“La promesse de Mirto : ou comment le premier humain refusa de tuer l’animal”

La promesse de Mirto est un livre illustré, pas exclusivement réservé aux enfants, bien sûr. Loin de là.

Il m’a fait penser aux Histoires comme ça de Rudyard Kipling : comme elles, il a l’apparence d’un conte des origines, bien qu’il ait été écrit à une époque beaucoup plus contemporaine.
Je suis une grande fan des Histoires comme ça, que j’ai lu enfant, relu adulte, fait lire à mes élèves. Mais ces histoires ont “seulement” vocation à faire rire et voyager. La promesse de Mirto, quant à lui, nous dit quelque chose d’essentiel sur la relation entre l’homme et l’animal.

Jennifer Dalrymple, l’auteur, a écrit ce livre il y a plus de 12 ans. Il avait alors reçu une bourse du Centre National du Livre. Malgré cela, il n’avait pas vu le jour.
Mirto a enfin trouvé son époque.

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L’histoire de Mirto

Mirto part à la chasse pour la première fois, mais là où ses camarades et ses aînés ne voient qu’excitation, il prend la mesure de ce que signifie tuer. Confronté à une marmotte qui souffre et meurt, Mirto comprend qu’il ne veut pas se résoudre à ôter la vie. Aussi décide-t-il, contre l’avis de son clan, qu’il vivra en se nourrissant uniquement de graines et de fruits. Par cet acte, il prouvera qu’on peut se passer de tuer.
Sera-t-il banni ou sera-t-il compris ?

J’ai trouvé La promesse de Mirto remarquablement écrit, à la manière d’une légende ancienne, avec un style d’une grande beauté, sans mot superflu.

Les illustrations s’associent parfaitement au texte : d’une esthétique délibérément “ancienne”, entre l’art pariétal et le dessin sur parchemin, elles sont magnifiques.

Mon coup de cœur littéraire du moment.

Le message philosophique

Ce qui ressort de cette histoire, c’est la nécessité de réfléchir aux conséquences de ses actes. D’éviter de faire souffrir (le passage de la mort de la marmotte est réellement touchant). De protéger ceux qui en ont besoin. Et surtout de vivre selon ses convictions, quelles que soient les coutumes de ceux qui nous entourent. Bref, soyez le changement que vous voulez voir en ce monde…

J’ai aussi vu dans ce récit une sorte d’uchronie implicite : et si, dans l’histoire des hommes, on avait su cesser de tuer l’animal dès lors que notre survie a cessé d’en dépendre ? (Ce moment serait survenu à des périodes différentes selon les endroits et les sociétés, bien sûr). Et si l’on avait su prendre du recul, constater que l’on faisait souffrir sans nécessiter, et s’arrêter, enfin ?

La promesse de Mirto : un ouvrage qui vous touchera, si vous faites partie de ceux qui ont fait ou désirent faire le choix de refuser de tuer l’animal.
Un livre à offrir autour de vous ; sa lecture sera profitable aux enfants comme aux adultes.

A partir de 8 ans (mais je l’ai lu à des enfants bien plus jeunes en y ajoutant des explications et il a connu un vrai succès).

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… ou commander chez votre libraire.

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A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.
  • prems

    L’histoire de Mirto

    …….. décide-t-il, contre l’avis de son clan, qu’il vivra en se nourrissant uniquement de graines et de fruits, …….pourvu que ces graines et fruits soient enrichies en B12 ou avec en plus des complements en B12 . Par cet acte, il prouvera qu’on peut se passer de tuer.

    Sera-t-il banni ou sera-t-il compris ?

    • Kevin Morata

      Où veux-tu en venir ? C’est naturel de tuer/manger de la viande ?

      • info

        Pour Pauline.

        Vous ne mangez pas de viande, mais juste pour info :

        On ne supplémente pas les animaux en B12.

        On peut supplémenter en oligoéléments, notamment en cobalt, qui est indispensable pour la synthèse de la B12 dans le rumen des bovins (et oui, eux ils peuvent la synthétiser ).

        Quand à l’alimentation trafiquée des animaux, libre à chacun de faire ces achats chez des éleveurs certifiés bio, les cahiers de charges sont stricts en termes d’alimentation, traitements…

        • info

          Désolé, mélange d’anglais/français: supplement= complément
          On ne complémente pas…..
          On peut complémenter….

        • Kevin Morata

          Ce n’est pas encore très clair pour moi cette histoire de B12 chez les animaux, les ruminants notamment.
          Ces derniers la synthétisent dans leur tube digestif à un endroit où il peuvent encore l’absorber c’est ça ? Alors que nous (humains) la synthétisons aussi mais trop “loin” à un endroit (le colon?) où l’absorption est quasi inexistante (alors qu’elle est très active dans l’intestin grèle ?)
          Les singes sont dans le même cas que nous et se procurent leur B12 en mangeant leur propres excréments je crois ?

          Le bio autorise par contre 2 ou 3 traitements antibiotiques préventifs il me semble ? Donc la encore un mythe sur la qualité de la viande même bio (cf l’autre thread sur les pesticides) ?

    • Pauline

      Les animaux que l’on mange (enfin pas moi !) sont “enrichis” en vitamine B12, parce que ça fait un baille qu’elle a quasiment totalement disparue même dans l’alimentation super trafiquée des animaux (en plus shootés aux antibios et autres hormones). Ce n’est pas le propos du livre qui nous invite à une réflexion philosophique. Ah oui, mais zut, il va falloir réfléchir et ne pas faire de la provocation ! Ce qui demande un peu plus “d’efforts”…

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