilomètre afin de répéter le geste et de se sentir prêt le jour J. Pour les 24 heures, après une récupération, j’ai fait des sorties plus légères pour garder le potentiel déjà acquis.

Quels souvenirs retiendras-tu de ta participation à ces deux événements ?
Paris-Toulouse a été à la hauteur de mes attentes. J’ai voyagé à la force de mes jambes. J’ai pris le temps de contempler. J’ai souffert mais c’était une volonté d’aller loin, pour défendre mes convictions. J’ai fait des rencontres géniales. J’ai discuté, échangé, regardé.
Les 24 heures d’Albi : j’ai retrouvé les sensations de la compétition, la difficulté de tourner en rond, sur un circuit de 1000m. Le mental est l’atout principal et il était au rendez-vous.
J’ai aussi été bluffé par le travail du média antispéciste “l‘Animal est une Personne” qui m’a suivi en amont, durant l’épreuve et après les 24 heures.

Photo prise lors des “6 jours de France” pour le développement durable, en octobre dernier.

Quels sont tes plats ou aliments vegans favoris ?
J’aime bien me faire un petit déjeuner avec du chia, du lait de coco, des fruits rouges et éventuellement un peu de sucre de coco. C’est énergétique et très bon.
Sinon, je suis un fan absolu de tofu sous toutes ses formes. C’est une super source d’acides aminés et c’est tellement bon ! J’adore aussi le concombre et la pistache 🙂

Penses-tu participer à d’autres ultras de ce genre dans l’avenir ?
Oui, quand on aime, on ne compte pas et on ne s’arrête pas. Je vais sûrement retenter l’ultrathlétic Ardèche en 2018 (208 km en moins de 36 heures sur les routes d’Ardèche), plus d’autres non définis encore. En 2019, je pense faire un gros challenge. Plus long que le Paris-Toulouse, beaucoup plus long. Mais c’est un projet qui demande du temps.

Comment te vois-tu évoluer dans la suite de ta vie ? Sportivement, au niveau militant etc…
Je me vois réaliser plus d’action pour la défense de mes idées, la lutte contre le spécisme. Je vais militer davantage, et inciter les autres sportifs à montrer que l’alimentation végétale, le mode de vie végane, est viable et compatible avec l’animal humain.

Régis Mangeot fait partie du nombre croissant d’athlètes qui se passent de produits issus d’animaux, dont le champion olympique Carl Lewis, le coureur d’ultra-endurance Rich Roll, les sœurs et joueuses de tennis Serena et Venus Williams, le boxer Timothy Bradley, Patrik Baboumian, qui a remporté le titre d’homme le plus fort d’Allemagne en 2011, Barny Du Plessis, voté M. Univers en 2014, et bien d’autres.

Bravo à eux, bravo Régis.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa

Professeur des écoles à Toulouse, j’adore l’archéologie, l’histoire de l’art et la littérature.
Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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