Néandertal végétalien ? Oui, en Espagne !

Le Centre Australien d’étude de l’ADN ancien, une École dentaire australienne et l’Université de Liverpool viennent de publier dans la prestigieuse revue Nature leur étude du tartre dentaire de plusieurs Néandertaliens vivant dans les actuelles Belgique et Espagne. Les résultats ont de quoi surprendre…

De quoi parle-t-on ?

Les équipes ont analysé et comparé des échantillons de plaques dentaires de quatre fossiles néandertaliens datés entre – 42 000 à – 50 000 ans : ce sont les plus anciennes plaques dentaires jamais analysées génétiquement1 !

La plaque dentaire est un dépôt de phosphate de calcium et de magnésium issu de la salive, mélangé à des micro-organismes.

Selon Laura Weyrich, auteure principale de l’étude :

La plaque dentaire piège (…) des morceaux de nourriture glissés entre les dents. Ce piège naturel permet la préservation de l’ADN [des animaux ou végétaux consommés] pendant des milliers d’années.

Dents de Néandertalien ou de Néandertalienne

Néandertal connaissait l’aspirine et les antibiotiques… ou presque

La presse a beaucoup médiatisé, ces derniers temps, l’usage de substances thérapeutiques dont ont fait preuve les Néandertaliens d’El Sidrón (Espagne). Les analyses ont prouvé que l’un d’entre eux, souffrant d’un abcès dentaire et d’un parasite intestinal, consommait une moisissure contenant un antibiotique naturel, le penicillium, mais aussi des bourgeons de peuplier contenant de l’acide salicylique (ingrédient actif de l’aspirine) comme anti-douleur naturel.

Penicillium

Néandertal omnivore, Néandertal végétalien

L’étude a également créé la surprise en mettant en lumière aussi la diversité des régimes alimentaires des femmes et hommes de Néandertal suivant leur environnement2. En Belgique, les Néandertaliens de la grotte Spy vivaient dans les steppes et mangeaient du rhinocéros laineux, du mouflon et du champignon. Ceux du site d’El Sidrón vivaient en forêt et avaient des menus composés de champignons, de pignons de pin, de mousses et d’écorce.

Les pignons sont riches en matières grasses, en minéraux et vitamines variées (phosphore, magnésium, zinc, manganèse, cuivre, fer, vitamines E, K…) ; ils constituent une source de protéines non négligeables : une fois déshydratés, ils en contiennent plus que le quinoa et autant que le pain complet3.

Assiette végétale aux pignons de pin

Les champignons sont très nutritifs et fournissent de nombreux minéraux et vitamines dont le cuivre, le sélénium, les vitamines B2 et B3, la vitamine D4

La fine écorce intérieure de certaines essences d’arbres est comestible même pour l’humain moderne, et même très nourrissante, par exemple en ce qui concerne les différentes espèces de bouleau, particulièrement au printemps quand la sève commence à monter5.

Quant à la mousse, également très nutritive, elle était réservée il n’y a pas si longtemps dans certaines cultures d’Europe du Nord aux convalescents et aux personnes âgées, et se consomme encore aujourd’hui en gelée6.

Mousse sur un tronc de bouleau blanc

Bastien Llamas, chercheur australien ayant collaboré à l’étude, conclut ainsi7 :

Il semble donc que la population belge était chasseuse et cueilleuse, alors que la population espagnole était juste cueilleuse.

Végétariens ou végétaliens ?

Peut-on affirmer sans affabuler que ces Néandertaliens d’El Sidrón étaient vraiment végétaliens ?
L’étude de leur tartre n’ayant révélé aucune trace de viande, l’Institut des Sciences naturelles de Belgique8 et les sites anglophones Science Daily2 et New Scientist n’hésitent pas à les qualifier de “végétariens“, contrairement aux sites français qui dans un bel ensemble évitent soigneusement d’employer ce terme.
Or il est bien sûr à exclure que ces hommes aient consommé du lait animal ; quant aux œufs, ils ne sont mentionnés dans aucune des publications anglophones ou francophones que nous avons pu lire sur le sujet. Ces Néandertaliens d’Asturie, vivant il y a près de cinquante millénaires, avaient bel et bien l’air végétaliens

Végétalien, un passe-temps de bobo citadin ?

 Pour conclure

Deux points à retirer de ces informations…

Une fois de plus, si l’humain est omnivore, cela ne signifie pas qu’il doit manger de tout… Si Néandertal, cousin germain de l’homme moderne apparu il y a environ 300.000 ans et éteint il y a environ 30.000 ans, a pu sans problèmes adopter une alimentation exclusivement végétale lorsque cela lui était profitable, pourquoi ne le pourrait-on pas aujourd’hui ?

