“Le mythe végétarien”, un livre incroyablement stupide

Lierre Keith est un écrivain américain, qui se définit elle-même comme une  activiste alimentaire, une écologiste et une féministe radicale.
Elle a été végane durant près de vingt ans, et après être redevenue omnivore elle va plus loin en publiant un indigeste pamphlet anti-végétariens et anti-végétaliens, “The Vegetarian Myth”.

Je ne m’attarderai pas sur son cas dans un trop long article, car l’énervement ne mène pas à grand chose. Néanmoins, il est utile de relever rapidement quelques une des perles qui émaillent sa pensée pervertie. Son cas est en effet réellement fascinant. Comment est-il possible, après des années de véganisme, de proférer (et publier) de telles énormités ? De se renier à ce point ?

Pour Lierre Keith, manger de la viande est en fait bien préférable à un régime végétalien car “la vérité est que l’agriculture est la chose la plus destructrice que les humains aient fait pour la planète, et ajouter plus d’agriculture ne nous sauvera pas. La vérité est que l’agriculture nécessite la destruction massive d’écosystèmes entiers.”  Et les bœufs que tu manges, Nounouille, ils mangent quoi ? Du pétrole ? Les rayons solaires ?

Veg-mythPlus loin, on peut lire : “Je ne voulais plus voir un nouveau groupe de jeunes gens idéalistes détruire leur santé. Le régime végétarien – et spécialement celui des végétaliens – ne prévoit pas le suivi à long terme et la réparation du corps humain. Donc, les végétariens encaissent en fonction de leurs réserves biologiques.Va dire ça à Rich Roll ou Zátopek, Lierre…

Lierre Keith classe ensuite les végéta*iens en 3 catégories selon leur motivation initiale (leur santé, l’écologie, le refus de la souffrance animale) et s’attaque tout particulièrement à ceux qu’elle nomme les végétariens moraux : “Les végétariens moraux croient que c’est possible de manger avec un régime qui n’inclut ni animaux ayant soufferts, ni animaux morts. (…) [Mais] il n’existe aucune option sans donner la mort. Les seules options dont nous disposons sont de comprendre que la mort est une partie du cycle de la vie (…) Notre corps est un cadeau du monde, et notre cadeau final est de nourrir les uns les autres.” Je pense qu’une overdose de visionnage du Roi Lion, de Walt Disney, pourrait expliquer son cas. Sinon, je ne vois pas.

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Lierre Keith

Et Lierre Keith s’étonne sincèrement, dans une interview, de la réaction du monde végan, qui devrait continuer à la chérir puisqu’elle en a fait partie. Bien qu’elle traite les végans, comme vous pouvez le lire dans cette même interview, de gens empêtrés dans un “culte », d’« imbéciles » et de “fondamentalistes »
Heureusement, Lierre Keith est rassérénée par ses nouveaux admirateurs : “Je reçois des courriels tous les jours d’ex-végétaliens me remerciant de leur avoir sauvé la vie. C’est pourquoi cela en vaut la peine.
Pincez-moi, je rêve.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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