Mélenchon : “On traite les animaux d’une manière absolument ignoble”

Invité par Des Paroles et Des Actes, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux questions de David Pujadas ainsi qu’à celles d’autres invités toujours aussi bien choisis par l’émission pour leurs conflits d’intérêt qui ne seront pas précisés, c’est évident1 .

“On ne tient pas compte du sensible, et tout ça ne nous mène nulle part”

Bien plus social que la gauche (ça n’est pas compliqué) et bientôt plus écolo que les écolos (ah, on me souffle que ce n’est pas non plus très compliqué), Mélenchon dénonce encore une fois les limites des  protéines carnées, tant pour la condition animale ou l’écologie que pour la santé :

On va changer les modes de consommation, vous allez avoir du boulot à la maison, parce que c’est plus possible de continuer à ne consommer que des protéines carnées. Ça c’est plus possible. Parce que ça fait des fermes de 1 000 vaches, de 10 000 vaches, on traite les animaux d’une manière absolument ignoble, hein, ça au passage on l’oublie !
On ne tient pas compte du sensible, et tout ça ne nous mène nulle part.
Nous buvons un lait qui est de mauvaise qualité, nous avons des terres agricoles qui perdent en matière organique et qui ont des rendements qui baissent et ainsi de suite.
Donc faudra bien changer. Quand je vous parle des protéines animales, vous en avez d’autres : des protéines végétales. Il va donc falloir apprendre à travailler, cultiver, récolter des algues et combien d’autres choses…

“C’est une habitude que prend la société de considérer qu’un animal, un être sensible, peut être traité comme une chose”

Ce n’est pas la première fois que Mélenchon s’exprime pour les animaux, les qualifiant d’êtres sensibles. En mai 2015, il avait asséné sur le plateau d’On N’est Pas Couché2 :

Cette sale mode, c’est une habitude que prend la société, de considérer qu’un animal, un être sensible, peut être traité comme une chose. Vous allez en mettre 1000 l’un à côté de l’autre, les traire à mort et quand c’est fini, hop à l’équarrissage.

Début 2016, il avait donné une interview à Ouest-France3 dans laquelle il avait appelé à “changer nos moeurs” concernant nos rapports avec les animaux que nous mangeons :

Les protéines carnées, ça a une limite. Il est normal, compte tenu de l’étroitesse des salaires, que les gens aillent au moins cher. Les protéines végétales seraient les bienvenues. C’est une affaire de mode, de goût. Il faut changer nos mœurs. Nous savons que lechangement climatique a commencé. Mais le changement pour la santé aussi : nous sommes en pleine épidémie de cancers, de l’obésité. Il faut dire aux gens quece modèle ne pourra pas durer. C’est vrai pour la consommation alimentaire comme pour le reste.

Précisions :

  1. Télérama – David Pujadas et Julian Bugier : des paroles, des actes, et des omissions []
  2. L214 – Mélenchon dans #ONPC []
  3. Vegactu – Mélenchon et les protéines carnées []

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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