L’histoire touchante d’une femme qui nourrit et protège une abeille handicapée

Attention, nous vous mettons au défi de ne pas verser une petite larme à la fin de cette vidéo.

Nous avons peu l’occasion de voir la compassion et la bonté se manifester envers ces tout petits êtres que sont les insectes. Pour ceux qui, comme moi, ont tendance à s’effrayer à la vue d’un insecte piqueur, l’histoire de cette rencontre provoque un vrai changement de regard. En une vidéo, c’est promis, tous nos derniers réflexes spécistes s’envolent.

Parce que les images de cette vidéo se suffisent à elles-mêmes, nous vous laissons simplement la regarder. Cependant, pour les non-anglophones ou ceux qui voudraient garder une trace écrite de cette étonnante rencontre inter-espèces, nous vous avons traduit en français les mots simples et émouvants de Fiona sous la vidéo.

J’ai abaissé ma main, et elle a rampé droit dessus, comme elle pouvait…

Woman Becomes Best Friends With A Bee She Rescued

When she found an injured bee in her garden, this woman took her in and was surprised when she got so attached to her. Today on Soulmates, watch how Bee and her mom developed such an unusual, special bond ❤️️❤️️❤️️

Gepostet von Soulmates am Sonntag, 13. Mai 2018

Je travaillais dans mon jardin, je me suis retournée et j’ai dit “Oh ! une abeille.” Et j’ai fini par la prendre, je l’ai bien regardée, et j’ai pensé “Mais tu n’as pas d’ailes !” Et à ce stade je me suis dit “Que vas-tu devenir ?”
Alors je lui ai donné un peu d’eau sucrée. J’avais une bruyère dans mon jardin, je l’ai posée là et j’ai pensé “Bon, elle prendra peut-être du nectar de ces fleurs”. Je me suis dit que le temps que j’aie fini mon travail, elle aurait probablement rampé ailleurs.

Mais l’abeille n’a pas bougé.

Quand je l’ai retrouvée, je me suis dit “OK, je vais vraiment devoir te ramener chez moi et t’aider à t’en sortir.”
Alors je l’ai gardée pour la nuit. Elle avait de toute évidence la volonté de vivre.

Elle a emporté l’abeille a l’intérieur et a demandé de l’aide à quelques experts.

Ils ont dit que c’était peut-être ce virus qui déforme les ailes. Je ne pouvais pas la laisser sortir car le temps était vraiment affreux.
J’avais tout simplement l’impression qu’elle était un minuscule animal de compagnie, à tel point qu’elle n’allait pas du tout se débrouiller toute seule. Et elle avait besoin de mon aide.
Je suis sortie et je me suis plantée dans le jardin, et j’ai regardé les plantes qu’aimaient les abeilles. J’en ai mis certaines ensemble. Et je lui ai fait un refuge à l’intérieur. C’était en fait un nichoir, je l’ai rempli avec toute sorte de matériaux pour faire un nid. Elle y est allée et a exploré. Elle s’est en quelque sorte lovée à l’intérieur.
A ce moment j’ai réalisé : “D’accord, je suis vraiment responsable de cette petite créature, maintenant”. Je pense que c’était probablement un tournant pour moi. Elle m’y a directement amenée.
Elle venait boire sur mon doigt. Elle rampait partout sur moi. Elle se blottissait dans ma paume et s’endormait.
Si je levais ma main, elle grimpait sur moi, et ensuite elle venait s’asseoir sur mon nez !
Je ne pense pas avoir vraiment réalisé à ce moment que nous étions en train de créer un lien. J’étais probablement un peu surprise des sentiments que j’éprouvais pour elle, des émotions… Je pensais “Je comprends des choses avec Bee que la plupart des gens ne peuvent pas connaître”.
Le fait qu’elle avait l’air heureuse de ma présence était une grande récompense pour moi et je pense qu’elle a réellement apprécié d’être avec un autre être vivant. Et bien sûr je lui parlais. [rires] Comme on fait d’habitude : “Oh est-ce que c’est bon ?” “Gentille fille !” “Tu es adorable.” “Mais où vas-tu ?” “Oh, tu es sortie.” [Fiona chantonne pour l’abeille.] Elle n’avait jamais faim ou soif. Elle était juste heureuse d’être avec moi.

Mais Bee ne pouvait pas rester longtemps.

Je l’ai su plusieurs jours avant. Elle a cessé de se nourrir, elle se contentait de boire. Et je me suis dit “On y est. Elle va vraiment diminuer maintenant.” Car du point de vue d’une abeille, elle était vraiment une vieille dame. Plus tard dans la soirée, elle est devenue de plus en plus lente. Elle était dans ma main, et elle est morte cette nuit-là. Un dernier mouvement de ses petites pattes et… elle n’était plus là. Partie.
Bien sûr j’étais triste mais je pense que j’étais immensément fière d’avoir été capable de lui offrir une vie agréable, et d’y veiller.
Elle est dans le jardin. Je l’ai déposée sur une de ses bruyères préférées.
Je pense qu’elle m’a probablement appris beaucoup de choses sur moi-même. Les abeilles sont terriblement importantes pour nous, et j’espère que les humains vont apprendre à vivre à leurs côtés. A les respecter, les choyer. Et prendre soin de toute la vie sauvage qu’il y a autour de nous.
Je pense que c’est notre devoir d’en prendre soin.

[Edit : nous sommes conscients que cette abeille est en réalité un bourdon. La voix off parlant de “bee“, nous avons choisi de traduire par “abeille” mais il s’agit bien d’un bourdon (“bumblebee“).
Les bourdons sont des apidés, une famille d’abeilles, donc “abeille” n’est pas totalement impropre 😉 ]

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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