Sao Paulo interdit l’élevage d’animaux de fourrure

Après avoir interdit en ce début 2014 les tests sur animaux pour les produits cosmétiques1 , le gouvernement de l’Etat de Sao Paulo (41 millions d’habitants) qui comprend la plus grande ville du Brésil et deuxième plus grande ville d’Amérique latine, vient d’interdire l’élevage d’animaux de fourrure comme le chinchilla et le lapin, le renard ou vision2 .

Une cruauté, immorale et injustifiable

Le texte législatif souligne que :

Cette cruauté rend l’utilisation de ces peaux d’animaux immorale et injustifiable

Le Brésil, l’un des premiers exportateurs de chinchillas

D’après le site internet du gouvernement de Sao Paulo, le Brésil est avec l’Argentine l’un des principaux producteurs de chinchillas du monde.

Le gouvernement indique que la loi vise à préserver «les animaux utilisés dans l’industrie des manteaux et accessoires, comme les lapins, renards, visons, phoques, coyotes et en plus grand nombre les chinchillas» .

3 000 euros d’amendes par animal

La loi prévoit des amendes de plus de 10 000 reais (soit plus de 3 000 euros) par animal pour celui qui enfreint la loi. En cas de récidive, ce montant sera doublé.

Du côté des éleveurs ça gronde, et ils osent même dire qu’à cause de cette loi des chinchillas vont mourir…Le président de l’Association des éleveurs de chinchillas, Carlos Peres a déclaré :

30 000 chinchillas vont mourir à cause de cette loi

Le membre du congrès Feliciano Filho a partagé sa joie sur sa page facebook :

Depuis 2011 j’ai travaillé dur pour que ce rêve se réalise. Des milliers de vies d’animaux seront sauvées, animaux qui vivent dans des cages minuscules, sans pouvoir bouger, uniquement pour satisfaire la cruauté humaine. C’est inacceptable.

 

  1. https://www.vegactu.com/actualite/letat-de-sao-paulo-au-bresil-interdit-les-tests-sur-animaux-dans-les-cosmetiques-12766/ []
  2. http://www.infurmation.com/index.php/news/78-sao-paulo-state-bans-fur-farming []

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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