La criminalisation du mouvement animaliste

Le ministre de l’intérieur C. Castaner vient d’annoncer la création d’une nouvelle cellule, Demeter, dédiée à la lutte contre “l’agribashing” et les violences en milieu agricole. Le résultat d’un lobbying exercé depuis des mois par le monde de l’agriculture intensive (FNSEA et JA en tête) et d’une volonté politique (entamée cette année par la création des “observatoires de l’agribashing”) de museler le mouvement animaliste. Retour sur l’exceptionnelle montée en puissance du gouvernement sur ce dossier.

Un renvoi d’ascenseur ?

En pleine réforme des retraites, le 03 décembre dernier, à l’issue d’un entretien avec le premier ministre Edouard Philippe, la patronne de la FNSEA, Christiane Lambert déclare : “Nous ne nous associerons pas au mouvement du 05 (grande journée de manifestation, ndr), nous portons nos revendications agricoles ; pour le secteur agricole, nous espérons que la réforme sera bénéfique.” (1). Ainsi, alors que de la plupart des grands syndicats appellent à la grève, la FNSEA, elle, semble satisfaite du sort réservé à ses adhérents. Etrange contrepied pris par un syndicat pourtant habitué à contester la politique du gouvernement (zones d’épandages, pesticides, accords de libre-échange, taxation de l’huile de palme …) et à solliciter la solidarité de ses concitoyens (logo “Viandes de France”, #SauveTonPaysan …). Quoiqu’il en soit, un poids en moins pourle gouvernement.

Cibler le mouvement animaliste

Dix jours plus tard, en visite dans le Nord-Finistère, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner signe avec la FNSEA et Jeunes Agriculteurs (syndicat agricole proche du premier) une convention. Le but ? Mieux protéger les agriculteurs face aux nombreuses agressions dont ils sont victimes. Devant la presse, le ministre annonce ensuite la création d’une nouvelle cellule, Demeter, laquelle “vise à mettre tous les moyens nécessaires pour faire en sorte qu’aucune de ces atteintes au monde agricole ne soit impunie”. Et le ministre de citer pêle-mêle les “vols”, “menaces”, “agressions”, au même titre que les “intrusions dans les élevages” et même … “l’agribashing”. En ligne de mire, notamment, “les agressions … commises par les militants antispécistes et animalistes”. Ce que le ministre reconnaît d’ailleurs formellement : “J’ai demandé que l’antispécisme soit un des axes prioritaires du renseignement” (2)(3).

Museler les militants

A la lecture du dossier de presse (4), sur le site du ministère de l’intérieur, on découvre en réalité un vaste fourre-tout. Ainsi constate-t-on par exemple que le cadre de compétence de la cellule Demeter ne concerne plus seulement le monde agricole mais englobe également “les actions anti-fourrure liées à des élevages spécifiques” ou encore “les actions menées par certains groupes antispécistes vis-à-vis du monde de la chasse”. Plus inquiétant encore, la mise sur le même plan “d’actes crapuleux” (“délinquance de proximité et d’opportunité … ou criminalité organisée voire internationale”) et “d’actions de nature idéologique” (“simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole …”). Criminaliser la dénonciation de pratiques agricoles ? difficile de faire plus anti-démocratique …

Agribashing = violence ?

Le problème pour le ministre, c’est que sa démarche ne fait que mettre en lumière son manque de discernement (c’est pas nouveau (5)) et sa mauvaise foi envers le mouvement animaliste. Seul exemple concret cité dans son document, celui de militants animalistes “responsables de la mort de plus de 1.400 dindes” après “leur avoir fait peur en s’introduisant dans un élevage” (ce que les militants en question démentent, ndr (6))” ; sur les “14.498 faits enregistrés en 2019” (dont des cas d’agressions et de vols liés au crime organisé), ça montre un peu l’obsession … Quant à ses déclarations à la presse, elles frisent le ridicule : “Il nous faut protéger le monde agricole de ces risques nouveaux ; dont celui de l’agribashing … des actes d’intimidation, voire de violences inacceptables ; comme cet incendie criminel, à Jumelles, dans l’Eure, qui a provoqué la mort de 1 432 dindes (une fake news, soit dit au passage, ndr (7))”.