Ensuite, remarquons au passage qu’entre Néandertal belge et Néandertal espagnol, c’est bien le second, au régime 100% végétal, qui a découvert la pénicilline, l’acide salicylique et la camomille9 (un anti-inflammatoire). Logique, lorsqu’on se nourrit de plantes et champignons, d’explorer leurs effets positifs sur la santé.

Camomille sauvage

Précisions :

  1. Hominidés – Néandertal pratiquait déjà l’automédication []
  2. Science Daily -Dental plaque DNA shows Neanderthals used ‘aspirin’ [] []
  3. Passeport santé – Pignons []
  4. Passeport Santé – Champignons []
  5. Passeport santé – Écorce de bouleau []
  6. Passeport santé – Gelée de mousse de caribou aux pommes et au chocolat []
  7. Sciences et Avenir – Mal aux dents : Neandertal prenait de l’aspirine []
  8. Institut des Sciences naturelles de Belgique – Le tartre de leurs dents révèle le menu des Néandertaliens []
  9. La Croix – Le régime alimentaire de Néandertal révélé par le tartre de ses dents []

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.
  • Nicolas Pozniak

    Passionnant ! Reste une question : comment se procurait-il de la vitamine b12??

    • HB

      On peut trouver de la B12 dans la terre. Il suffit qu’il en reste un peu sur leurs aliments (racines, peau de légumes, etc.) pour avoir un apport minimal.
      Plus d’info ici ==> http://www.vivelab12.fr/dou-vient-la-vitamine-b12/

    • Julot

      A l’état sauvage il a été reporté en particulier avant l’ère industrielle polluante, des quantités significative de B12 dans des eaux naturelles diverses et la vie non aseptisée sauvage fournit aussi plus de B12 a proximité des bactéries diverses, des résidus de terre etc, aussi il est possible de consommer fragments de fèces…

      https://nutritionfacts.org/2011/08/25/vegan-b12-deficiency-putting-it-into-perspective/

    • couba

      comme les herbivores peut-être ?
      en mangeant des végétaux qui ne sont pas lavés (donc avec de la terre) ?
      en buvant de l’eau chargée de terre ?

  • Tomi Frey

    Oui mais non.

    Premièrement il n’est pas possible qu’ils aient été végétaliens car ils seraient mort de carence en B12. Deuxièmement, les analyses de plaques dentaires ne permettent que de donner un aperçu du régime alimentaire, pas d’en faire un portrait détaillé. Ainsi on peut seulement estimer que les populations de Neandertal du sud avaient un régime moins carné que les populations du nord. Troisièmement vous omettez de préciser qu’ils étaient très vraisemblablement cannibales… C’est d’ailleurs ainsi qu’ils seraient morts… tués par d’autres Néandertaliens… Quatrièmement, Neandertal n’est pas Homo Sapiens. Ce sont deux espèces différentes. En quoi cela nous concerneraient ils que de proches cousins aient été végétaliens (ce qui n’est vraisemblablement pas le cas)? En rien. Homo Sapiens est historiquement et physiologiquement “omnivore”. Nous avons aujourd’hui la possibilité de nous passer de produits d’origine animale et c’est un progrès éthique et écologique considérable. Mais pour être vegan et en bonne santé, il faut ou se complémenter en B12, ou manger ses propres déjections. Donc j’insiste, même si certains hommes de Neandertal étaient végétaliens (ce qui n’est vraisemblablement pas le cas) cela n’est en rien pertinent de le savoir et cela n’apporte rien à la cause animale. Au contraire, ça la décrédibilise. Car ce genre de pseudo appels à la nature ne sont en rien des arguments valides. Prière, donc, et parce que vous nous avez habitué à des articles de meilleure qualité, de supprimer ou de corriger cette article inutile et mensonger. Merci.

    • TOTO31

      “Premièrement il n’est pas possible qu’ils aient été végétaliens car ils seraient mort de carence en B12.”
      “Quatrièmement, Neandertal n’est pas Homo Sapiens.”

      Carences en B12 comme sapiens mais ce n’est pas sapiens ..

      • Tomi Frey

        En effet. Mais une carence en B12 est une carence en B12 et n’est pas viable quelque soit l’espèce. C’est pourquoi Neandertal ne pouvait (probablement) pas être végétalien. Maintenant, quand bien même il aurait été végétalien, cela n’implique pas que Homo Sapiens l’ait également été ou ait également pu l’être. C’est le sens de mon commentaire.

