Le Mans : vive la politique du chat libre !

Contrairement au pigeon, nous rappelle opportunément Ouest-France, le chat n’est pas classé comme animal nuisible. Mais que faire quand une colonie de trente chats squatte une maison inhabitée ? Quand on sait qu’une femelle peut donner naissance à une dizaine de chatons chaque année…

La ville du Mans, confrontée à ce problème exponentiel, a choisi une réponse pacifique, sans euthanasie… Les autres municipalités feraient bien d’en prendre de la graine.

Comment ça marche ?

Le législateur a prévu, dans les départements indemnes de rage, un dispositif non violent permettant une régulation des populations de chats errants vivant en groupe dans les lieux publics :

Le maire peut, par arrêté municipal, à son initiative ou à la demande d’une association de protection des animaux, faire procéder à la capture de chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, afin de les stériliser, de les identifier puis de les relâcher dans leur lieu de capture. L’identification doit être réalisée au nom de la commune ou de ladite association sous la responsabilité du représentant de la commune et de l’association de protection des animaux1.

Ainsi, dans la ville du Mans, comme dans plusieurs communes de l’Hérault avant elle, les chats sans propriétaires ni identifications sont capturés, stérilisés, tatoués, puis relâchés.

Désormais inscrits au fichier d’identification national, ces chats ont désormais pour propriétaire la Ville du Mans elle-même.

Chat2

Une solution pleine d’avantages

Cette politique du « chat libre » est avantageuse pour les chats errants, qui ne se multiplient pas de façon exponentielle, au risque de se retrouver mal nourris, et qui ne passent plus, comme précédemment, de longs séjours en fourrière, dans l’attente hypothétique d’une place à la SPA ou dans une famille d’accueil.

Mais elle l’est aussi pour la Ville. Arnaud Lecourt, directeur du service santé-environnement de la Ville du Mans, explique :

On règle le problème de l’encombrement de la fourrière. On laisse l’animal jouer son rôle dans la régulation de la biodiversité. Et ça coûte moins cher [environ 70 € par bête aujourd’hui contre 120 € en moyenne auparavant].

Merci à Sébastien, lecteur de Vegactu, qui nous a donné les informations nécessaires à cet article.

  1. Réponse de l’Assemblée nationale à Elie Aboud []

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

Abonnez-vous, c'est gratuit !

Ne soyez pas carencé·e en actualité vegan, recevez chaque week-end l'essentiel de Vegactu !