Le Cinéma des animaux

Le Cinéma des animaux, c’est la critique mais aussi la collision de près de 200 films, par un cinéphile vorace, à travers le prisme de l’antispécisme.

L’auteur multiplie depuis de nombreuses années les critiques ciné sur support numérique — Le Café des Images, Débordements, Vegactu, Le Plus de l’Obs. Il les regroupe aujourd’hui dans un ouvrage dont la couverture nous a tout de suite plongés dans l’univers du cinéma :

Le lecteur appréciera de voir ces chroniques du septième art regroupées par grands thèmes et sous-thèmes. Tous les textes ont été mis à jour et augmentés depuis leur publication initiale ; on remarquera également deux inédits : “Jurassic World – Fallen Kingdom” et “Gorge Cœur Ventre” (trois avec l’introduction, qui rappelle les conditions du premier enregistrement photographique du galop d’un cheval — en l’occurrence une jument blanche prénommée Sallie).

L’accent est mis sur le dialogue des oeuvres entre elles, puisque la plupart des chroniques ne traitent pas d’un seul film mais en explorent deux ou trois, dont la confrontation permet d’analyser la place ou le rôle des animaux à l’écran.

Documentaires (“La marche de l’empereur”, “Océans”), blockbusters (“Noé”, de Daren Aronofsky, la saga Jurassic Park), courts-métrages (“Creature Comforts”), cinéma d’auteur (“Underground”, d’Emir Kusturica) et films d’animation (“Wallace et Gromit et la malédiction du lapin-garou”) : tous les formats et tous les genres sont passés à la moulinette.
Du film de science-fiction (“Alien”, de Ridley Scott) à la comédie franchouillarde (“Didier”, d’Alain Chabat), de “Chasse à la panthère” (1909 !) à “The Lost City of Z” (2017), l’ouvrage brasse large et atteint son objectif : passer de l’analyse de l’animal au cinéma à l’analyse de l’animal dans nos sociétés.

Le Cinéma des animaux rappelle utilement que les chevaux, oiseaux, tigres, lions et autres ours sont les éternels figurants des plateaux de cinéma, jamais convenablement traités, à moins qu’ils ne soient de synthèse, malgré l’invariable “Aucun animal n’a été maltraité durant ce tournage” des génériques de fin — y compris dans les films dont le message incite au respect de l’altérité animale (“War Horse”, “L’odyssée de Pi”). Ils sont enfin remis sur le devant de la scène par ce livre complet et passionnant, qui s’aventure backstage quand il le faut.

Qui plus est, vous ressortirez de sa lecture avec une bonne dose de culture cinématographique additionnelle. Pour les néophytes, dont je suis, l’index de fin répertoriant l’ensemble des films cités dans l’ouvrage (avec le numéro des pages dans lesquelles ils apparaissent) est précieux pour ne pas s’égarer.

Camille Brunel est également l’auteur d’un roman, La Guérilla des animaux, qui raconte sans fard l’odyssée vengeresse d’un activiste de la cause animale, et d’un essai, Vie Imaginaire de Lautréamont.

>> Le Cinéma des animaux, 253 p., 22€

Le Cinéma des animaux est paru chez UV Editions.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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