        • Urquhart Morgan

          Il y a plusieurs peuples en Inde qui ne mangent pas de matières animale depuis la naissance,
          Et ont beaucoup de santé,
          Et même en France, il y a plein de personnes dites vegan qui ne prennent aucuns compléments alimentaires et ont beaucoup de santé,
          Je ne comprends pas que tellement de personnes n’en savent rien de ce qu’il en est vraiment,
          Si tu veux savoir, va à la rencontre des personnes concernées, si tu le veux,
          Par l’expérience personnel on peut apprendre bien mieux que dans les magasines, livres…
          En tout cas, c’est bien le cas de beaucoups de personnes ne mangeant pas de matières animales
          Bonne journée
          🙂

          • Joachim Desplanque

            Ne pas se complémenter en B12 c’est se programmer une mort lente. Beaucoup de végans mettent leur vie en danger à cause de propos tels que le vôtre qui font croire qu’on peut faire “sans”.

          • Morgan Urquhart

            Désolé si mon commentaire paraît provocateur,
            Peut-être que chaque personne peut avoir des besoins de nourriture différents,
            À différents moments de leur vie,
            Mais il vrai qu’il y a des communautés en Inde,
            Qui depuis plusieurs générations ne mangent aucune matière animale,
            Vivent vieux,
            Avec beaucoup de santé,
            Ce n’est pas une croyance aveugle,
            Ce que je dis là j’en ai souvent entedu parler,
            Et sur arte ou peut-être France 5, ou une autre chaîne, je ne sais plus,
            Il y avait une émission ou un présentateur avec un acteur français je crois qui est parti vivre avec une communauté en Inde pendant une semaine ou deux,
            Et toutes les personnes de la communauté avaient beaucoup de santé, jeunes et moins jeunes,
            Et les personnes de la communauté étaient mêmes très actifs,
            Maintenant, selon les habitudes et certitudes de chacun,
            Il des personnes qui ont des carences,
            Mais il y a aussi des personnes qui se portent très bien,
            Moi-même des carences j’en ai déjà ressentis,
            Après des années à manger tout et n’importe quoi…
            Le corps peut prendre un certain temps variable pour accepter et s’habituer aux nouvelles habitudes,
            Physiquement, mentalement et émotionnellement,
            Et ça varie différemment entre chaque individu,
            J’en ressens par mon expérience propre que lorsque l’on changé ses habitudes alimentaires,
            C’est vraiment une expérience très personnel,
            Les personnes qui vivent comme ça depuis la naissance,
            N’ont pas à passer par là,
            Une personne réellement déterminé, je le crois, trouvera ses solutions pour que son être s’y fasse pleinement harmonieusement à des nouvelles habitudes,
            Ça peut être plus ou moins facile,
            Il n’y a pas une règle alimentaire qui vaut exactement pareil pour chaque personne, à tous moments,
            À découvrir par soi-même,
            Ce qui est gênant vraiment,
            Au niveau de toute transition,
            C’est si tu te mets en tête que tu connaitras la maladie…
            Ce qui se dit dans les médias, scientifiques, experts de la santé etc…, évoluent toutes toutes les quelques années,
            J’adore qu’il y a de plus en plus de personnes qui se permettent découvrir leur existence par expérience personnelle, quoi-qu’en disent les différentes formes de médias de masse,
            Qui sont si souvent une certaine forme de propagande de masse malheureusement,
            Je crois que l’émission s’appelle voyage en terre inconnue,
            En tout cas, il y a largement de quoi découvrir par soi-même de nos jours avec internet et ses voyages personnels,
            Et ayant plus confiance en tes expériences et les personnes que tu rencontre, plutôt que les médias,
            Merci,
            Bonne journée,
            🙂

          • tout venant

            En Inde, on ne mange pas de bœuf. Et peut de porc. Mais les indiens mangent de la viande. Même, les ‘croyants’ de religions végétaliennes sont comme tout le monde. Il y a les règles d’un côté, et ce qu’on fait vraiment de l’autre.
            les juifs mangent du porc, les musulmans boivent de l’alcool, les chrétiens trompent leur femmes,. Les Jaîms ne sont ni meilleurs ni pires que les autres.

          • Morgan Urquhart

            Wow,
            Tu es en croisade ?

            Désolé,
            Mais
            Tu pourrais te renseigner quand même…

            Merci quand-même pour ton avis,
            Très belle journée à toi
            🙂

          • tout venant

            J’ai surtout vécu en Inde étant enfant… Les Sadous and Co, je veux bien croire à leur sincérité…les autres…s’arrangent…tout le temps. Ce sont des humains.

    • Philimena

      Où êtes vous aller chercher que Néanderthal était Cannibale? Si l’étude montre bien une chose c’est la diversité des régimes alimentaires de Néanderthal, adapté à son environnement. Par contre, ce n’est pas parcequ’on n’a pas trouvé de traces de penniciline ou d’acide Salicyque sur ces dentsde ce néanderthal en Belgique qu’il n’en a jamais consommé, que ses semblables n’en consommaient pas ou bien encore cela ne prouve aucunement qu’il n’ait pas utilisé un autre médicament naturel à base végétale. Une alimentation uniquement carnée est généralement fatale, mais là encore tous les peuples se sont adaptés différemments (pour preuve les inuits qui ne consomment quasimment aucun végétal).

