Loup : l’expérimentation de Ségolène Royal tourne à la boucherie

Communiqué de presse, le 13 novembre 2014

Deux loups mâles et une jeune femelle ont été tués hier matin par des chasseurs à Aiguines (83), lors d’une battue aux loups organisée dans le cadre d’un arrêté préfectoral du 19 septembre 2014 ordonnant le tir de 3 individus. Ce tableau de chasse sinistre est à compléter par un premier loup abattu le 24 septembre, ce qui porte le total à 4 individus pour 3 autorisés, et place donc les auteurs de ces tirs hors la loi. L’ASPAS porte plainte pour destruction d’espèce protégée.

La destruction illégale de ce loup a pu être connue cette fois-ci, mais pour combien d’autres abattus discrètement par des chasseurs, au cours de ces battues non encadrées par les services de l’État ? Confier la destruction d’une espèce protégée à des chasseurs est totalement irresponsable… Et c’est l’œuvre d’une ministre de l’Écologie !

ASPASCes tirs de loups réalisés directement par des chasseurs non encadrés sont en effet permis par un arrêté ministériel du 5 août 2014 pris « pour expérimentation » par Ségolène Royal. Cette « expérimentation » de la ministre vient tristement de faire ses preuves : les chasseurs non encadrés sont incapables de respecter leurs obligations, et les battues ne sont pas un mode de chasse permettant d’assurer le respect des limites fixées.
L’ASPAS demande à Mme Ségolène Royal l’abrogation immédiate de son arrêté.

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ASPAS
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