Agribashing : l’outil de diversion du milieu agricole

Derrière cette confusion volontairement entretenue, une stratégie : associer “l’agribashing” à de la violence, voire de la délinquance. Un beau cadeau pour la FNSEA, tant les critiques envers son modèle agricole explosent depuis quelques années et tant elle ne sait plus comment les faire taire. Les effets des pesticides sur la santé (autisme, Parkinson …)(8) ? Agribashing. L’explosion des taux de nitrates/phosphates (9) ? Le problème des algues vertes (10) ? Agribashing. Les conséquences de l’élevage sur la planète (gaz à effets de serre, minéralisation des sols, déforestation …)(11)(12) ? Agribashing. L’établissement d’un lien entre la consommation de viande rouge (et de charcuteries) et certains problèmes de santé (maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète, goutte …) (13)(14) ? Agribashing. La surmédication des élevages ? Les problèmes d’antibiorésistance associés (15)(16) ? Agribashing. La dénonciation de la souffrance animale (17) ? Agribashing. L’instauration d’une journée sans viande ? Agribashing.

FNSEA/Gouvernement : un rapport de force sans cesse entretenu

Une diversion qui prend l’allure d’un rapport de force dès qu’un gouvernement (ou que la commission européenne) tente de corriger un peu les choses. On se souvient des grandes manifestations au moment du projet de loi sur l’écotaxe, de la mise en application de la directive nitrates, ou plus récemment, autours de la question des pesticides (sortie du glyphosate, restriction des zones d’épandage)(18). Depuis quelque temps, il semble que ce soit une petite évolution au niveau des habitudes alimentaires des consommateurs (la consommation de viande aurait baissé de 12 % en dix ans)(19), qui ait provoqué l’ire des agriculteurs. Avec en ligne de mire, les principaux responsables (ou présupposés tels) de ce changement : les militants de la cause animale ; “Marre de l’agribashing”, “La France veut-elle encore de ses paysans”, “#SauveTonPaysan”, “Macron entends-nous !” ; (20)(21) des revendications qui semblent avoir été entendues …

FNSEA/LREM : un rapprochement sur le dos des animalistes

“Je sais l’indignation, la souffrance que beaucoup ressentent face à ce qu’on appelle désormais l’agribashing.” Ces mots sont ceux prononcés par E. Macron, 5 mois avant que sa majorité l’emporte sur le vote du CETA à l’assemblée nationale, le 23 juillet dernier. Un projet que la FNSEA dénonçait à corps et à cris depuis plusieurs mois (comme une grande partie de la société d’ailleurs) mais que le gouvernement a malgré tout fini par faire passer. Alors, déçue la FNSEA ? Qu’à cela ne tienne, il faut juste lui donner matière à se consoler ! A l’initiative, la députée LREM de Vendée, Martine Leguille-Balloy, qui demande mi-juillet l’ouverture d’une commission d’enquête “concernant l’agribashing” (“afin de mieux connaître le financement des associations de bien-être animal et leurs véritables motivations”)(22). La même député qui, moins de 2 semaines plus tard, vote en faveur du CETA …

LREM : le grand écart idéologique

Durant l’année 2019, de nombreuses autres figures LREM se sont mobilisés contre l’agribashing (23)(24)(25). Des figures appartenant à un mouvement prétendument sensible aux préoccupations environnementales et climatiques … Le fameux “en même temps” Macronien. Comble du ridicule, la présence sur la même liste, aux élections européennes de mai, de l’ex-directeur général de WWF France, Pascal Canfin (numéro 2 de la liste) et de l’ex-président de Jeunes Agriculteurs, Jérémy Decercle (numéro 4 de la liste)(26). Comme grand écart idéologique, on a rarement fait mieux ! Plus récemment, le 13 novembre dernier, c’est un député LREM (Didier Le Gac), qui a coorganisé aux côtés d’un député LR (Marc Le Fur)(27)(28), un colloque (à l’assemblée nationale) de soutien aux agriculteurs. Un colloque s’appuyant sur une série d’exposés aux titres évocateurs (“Le mouvement activiste anti-élevage en France”, “Décryptage de la machine de guerre abolitionniste” …) et soutenu par des groupements d’intérêt de l’industrie agroalimentaire (Interbev …)(29).