      • Tomi Frey
        • Philimena

          C’est une interpretation faite sur quelques os. Un cas particulier, isolé peut-être? Ou un rituel qui n’implique pas la consomation de la chair ainsi retirée des os? On peut se poser bien des questions. Pendant longtemps les archéos ont été persuadés que sapiens-sapiens et Néanderthal n’avaient aucune parenté possible. Une évolution de la science a permis de démontrer le contraire. Une même évolution pourra montrer qu’il n’y a pas eu plus de cannibalisme ici que de végétalisme là… En tous cas c’est passionnant !

          • Tomi Frey

            Bon déjà ce ne sont pas des archéologues mais des paléoanthropologues. Ensuite, oui, c’est grâce à l’analyse des os que l’on arrive à déterminé qu’ils ont été victimes de cannibalisme. Il s’agit donc d’une interprétation fondée, pas d’une spéculation hasardeuse.

            “On peut se poser bien des question”. C’est ce que font des chercheurs qui y consacrent leur études et leur travail.

            “Pendant longtemps les archéos ont été persuadés ”

            En science, la “persuasion” n’est pas reconnu. On observe et on étudie les faits. Et on élabore des théories. Point.

            Toujours est il que rien ne permet d’affirmer ni même de supposer l’existence d’une population de Neandertal végétalien. En revanche, l’existence de cannibalisme dans le genre homo a été maintes fois observée. Donc stop les articles mensongers qui font plus de mal au veganisme qu’ils ne lui font du bien.

    • Julot

      Pas forcément car a l’état sauvage il a été reporté en particulier avant l’ère industrielle polluante, des quantités significative de B12 dans des eaux naturelles diverses et la vie non aseptisée sauvage fournit aussi plus de B12 a proximité des bactéries diverses, aussi il est possible de consommer fragments de fèces~

      https://nutritionfacts.org/2011/08/25/vegan-b12-deficiency-putting-it-into-perspective/

      • Tomi Frey

        Aurais tu une source plus fiable?

        • Julot

          Difficile de faire plus fiable que nutritionfacts et le travail du Dr. Greger et son équipe, désolé~

          • Tomi Frey

            Sur ton lien, il n’y a pas moyen de remonter à la source initiale de ces affirmations. Dr Greger est sans doute un très bon médecin (et encore, je n’en sais rien) mais il n’est pas une autorité en ce qui concernerait l’accès à la vitamine B12 à “l’état sauvage” ou avant “l’ère industrielle”. Un biologiste, par exemple, serait sans doute plus compétent et mieux informé sur la question. Mais de toute façon, j’ai besoin de preuves, pas d’un avis. Aurais tu un lien vers une étude scientifiques qui confirmeraient tes dires? Autrement, croire quelqu’un sur parole, qu’il soit médecin, biologiste ou autre, n’est pas rationnel (à moins, éventuellement, que ce ne soit Dieu lui-même (et encore) ^^)

          • Julot

            Sur ce coup la non mais connaissant la rigueur scientifique du travail de NF.org il doit avoir des sources pour affirmer cela et ca fait sens l’eau est quand même en contact avec la terre, elle est même filtrée naturellement par celle ci qui contient certainement de la B12~

          • Tomi Frey

            Ben si tu trouves une source scientifique n’hésite pas à me la faire parvenir, parce que moi je n’en ai pas trouvé. En attendant, je ne dis pas que c’est faux, je dis simplement que, sans preuve, il n’est pas rationnel de le croire.

          • Julot

            On peut le croire mais pas en être sûr en effet~ 😮

          • Tomi Frey

            Surtout que lui même dit bien ” we MAY once have gotten all we needed by drinking out of mountain streams or well water”…

