Beaucoup d'animaux tués pour la recherche alors que les alternatives sont nombreuses

L’Angleterre veut réduire les tests sur animaux

Avec 2,05 millions d’animaux tués par an au nom de la recherche dans les laboratoires du Royaume-Uni, la situation est catastrophique1. En France nous faisons pire avec 2,2 millions d’animaux tués pour la recherche chaque année2. Pour réduire cela, le gouvernement britannique a publié un plan d’orientation, «Plan pour réduire l’utilisation des animaux dans la recherche » 3 , qui aborde de nombreuses facettes de la recherche liée aux animaux.

Un plan loin d’être parfait

Le plan est loin d’être parfait car dès la section 1.1 on note “la nécessité de continuer à utiliser des animaux dans la recherche ” , étrange pour un document qui est censé vouloir diminuer le nombre d’animaux de laboratoires. Le gouvernement britannique déclare promouvoir activement les 3 R, réduire le nombre d’animaux utilisés dans les expériences, redéfinir les expériences pour causer moins de dommages aux animaux et fixer les seuils de souffrance inacceptables, remplacer les animaux si possible.

Des avis divisés

Michelle Thew, présidente de l’Union Britannique pour l’Abolition de la Vivisection (BUAV), déclare à la BBC :

L’Union britannique pour l’abolition de la vivisection, qui milite pour mettre fin à l’expérimentation animale, qualifie le plan d’orientation d’occasion manquée. C’est de la poudre aux yeux et cela montre que le gouvernement a abandonné ce qu’il avait promis de faire, c’est-à-dire de réduire le nombre d’expériences sur les animaux.

D’autres groupes se félicitent de ce nouveau plan. En effet, Wendy Jarret, directrice de Comprendre la Recherche Animale, déclare : ” Nous nous félicitons de cette déclaration très claire du gouvernement et de la nécessité de poursuivre une recherche sur animaux bien réglementée au Royaume-Uni .

Les alternatives sont nombreuses, et les animaux n’ont pas à être les cobayes de tests inutiles. Pour rappel, l’Union Européenne avait facilement interdit les tests sur animaux dans les cosmétiques en forçant les entreprises à trouver des alternatives, qui sont souvent moins onéreuses. L’éthique et la compassion exigent que ce soit la même chose pour tous les tests sur animaux. Mais tant qu’il n’y aura pas de véritable politique visant à encourager les recherches d’alternatives, des animaux continueront à souffrir en silence.

  1. http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=SWD:2013:0497(55):FIN:EN:PDF []
  2. http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=SWD:2013:0497(54):FIN:EN:PDF []
  3. https://www.gov.uk/government/publications/working-to-reduce-the-use-of-animals-in-research-delivery-plan []

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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