La droite classique : un soutien historique

Si les éleveurs peuvent aujourd’hui compter sur le soutien des LREM dans leur lutte contre les “animalistes” (végans, antispécistes …), ils peuvent aussi et surtout compter sur celui de la droite traditionnelle. Un soutien historique, fort (voire inconditionnel), que l’actualité récente ne dément pas. A l’image des prises de position de certains députés LR : Marc Le Fur proposant (en juin de cette année) un amendement visant à inclure “l’agribashing” au projet de loi de “lutte contre la haine sur internet” (30) ; ou Jean-Noël Cardoux (en octobre 2018), avec sa proposition de loi visant à créer un délit d’entrave à l’exercice “de toute activité autorisée par la loi” (31) ; ou encore Damien Abad (octobre 2018) et sa proposition d’enquête parlementaire sur “les activistes antispécistes violents et sur les atteintes à la liberté alimentaire” (32).

Sur le reste de l’échiquier politique : des avis contrastés

On pourrait aussi citer l’extrême droite (RN)(33), toujours en pointe dans la défense des éleveurs, quoique avec une position un peu plus éloignée de celle de la la FNSEA/JA (productiviste et exportatrice) ; plutôt à rapprocher de celle, plus nationaliste, de la Coordination Rurale (3/4ème syndicat agricole). De l’autre côté de l’échiquier politique, à gauche, on trouve plutôt un modèle tourné vers la petite paysannerie et l’agroécologie ; à l’instar de la Confédération Paysanne (3/4ème syndicat) qui dénonce “une course effrénée au productivisme” et prône “des volumes plus modestes mais de qualité”. Sauf que ça manque de relais politiques : à part quelques figures LFI (34)(35)(36) et EELV (37)(38), rares sont ceux qui, à gauche, dénoncent ouvertement les ravages de l’agriculture intensive.

Dans l’ensemble, un clivage droite/gauche

Malgré tout, le positionnement idéologique correspond globalement au clivage droite/gauche : à droite, des partis/figures soutenant le modèle agricole français (majoritairement intensif) et à gauche, ceux généralement plus enclins à défendre les petites exploitations et l’agriculture raisonnée (à quelques exceptions près, comme le député communiste André Chassaigne, grand soutien des éleveurs, et qui se retrouve à défendre la FNSEA au milieu de députés LREM et LR … (39)(40)). Une logique que l’on retrouve également au niveau des média. A lire, les titres évocateurs de certains journaux de droite (Valeurs Actuelles : “Végans, bienvenue dans le préterrorisme” … (41)(42)(43)) à comparer à d’autres plutôt de gauche (Libération : “Pourquoi nous avons besoin du véganisme” … (44)(45)(46)) ; avec une exception là encore : Marianne et son article sur les “relations entre le véganisme/antispécisme et l’extrême droite” … Lol.

Les services de l’état en ébullition

Revenons à la Macronie. Depuis qu’elle a décidé de s’attaquer à “la stigmatisation des services agricoles”, les services de l’état sont en ébullition. A l’image des “observatoires de lutte contre l’agribashing” lancés en avril dernier à l’initiative du ministre de l’agriculture Didier Guillaume, et pilotés sur le terrain par le préfet (ministère de l’intérieur) en lien avec le procureur (justice)(47). Mayenne, Bas-rhin, Haute-Saone, Landes, Gironde, Drôme … ce sont au total une petite dizaine de départements qui ont pour l’instant mis en place ce genre d’observatoire (48)(49)(50). Au programme : “insultes, agressions, intrusions dans les élevages …” avec toujours en ligne de mire … “les mouvements animalistes radicaux”. Mais au fait, quelle est la part de responsabilité de ces mouvements dits “radicaux” dans les atteintes (aux biens et/ou aux personnes) subies par les agriculteurs ?