    • Club Fructivore

      Nous avons perdu la connaissance ancestrale des plantes sauvages.
      Il y a des villages végétaliens en Iran depuis des générations, sans carence en vitamine B12. Ils cultivent avec leur excrément.
      Certaines baies, algues et feuilles ont aussi de la vitamine B12 mais cela dépend du biotope dans lequel a poussé la plante, et il peut s’agir aussi d’une forme analogue de la B12 qui n’est pas assimilable.
      Les tests de contenu des aliments en B12 coûtent cher, mais un jour on trouvera quels fruits et légumes contiennent de la bonne B12 en quantité suffisante. En Allemagne, des tests ont été fait, un brevet établi, et on vend de l’argouse, garantie contenant une quantité intéressante de B12 naturelle, l’argousier ayant poussé dans un biotope adéquat.
      Végétalien depuis 30 ans, je recommande de se supplémenter en B12 quand on vit dans le monde occidental.
      Les chimpanzés mangent des termites et des fourmis qui leur apportent de la B12 mais aussi des parasites dangereux.
      Les gorilles mangent une poignée de terre de forêt avec les mêmes risques.
      Si on ne peut s’exposer au soleil suffisamment on peut prendre de la vitamine D extraite du lichen.
      On peut aussi prendre un peu d’algue marine de temps en temps pour l’iode, ou jardiner avec de l’algue marine.
      On peut faire attention à éviter un déséquilibre oméga 3/oméga 6, ou si on mange n’importe quoi comme gras, prendre comme complément alimentaire de l’oméga 3 DHA à base d’algue.
      Si on mange trop acide, on peut prendre du carbonate de calcium par exemple dans un jus de citron, c’est de la craie en poudre en fait, mais pas trop pour éviter le risque de calcul rénal. Dans les magasins africains on vend du kaolin pour faire la cuisine avec, c’est une une argile avec de la craie, du calcium.
      On peut prendre du supplément de zinc, surtout si l’on est un homme avec beaucoup de pertes séminales.

      • Tomi Frey

        Aurais tu des liens pour justifier toutes ces affirmations pour le moins extraordinaires?

        • Club Fructivore

          Oups ! Excusez-moi.
          Après avoir discuté avec quelqu’un de la Société Végan, le fameux village en Iran de paysans végétaliens qui est mentionné dans le livre Vegan Nutrition, n’aurait jamais existé.
          Et le supplément de B12 naturelle d’argouse aurait un problème de fiabilité comme apport pour les végétaliens ces dernières années comme il est expliqué ici en allemand :
          http://pandalis.de/mitteilungen/sanddornprodukte-z-zt-nicht-lieferbar-stellungnahme/

  • Julot

    Il y a de l’acide salicylique dans énormément de nourriture végétale:

    https://nutritionfacts.org/video/should-we-all-take-aspirin-to-prevent-cancer/

  • tout venant

    Sans être paléontologue, l’étude de nos cousins Néanderthaleins me passionne depuis longtemps.
    Néanderthal avait une connaissance extansive de son environnement, et il est très probable qu’i lait tiré la ‘substantifique moelle’ de touts les plantes assimilables. A titre d’exemple, il savait extraire la ‘vergeoise’ jus sucré des betteraves et faire des galettes d’avoine. Néanderthal fabriquait-il des spéculos ?
    Il est aussi incontestable que Néanderthal était un superprédateur. Pendant les très longs et très rudes hivers de la période du Wûrm, il mangeait un quantité phénoménale de viande et de graisse …C’est d’ailleurs la seule chose qu’il ait pu manger pendant la très longue ‘morte saison’ (avec un peu de mousse et de cambrium).
    Contrairement à l’idée reçue, Néanderthal ne passait pas ses hivers dans des grottes, mais dans des campements, auprès des troupeaux. Il n’avait ne stockait pas de réserves extensives. Il chassait. Il connaissait parfaitement l’écologie et l’éthologie de ses proies et pratiquait des gibiers privilégiés suivant les ‘familles’ (on le sait grâce aux restes).
    i lest très probable que Néanderthal ait été végétarien ou végétaliens à l’entre saison, quand les troupeaux n’étaient pas accessibles.
    Mais dès qu’il en avait l’occasion, il chassait. Il était très doué pour cela, et il est très probable que cela ait été une de grandes joies de son existence comme chez tous les peuples chasseurs-cueilleurs

    • C’est une jolie historie qui contredit les découvertes d’El Sidrón.
      Au lieu d’avancer des belles phrases, sans aucune rigueur scientifique, il vaudrait mieux se poser et réfléchir honnêtement : le tartre permet de connaitre l’alimentation de néandertal sur des années, donc s’il chassait à El Sidrón on en aurait la preuve (comme c’est le cas en Belgique.)

      C’est fou comme un “passionné” se permet de débiner des recherches scientifiques qui sont faits avec grande rigueur et qui sont d’une grande complexité.

