“Oh la vache !” : le roman de David Duchovny qui défend les droits des animaux

David Duchovny, acteur bien connu de toute une génération pour son rôle dans X-files (de retour sur nos écrans dernièrement) puis de toute la génération suivante grâce à la série Californication, est végétarien. Ou presque : certaines sources disent qu’il aurait recommencé à consommer un peu de poisson, ce qui est fort dommage.

L’an dernier, David Duchovny a écrit un livre dont l’héroïne est… une vache. De son propre aveu, il a eu envie de faire connaître au grand public ses idées sur les droits des animaux par la grâce de la fiction.

Oh la vache

L’histoire d’Elsie Bovary

Oh la vache ! (Holy Cow en V. O.) n’est pas un récit anthropocentré. Une bonne idée pour défendre les animaux, que de leur laisser la parole. Ainsi le personnage principal et narrateur est un animal : Elsie Bovary, figure centrale de ce conte pour adulte à visée militante, qui rappelle forcément un peu “La ferme des animaux” d’Orwell.

Elsie vit dans une ferme et est bien décidée à ne pas finir à l’abattoir pour le simple plaisir gustatif des humains. Elle s’échappe et n’a qu’une idée en tête : rejoindre l’Inde, où le statut privilégié des vaches lui permettra peut-être d’échapper à son destin.

Elle s’associera à un dindon en route vers la Turquie (le jeu de mot basé sur le double sens de Turkey est intraduisible en français) et à un cochon converti au judaïsme parce que cette religion interdit de le consommer.

Disons-le franchement : le style d’écriture de l’ouvrage (après traduction en français, il est vrai) ne nous a pas laissés béats d’admiration. Mais pour être sincère, au vu de ce qui marche le plus fort dans les librairies (Levy, Musso, 50 shades of grey…) il est clair que le grand public n’attend pas des livres remarquablement écrits pour s’enthousiasmer. Celui de Duchovny reste correctement écrit, a l’immense mérite de prendre parti pour les animaux : il a tout à fait sa place dans toutes les bibliothèques

Ce qu’en dit l’auteur

Pour moi, ce fut amusant de dépeindre la conscience de la vache : elle connaît Homère, mais ne sait pas [au début] qu’elle va être mangée.

Je suis également intéressé par les dégâts infligés à l’environnement par notre mode de vie basé sur la consommation de viande. C’est le nombre incroyable de bovins, de porcs et de poulets qui — sans qu’ils en soient aucunement responsables, c’est nous les humains qui les gardons prisonniers — crée cette pollution sans précédent.

(via Ecorazzi)

Extrait du livre

Ma religion est la suivante : nous sommes tous des animaux, des animaux parfaits créés à l’image d’une nature à l’imagination infinie. C’est une vie non dénuée de souffrance, de concurrence et de douleur, mais ce peut être une vie pleine de dignité et de respect mutuel.

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Ou chez votre libraire bien sûr.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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