Les atteintes en milieu agricole

Si le problème des attaques en milieu agricole est bien réel (vols, agressions, dégradations), et même conséquent, il est loin d’être le fait des seuls militants animalistes. Loin s’en faut ! Vols de tracteurs, GPS, carburants, outils agricoles, fruits & légumes ou même animaux … (51)(52)(53)(54)(55)(56), rodéos sauvages, agressions physiques, menaces de mort ou encore racket …(57)(58)(59)(60), les délits sont bien évidemment graves et méritent attention. Le problème est qu’ils n’ont rien à voir avec la mouvance animaliste : ils sont le plus souvent liés à des problèmes de voisinage, une délinquance rurale, ou encore des bandes mafieuses venues de l’étranger (de l’est le plus souvent)(61)(62)(63)(64). Le problème n’est d’ailleurs pas nouveau et est pris en considération (depuis un moment déjà) par les autorités : mise en place de conventions/cellules en lien avec la gendarmerie, démantèlement de gangs (roumains, ukrainiens …), déplacement de ministres (Valls, Le Foll, Cazeneuve)(65)(66)(67) …

L’intrusion dans les élevages

Que reproche-t-on aux animalistes ? Des intrusions dans les élevages ? Des intrusions sans violences (ni dégradations à priori), et qui ont permis de révéler, documenter, prouver au public ce que le monde de l’élevage (intensif du moins) cherchait depuis toujours à cacher ? Porcelets castrés à vif ; ou “claqués” contre un mur ; poussins broyés vivants ; poules ou lapins entassés en cage ; veaux anémiés & placés à l’isolement ; vaches/truies/etc. inséminées à tout va ; ou entravées dans leur comportement maternel ; animaux déformés à cause de la sélection génétique (boeufs, poulets …) ; épuisées par les conditions de production intensive (vaches, poules …), contaminés par l’insalubrité ambiante (sols souillés, air pollué, maladies …) ; ou agonisants au milieu de leurs congénères … (68)(69)(70)(71)(72) Que serait l’argumentation des animalistes sans la démonstration (sans cesse renouvelée) de ces conditions de vie atroces ? “Ca ne se passe pas comme ça en France ?” … “Plus comme ça ?” – Ah ben tiens, regarde !

La violence des animalistes ?

Le véganisme étant un mouvement pacifiste, compassionnel, prônant le respect des êtres vivants et la prise en considération de leurs souffrances, il sera bien difficile à ses détracteurs de documenter la violence de ses militants. La dégradation de biens, OK (on a tous en tête les quelques cas de vitrines de boucherie cassées l’an dernier), et encore, en précisant qu’il s’agi(ssai)t là d’actes isolés, minoritaires, et réprouvés par une grande majorité d’associations/militants. Quant aux cas de menaces et violences physiques évoquées (ou fortement insinuées) par le ministre/préfets : là … ; des cas de menaces/agressions entre éleveurs, on a (73)(74)(75)(76)(77)(78)(79), de la part d’éleveurs sur des animalistes, on a aussi (80)(81)(82)(83), mais de végans sur des éleveurs, à part quelques accusations non prouvées (voire démenties par les faits) (84)(85)(86)(87) …