      • tout venant

        Ce qui est un peu con, c’est qu’il y a bien un ‘charnier’ à El Sidron (reste d’alimentation carnée, carcasses d’animaux), typique des campements néanderthal ,et d’après un pote archéo, bien daté de la période en question…
        Vivre dans une époque de grand froid et dans un environnement rappelant à la fois la toundra et la haute montagne ‘coûte’ à peu près 5000 kca par jour en moyenne.
        (et il est possible que Néanderthal ait eu besoin d’un peu plus de calorie que nous pour survivre, une des cause possibles de sa disparition quand nos ancêtres cro magnons l’ont concurrencés)
        Bref, la valeur moyen calorique des aliments végétaliens les plus caloriques (noies, baies) étaient à peu près de 100 par 100 grammes, disponibles à deux moments de l’années (printemps, automne). La valeur calorique des mousses et les cambium est moindre (mais ils sont disponibles toute l’année). Détail amusant, Néanderthal consommait probablement la bouillie végétale présente dans la panse des ruminants, comme le font les indigèns ‘lapons’ (Samis)
        Donc, qu’un clan de 10 personnes ait pu réunir 5 kg de nourriture par personne pendant la très courte ‘belle saison’, c’est possible. Mais nos cousins n’étaient PAS des agriculteurs stockant massivement leur récolte. Cela représenterait des TONNES de végétaux à travailler et stocker. On n’en retrouve de traces de telles quantités nulle part (mais on retrouve des charniers).
        Puisque vous vous référez à la science, passez donc le rasoir d’Occam…
        La valeur calorique de la viande va du double au triple (pour les viandes très grasses). Un renne pouvait nourrir le clan pour une semaine. Et Neandertal suivait les troupeaux (il quittait ses abris d’été, souvent des grottes pour établir des campement d’hivers auprès des troupeaux)
        Une fois encore, passez le rasoir d’Occam.
        Pour finir, Néandetthal disposait de connaissance assez développées en ‘médecine’. Il soignait avec succès des blessures complexes (blessures dites du cowboy, typique de la chasse au contact, traitement d’hématome sous dural…). Il prenait donc soin de ses blessés pendant longtemps, voir de ses handicapés (on a trouvé des vieillards mutilés à un jeune âge, morts à un âge avancé, sans signe de carences). Les autres les nourrissait.
        On retrouve de nombreuses plantes médicinales dans la grotte qui nous intéresse.
        Mon hypothèse. Le problèmes d’urémie (goutte) devait être fréquents vu leur alimentation essentiellement carnée à la fin du très long hivers. Ces problèmes disparaissent avec une alimentation végétalienne (ou le jeune forcé).
        La famille/clan devait probablement réserver la part du lion des végétaux comestible à le ou les malades, et leur donner l’essentiel des bouillies stomacales de ruminants pendant l’hivers. Ces dernières sont très riches en sels minéraux, et contiennent la fameuse vitamine B12.
        Aucune preuve. Juste des déductions sur ce qui était possible à l’époque, fondées sur des données reconnues.
        Si mon hypothèse est vraie, l’ironie est que le malade en question était probablement …un chasseur.

        • Pour répondre à un article scientifique, vous répondez par “d’après un pote archéo”, c’est beau !

          Et sinon j’ai bien rigolé au “des TONNES de végétaux à travailler et stocker. On n’en retrouve de traces de telles quantités nulle part (mais on retrouve des charniers).” . Tous les archéologues sont bien conscients du fait que les trouvailles archéologiques sont totalement biaisées par le fait que le végétal NE SE CONSERVE PAS (qu’il soit alimentaire ou utilitaire), contrairement aux os, aux dents, aux bois de cerfs…

          • tout venant

            Non, on retrouve des TRACES de végétaux travaillés pour être mangés dans les campements ou a proximité. On retrouve aussi les outils cassés et jetés. Ce qu’on ne retrouve pas, ce sont des traces MASSIVES de stockage. Qui laisserait PLUS de traces.

            Pour survivre à l’hivers terrifiant de la période du Würm sur une base uniquement végétalienne, il faudrait, pour une famille de 10 personnes.

            5 (kg)X10 (personnes)X 90 (jours) (estimation basse).

            Soit un peu moins que 5 tonnes.

            En fait, il faudrait probablement ajouter une tonne ou deux, parce que l’hivers ‘s’étirait’ plus longtemps qu’actuellement. Bizarrement, on a peu d’exemple de gens sortis pour faire de la cueillette entre -10 et -40 degrés. Peut être parce que c’est peu productif. Si stockage il y avait, il devait se faire à la belle saison (très courte).

            Un tel stockage laisserait des traces spécifiques (cosses, pollens, débris de décorticage, noyaux…), d’autant qu’il serait répété sur de très longues périodes. Or, on trouve des traces de cueillettes saisonnières, pas de stockage massif. Désolé.

            A propos, on sait analyser les traces végétales résiduelles. Cela s’appelle la paléobotanique, et une branche s’intéresse d’ailleurs de près à l’alimentation de nos ancêtres.

            Mais pas de problèmes. Je suis tout à fait près à croire qu’ils cueillaient tout. Si leur besoin calorique était minimal en été (on va dire 2500 calorie) et moyen pendant l’intersaison (3000 calorie) et bien sûr de 5000 en hivers.

