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La croisade spéciste de Libération

Mais quel jeu joue Libération ? Voici un rapide rappel des faits.

Épisode 1 : Libé s’en va-t-en guerre

Le 18 mars, une tribune, intitulée sans ambiguïté  Pourquoi les véganes ont tout faux et signée notamment par l’inénarrable Jocelyne Porcher, grande Prêtresse du Sophisme devant l’éternel (et sociologue à l’INRA à ses heures perdues) paraît dans la version en ligne de Libé.

Insolente Veggie en a magistralement résumé les “arguments” dans cette planche publiée avec son accord :

Outil de mesure scientifique des tentatives de justification de l’exploitation des animaux, par Insolente Veggie

A noter : sur Twitter, plusieurs personnes ont indiqué travailler à Libé et ne pas cautionner ce lynchage en règle.

Épisode 2 : le coup de la carotte

Le lendemain, quelle coïncidence : en couverture de l’édition papier de Libération, l’annonce d’un dossier intitulé “Les vegans se rebiffent”.
Vous avez dit polémique orchestrée pour faire le buzz ? Touché.

Edito inconsistant, dossier mou et consensuel malgré un maigre droit de réponse… Et cette couverture, présentant une énième fois les vegans comme des aficionados de la carotte crue… Sans parler du sous-titre évoquant “les vices et les vertus” du mouvement animaliste. Chers confrères de Libé, la compassion pour le vivant est-elle un vice ? Car rien d’autre ne nous anime.

Épisode 3 : Libé s’engage POUR la vivisection…

Le 23 mars, Libé — infatigable dans sa lutte pour l’obscurantisme — s’oppose violemment aux alternatives éthiques aux tests sur animaux dans les labos. L’association Antidote Europe, comité scientifique composé de chercheurs qui combattent l’expérimentation animale pour des raisons strictement scientifiques, résume brillamment la manœuvre :

QUID LA FAIBLESSE DES ALTERNATIVES ?
L’auteur de l’article paru le 23 mars dans Libération présente un argument “d’homme de paille” voulant nous faire croire que nos seuls outils pour remplacer les tests sur animaux aujourd’hui sont les cultures cellulaires. Par ailleurs, l’auteur n’avoue pas que le modèle animal, toujours non validé par rapport à la santé humaine, est moins performant pour tester nos médicaments qu’un pari à pile ou face.

Rappelons que l’homme de paille est une méthode de rhétorique foncièrement malhonnête, consistant dans un premier temps à caricaturer les propos de son interlocuteur, pour ensuite tourner en dérision son point de vue volontairement déformé… et prétendre l’avoir réfuté.

A lire aussi : “10 mensonges sur l’expérimentation animale” par Antidote Europe, et “Pourquoi l’animal n’est pas le modèle biologique de l’homme“.

Libération : à quand le sursaut d’éthique ?

Concluons sur ce triste constat : quelle ironie qu’un journal nommé Libération voue à ce point les animaux non humains à une vie misérable, entièrement au service des bassesses de l’humanité.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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