La violence de la FNSEA

La violence du tandem FNSEA/JA, elle, est beaucoup plus tangible. Les exemples ne datent pas d’hier, et ils ont en commun de revenir régulièrement sur le devant de la scène : éleveurs déversant du fumier devant des préfectures ; saccageant ou incendiant des bâtiments publics (centre des impôts …) ; emmurant des permanences de députés ; s’en prenant aux forces de l’ordre (forçage de barrage, arrosage au purin …) ; s’improvisant “police agricole” (arrestation de camions, déversement de leur cargaison sur la voie publique) ; investissant ou bloquant des supermarchés (opérations caddies, lâchers d’animaux) ; intimidant des gens ; malmenant des animaux sur la voie publique … (88)(89)(90)(91)(92)(93)(94)(95)(96)(97)(98)(99) avec des coûts pour la collectivité s’élevant à plusieurs dizaines/centaines de milliers d’euros à chaque fois (100)(101)(102) et une impunité quasi-totale pour leurs auteurs (à comparer à la rapidité avec laquelle on retrouve puis condamne les responsables des “attaques de boucherie” … (103)(104)).

L’agribashing : un écran de fumée …

La montée en puissance récente du gouvernement autours de la question de l’agribashing est un écran de fumée. Un écran de fumée destiné à masquer les réels problèmes de l’agriculture moderne et l’incapacité des pouvoirs publics à y faire face. Le modèle agricole français, dominé par le tandem FNSEA/JA (plus de 50 % des sièges aux chambres d’agricultures)(105) et donc, globalement, orienté vers le productivisme et l’intensif (gigantisme, ultramécanisation, financiarisation de l’agriculture …) est un modèle qui va droit dans le mur. Il est néfaste pour la planète (gaz à effets de serre, déforestation, destruction des écosystèmes …), la santé des consommateurs (pesticides, intrants chimiques, antibiotiques …), les éleveurs (poussés au surendettement et qui se suicident) et pour des millions d’animaux (condamnés à être traités comme de vulgaires machines au sein d’une vie de misère)

… pour protéger un modèle agricole à bout de souffle …

Alors que les intrusions dans les élevages représentent moins de 0,5 % de toutes infractions subies par les éleveurs (41 faits sur les 14498 enregistrés pour l’année 2019)(106)(107), le gouvernement a choisi d’en faire sa cible prioritaire. Pourquoi ? Pour remettre les éleveurs dans sa poche après quelques dossiers houleux (CETA, Mercosur, pesticides, taxation de l’huile de palme …) ? Pour protéger son modèle agricole, en perte de vitesse après quelques succès obtenus par les courants écologiste et animaliste auprès de l’opinion publique (diminution de la consommation de viande, augmentation du bio …) ? Ou parce qu’à travers la dénonciation de l’élevage intensif, il y voit les manquements de sa propre politique (sur le bien-être animal ou l’écologie) et cherche à tout prix à éviter la mauvaise publicité ?

… et intimider le mouvement animaliste

Avec ses “plans agribashing” (observatoires de l’agribashing, cellule Demeter), concertés puis coordonnés au sein de plusieurs ministères (agriculture, intérieur, justice), le gouvernement essaye de porter un grand coup au mouvement animaliste. Sauf qu’en essayant d’associer la dénonciation d’un système (le modèle agricole dominant actuel) à une activité délinquante voire criminelle (“association de malfaiteurs” … (108)), le gouvernement adopte une stratégie à la fois absurde et fascisante (intimidation des lanceurs d’alerte, atteinte à la liberté d’expression …), laquelle risque à terme de se retourner contre lui. Comme l’expliquent les dirigeants de la Confédération Paysanne, du Modef ou même de la coordination Rurale : “Ce n’est pas l’agribashing qui pousse les agriculteurs au suicide !” (109)(110). Et il faudra pouvoir justifier, auprès de l’opinion publique, les lourdes condamnations de militants qui auront eu le tort … de vouloir soulager la souffrance des animaux.

A propos de Jérôme Henriques

Jérôme Henriques
Ingénieur et enseignant en informatique, je suis végane depuis plusieurs années. Je consacre une bonne partie de mon temps libre à militer pour la cause humaine et animale (manifestations, soutien à des associations et rédaction d'articles). Depuis peu, je me suis lancé dans le photo-montage et espère poursuivre dans le domaine artistique (bande dessinée).

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