Un burger vegan de Uno Cookbook

Jeudi 20 Mars, c’est la Journée Sans Viande

La journée idéale pour s’informer, franchir le pas et adopter un régime sans cruauté envers les animaux et aux multiples avantages.

A l’heure où la consommation de viande est de plus en plus remise en cause et décriée, laJournée Sans Viande (JSV), une campagne internationale à caractère laïque se déroulant chaque année le 20 mars ou alentour avec le retour du printemps, donne lieu à travers le monde à de nombreuses actions d’information et de sensibilisation aux multiples conséquences de la consommation de viande : calvaire des animaux dits de consommation, pillage et pollution de l’environnement, détérioration de la santé humaine et gaspillage massif de céréales.

Pour l’édition 2014 de la Journée Sans Viande animée en France par le collectif International Campaigns et relayée par de nombreuses associations locales, de nombreux stands de sensibilisation au sort des animaux-machines à viande et de promotion d’une alimentation sans viande ni aucun produit d’origine animale auront lieu le 20 mars ainsi que les week-ends du 15 mars et du 22 mars 2014 à travers la France.

L’étalement du relais de la campagne permettra de sensibiliser plus largement le public et de l’inviter à s’engager le 20 mars ou alentour sur la voie d’un mode d’alimentation sans cruauté envers les animaux et aux multiples avantages.

Cette année encore, de très nombreuses actions sont prévues dans le monde et en France avec notamment pour objectif en 2014 de faire goûter de la nourriture vegan à l’occasion de la Journée Sans Viande à plusieurs dizaines de milliers de personnes à travers le monde, dont 25 000 aux États-Unis.

Pour la France, l’objectif est de faire goûter un échantillon de produit vegan (100% végétal) à 5000 personnes à travers l’Hexagone entre le 15 et le 22 mars 2014.

Un porte-parole d’International Campaigns, collectif pour les droits des animaux qui relaie et anime la Journée Sans Viande en France depuis 2006 déclare :

Rien qu’en France, chaque jour, plus de 3 millions d’animaux, soit plus d’un milliard par an, sans tenir compte des animaux aquatiques comptabilisés en tonnes, sont abattus pour la consommation humaine. Soit environ 65 milliards par an à travers le monde. Êtres sensibles, tous ces animaux réduits à l’état de marchandise sont de plus en plus trafiqués génétiquement et élevés dans des conditions concentrationnaires avant d’être transportés sans ménagement vers l’abattoir pour y être tués de manière brutale. Tant de cruauté et de maltraitance industrialisées alors qu’il est parfaitement possible de ne pas manger de viande et d’être en bonne santé !

Pourquoi arrêter de manger de la viande ?

  • Par compassion envers les animaux

Manger des animaux implique non seulement un meurtre animal de masse, mais encourage également les éleveurs à faire naître des milliards de vies innocentes, qui, sans la demande expresse, répétée et soutenue des consommateurs, n’auraient jamais vu le jour.

Ces vies ayant été créées dans l’unique but de mourir vite, dès que les animaux deviendront moins productifs, ou qu’ils auront atteint le poids satisfaisant pour l’éleveur. Par ailleurs, la plupart des animaux victimes de l’industrie de la viande sont des individus jeunes, voire très jeunes. Ainsi, les cochons sont abattus vers l’âge de 6/7 mois, quand ils auraient pu vivre environ 15 ans. La durée de vie d’un veau est généralement de 5 mois. Leur mère, les vaches, pourraient vivre environ 20 ans, mais elles sont abattues vers l’âge de 5 ans. Les poules ont une espérance de vie d’environ 8 ans mais sont tuées à environ 1 an ½.

Les animaux aquatiques n’échappent toutefois pas à cette règle implacable et se comptent par millions de tonnes. Ils sont écrasés dans les filets, asphyxiés, énucléés par compression, écaillés vivants par commodité et au nom de l’éternelle rentabilité, alors que leur sensibilité a déjà été maintes fois démontrée, sachant que tout être vivant doté d’un système nerveux souffre inévitablement…

Chosifiés, méprisés, enfermés, la seule importance accordée à ces êtres vivants, sensibles et conscients se résume à deux fonctions : Productivité et Rentabilité.

  • Par solidarité envers les affamés humains dans le monde

L’un des plus grands scandales humanitaires concerne la quantité astronomique de nourriture donnée de manière frénétique aux animaux parqués dans les fermes d’engraissement. Plus d’un tiers des récoltes céréalières dans le monde est ainsi sciemment détourné, pour le seul usage des animaux destinés à la consommation. Un véritable pillage de cultures organisé, un gaspillage insensé et un détournement de céréales qui pénalise lourdement les pays du Tiers-Monde, notamment les enfants.

En effet, pour « produire » 1 kg de bœuf, 7 à 10 kg de céréales seront nécessairement utilisés, 15 500 litres d’eau seront nécessaires. Combien d’êtres humains auraient ainsi pu être épargnés ? Si les hommes étaient nourris à la place des animaux d’élevage, un intermédiaire scandaleusement gaspilleur, la faim dans le monde ne sévirait plus.

Manger de la viande c’est voler le grain du pauvre pour nourrir la vache du riche…

  • Par souci de sa santé

La consommation de viande apparaît aujourd’hui comme un véritable problème de santé publique. Manger de la chair animale est un facteur de risque évitable pour la santé humaine. La viande favorise indiscutablement le diabète, est source d’obésité, élève de manière notoire le risque de certains cancers et favorise les infarctus. De nombreux scientifiques affirment d’ailleurs qu’une alimentation sans apports de produits animaux est particulièrement adaptée à la physiologie humaine et couvre tous les besoins en substances nutritives essentielles au bon équilibre du corps.

De plus, d’impressionnantes quantités d’antibiotiques et autres produits chimiques sont administrées aux animaux dans les élevages et ont une répercussion dramatique sur le consommateur humain en bout de chaîne, et sur l’environnement.

Manger de la viande c’est creuser sa tombe avec ses dents.

  • Par respect de l’environnement

La viande est la gangrène de notre planète qui s’étouffe et suffoque sous des quantités effroyables de méthane et de lisiers qui polluent de manière irrémédiable l’air que nous respirons ainsi que les nappes phréatiques, indispensables à l’alimentation des sources en eau potable.

À lui seul, l’élevage est responsable de la plus importante émission de gaz à effet de serre dans le monde. Il précipite le réchauffement climatique et pollue davantage que tous les modes de transport réunis.

En outre, les animaux étant majoritairement nourris avec des céréales et des tourteaux de soja (OGM et bourrés de pesticides), d’importants stocks de ce végétal sont notamment cultivés en Amazonie (où la forêt est massivement défrichée et condamnée pour la culture de cette légumineuse et transformée en pâturages) et en Asie puis acheminés vers des pays tiers, contribuant ainsi directement à la dégradation de l’environnement.

Un bœuf « fournira » 1500 repas alors que les céréales consommées durant sa courte vie auraient pu en fournir 18000.

Par an, un végétarien consommera directement pour s’alimenter quelque 180 kg de céréales tandis qu’un consommateur de viande en gaspillera indirectement 930 kg.

Vous pouvez retrouver nos recettes vegan sur Vegactu pour vous donner quelques idées de plats vegans.

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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