Le bien-être et le mal-être des animaux enfin reconnus par l’ANSES !

Il était temps. Il aura fallu attendre l’an 2018 pour que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail reconnaisse la nécessité d’intégrer la « dimension mentale » du ressenti de l’animal.
Le journal Le Monde rappelle utilement que cette recommandation « est fondée sur l’évolution des connaissances scientifiques », même si elle prône davantage — sans surprise — le welfarisme que l’abolitionnisme1.

L’ANSES explique ainsi :

Le bien-être d’un animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes2.

L’Agence explique que ce bien-être passe par la prise en compte de ce qu’un animal perçoit comme source de douleurs physiques, souffrances psychologiques ou frustrations, mais aussi par la mise en place de mesures favorisant ses émotions positives (plaisir, satisfaction).
Enfin, on appréciera le fait d’avoir associé à cette notion de qualité de vie la nécessité que l’animal soit satisfait « pendant toute sa vie », ce qui englobe « son passé, sa vision du futur mais aussi les conditions de sa mort ».

Le moment n’est pas loin d’être historique. C’est en effet la première fois qu’une agence officielle française propose une définition de ce concept de “bien-être” et, au-delà des animaux de compagnie, l’applique aux animaux d’élevage, de zoo, de cirque, de laboratoire…

Même si cela ne doit rester pour l’instant que des mots, même si l’idée de satisfaction au moment de la mort peut faire sursauter, il faut se rappeler que ces mots — bien-être, plaisir, émotions positives — pourront constituer un point d’ancrage très fort, désormais, pour les défenseurs des animaux. Notamment devant les tribunaux.

Précisions :

  1. http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/05/03/souffrances-frustration-satisfaction-l-agence-sanitaire-francaise-definit-le-bien-etre-animal_5293743_3244.html []
  2. https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-propose-une-d%C3%A9finition-du-bien-%C3%AAtre-animal-et-d%C3%A9finit-le-socle-de-ses-travaux-de []

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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