            Et que l’on garde le ration calorique donné plus haut de 1 g /calorie, cela donne

            2500 (grammes) X10 (personnes)x 90 (jours) (calorie nécessaire pour l’été) + 3000 X 10 X180 (intersaison)+ 5000 X 10 X 90 (hivers)

            Soit 2 250 000 grammes pour l’été, soit deux tonnes 250 kg

            5 800 000 grammes pour l’intersaison, soit 5 tonnes 800 kg

            4 500 000 grammes pour l’hivers. 4 tonnes 500kg

            Donc, je suis admiratif de la façon dont nos cousins réussissaient à eux dix à extraire, chaque année, plus de 13 tonnes de végétaux comestibles hautement calorique de leur environnement de type Toundra arctique sans être agriculteurs. Et sans détruire leur écosystème.

            Wow. Et attention, on ne compte pas la capacité de travail réduite des vieux/blessés et des enfants.

            Il faut donc 13 millions de calories pour le clan. Mettons que 7 personnes y travaille a plein temps et rapporte 1000 calorie par heure. Il faut donc diviser le résultat par 7 (7 travailleurs), et par 8 pour compter une jourrné de 8 heures.

            Il faut a peu près 240 jours de travail acharné pour arriver à cette quantité. C’est possible !

            C’est d’autant plus méritoire que la valeur calorique d’un auroch va nourrir le même clan pendant un mois et demi en été, et entre 15 et 20 jours en hiver.
            Comme un aurroch devait fournir à peu près 1 000 000 de calories (je ne vous refais pas les calculs, si ?), et qu’en théorie, une douzaine devrait suffire pour nourrir tout le clan une année, pour deux semaines de chasse au total … on peut donc supposer que nos cousins Néanderthalien Vegans étaient EXTRAORDINAIREMENT courageux. Parce que la faune du Würm était très abondante, il qu’il fallait, vraiment, de très solides convictions pour ne pas taper dedans – contrairement à 99% de leurs congénères.
            Moralité: je suis peut être un amateur, mais votre théorie à vous comporte tellement de trous qu’on peut faire passer un Auroch dedans.

          • “votre théorie à vous comporte tellement de trous qu’on peut faire passer un Auroch dedans”. Pire borné et aveugle, je connais pas. Il ne s’agit pas de NOTRE théorie. Les auteurs de l’article scientifique sont : Laura S. Weyrich, Sebastian Duchene, Julien Soubrier, Luis Arriola, Bastien Llamas, James Breen, Alan G. Morris, Kurt W. Alt, David Caramelli, Veit Dresely, Milly Farrell, Andrew G. Farrer, Michael Francken, Neville Gully, Wolfgang Haak, Karen Hardy, Katerina Harvati, Petra Held, Edward C. Holmes, John Kaidonis, Carles Lalueza-Fox, Marco de la Rasilla, Antonio Rosas, Patrick Semal, Arkadiusz Soltysiak, Grant Townsend, Donatella Usai, Joachim Wahl, Daniel H. Huson, Keith Dobney & Alan Cooper.

            Donc je vous en prie, contactez la revue scientifique Nature, les relecteurs scientifiques, ainsi que l’ensemble des auteurs pour leur dire qu’ils se sont lamentablement TOUS trompés.

          • Tomi Frey

            Je vous invite à lire mon commentaire et à essayer de réfuter les objections que j’ai faite. Car vous faites bien une interprétation personnelle et infondée des résultats de cette étude, comme je crois l’avoir démontré. Vous omettez, par exemple, que ce groupe de Neandertal “végétaliens” étaient très probablement cannibale… https://www.newscientist.com/article/2123669-neanderthals-may-have-medicated-with-penicillin-and-painkillers/

          • Aucune trace retrouvée dans leur tartre… Donc peut-être bien, mais si c’était le cas c’était sûrement extrêmement rare…

            Qu’est-ce que vous cherchez à prouver pour contrer à tel point cette découverte ?

          • Tomi Frey

            Aucune trace n’a été détecté sur le tartre car il s’agit d’ADN humain… Donc ce n’est pas détectable… Ce qui est détectable en revanche ce sont les marques sur leurs os qui témoignent qu’ils ont été victimes de cannibalisme et donc qu’ils le pratiquaient probablement eux-mêmes.

            “si c’était le cas c’était sûrement extrêmement rare”

            Le cannibalisme a été observé maintes fois chez le genre homo, pas uniquement sur le site d’El Sidon… Au contraire, il semblerait que ce fût une pratique plutôt répandue… Mais de toute façon, ce n’est pas le sujet. J’ai déjà dit dans mon commentaire que l’analyse de tartre ne permettait que de donner un aperçu de l’alimentation, pas d’en dresser un portrait exacte. On imagine bien que les Neandertal découverts en Belgique ne se nourrissaient pas uniquement de Rhinocéros, de Mouflon et de champignon… Tout ce que l’on peut déduire des analyses et, d’ailleurs, tout ce que déduisent les chercheurs ayant participé à l’étude eux-mêmes, c’est que les population de Neandertal d’Espagne avaient un régime beaucoup moins carné que ceux de Belgique. Rien ne permet d’affirmer que les Neandertal d’El Sidron étaient totalement végétaliens. Pourquoi l’auraient ils été, d’ailleurs? Ajoutez à cela que cela leur aurait probablement posé quelques problèmes nutritionnelles comme le manque de vitamine B12 et on peut raisonnablement exclure l’hypothèse du végétalisme.
            Mais même en admettant (ce qui est absurde et hautement déraisonnable) que des Neandertal aient été végétaliens il y a plusieurs dizaines de millier d’années, en quoi cela concernerait-il le possible veganisme actuel de nous autres HOMO SAPIENS. Contestez vous qu’Homo Sapiens soit omnivore ? Je l’ai déjà dit mais je le répète: les pseudos appels à la nature, qu’ils aillent dans le sens ou non du véganisme, ne sont pas des arguments valides. Au contraire, ils ne font que décrédibiliser notre cause. Nous défendons un mode de vie rationnel, nous devons le défendre avec des arguments qui soient également rationnels. Prière, donc, une nouvelle fois, de corriger ou de supprimer cette article non seulement mensonger, inutile, mais en plus, contre-productif.

            J’ajoute que se tromper n’ai pas grave. Il faut juste parfois le reconnaitre. Moi même j’ai un peu exagéré les résultats de l’étude sur un groupe avant que l’on me montre que j’avais tort. Faites en de même, c’est tout.

            Cordialement,

            Pour les animaux,

            Un lecteur enthousiaste mais attentif et qui vous serais gré que cette réponse ne reste pas sans suite.

          • Tomi Frey

            J’avais publié hier une réponse assez longue où je reprenais les points que j’avais développés dans mon commentaire. Il semblerait que je l’ai mal envoyée car elle n’apparait pas.

            Je vais donc réécrire une seconde réponse qui sera cependant plus courte et donc peut-être moins claire que la précédente:

            Aucune trace n’a été détectée car il s’agit d’ADN humain… Il n’est pas détectable.

            “si c’était le cas c’était sûrement extrêmement rare”

            Le cannibalisme a été maintes fois observée chez le genre homo. Il semblerait donc, au contraire, que ce fût une pratique très courante.

            Mais à la limite, ce n’est même pas le sujet. Ce que révèle l’étude, c’est simplement qu’il y a une très grande disparité dans l’alimentation des populations de Neandertal qui vivaient au nord (Belgique) et de celles qui vivaient plus au sud (Espagne). Il n’est nullement fait mention de végétalisme dans l’étude. En effet, l’analyse du tartre ne permet pas d’établir de manière précise l’alimentation mais juste d’en donner un aperçu. On imagine bien que le groupe de Neandertal de Belgique ne se nourrissait pas seulement de champignon, de rhinocéros et de mouflon. De la même manière, le groupe d’Espagne ne se nourrissaient vraisemblablement pas uniquement de pignons, de champignons, de mousse et d’écorce… Il n’avaient donc vraisemblablement pas une alimentation strictement végétalienne qui, d’ailleurs, n’aurait pas pu satisfaire leur besoins physiologiques ( rien que la vitamine B12, par exemple).

            Maintenant, quand bien même il aurait existé des Neandertal végétaliens il y a plusieurs dizaines de milliers d’année, en quoi cela concerneraient ils les Homo Sapiens qui peuvent être vegans aujourd’hui? En quoi cela serait il un argument? Le moins que l’on puisse dire c’est que cela ressemble beaucoup à un appel à la nature et que ça n’est en tout cas pas un argument valide.

            L’article et en particulier sa conclusion, me semblent donc très problématiques et mériteraient au moins une correction sinon une suppression. Nous défendons un mode de vie rationnel, nous nous devons de le faire avec des arguments rationnels (et ils ne manquent pas, en particulier dans l’actualité).

            L’honnêteté intellectuelle se mesure à la capacité à reconnaitre ses erreurs.

            Merci de prendre en considération cette critique et d’agir en conséquence.

            Cordialement,

            Un lecteur enthousiaste et d’autant plus attentif et critique.

          • tout venant

            Documentez vous. Comparez les faits qu’on vous propose avec les faits connus. Refaite les calculs. Testez différentes hypothèses, de diverses sources valables.
            Pensez par vous même. Ca vous changera.

Vegactu utilise des cookies (vegan) pour améliorer votre expérience chez nous. L'approbation est automatique si vous faites défiler la page. +

L'utilisation de cookies (vegan bien sûr) permet d'améliorer le contenu affiché sur Vegactu. Pour continuer vous devez donc accepter l'utilisation de cookies.

Fermer