Sylvie Guillem, végane et danseuse étoile

Un profil végétalien dans le dernier Télérama !

Il s’agit de la célèbre danseuse étoile Sylvie Guillem, “la plus belle, la plus douée, la plus intransigeante, la plus extravagante », qui quitte aujourd’hui la scène après 40 ans de spectacle, dont 30 ans de très grand succès.

Son secret ? Elle est végane…

Voici un extrait de son entretien à Télérama :



Cultiver mon jardin, du temps où j’habitais Londres, m’a par exemple appris beaucoup de choses. J’ai découvert la nature, ses cycles, sa patience, ses rythmes, ses lois, son impuissance, aussi, face à notre arrogance. Moi qui suis si impatiente, j’ai enfin compris que chaque chose a son temps. Certaines sont inévitables, il faut s’y préparer. Pour dominer cette tristesse, cette nostalgie que je déteste.

Votre engagement écologique vient de là ?

Sans doute. J’ai d’abord essayé d’avoir des comportements écologiquement corrects, un peu naïfs sans doute, comme ne pas dépenser trop d’électricité et d’eau. Et puis je me suis prise au jeu, je me suis renseignée, documentée. J’ai lu et rencontré Paul Watson, fondateur de l’association Sea Shepherd Conservation Society, dédiée à la protection de la vie marine (invité du numéro double de Télérama, le 6 août). J’ai réalisé grâce à lui que la chasse à la baleine ou au requin détruisait tout un équilibre, toute la chaîne alimentaire du peuple de la mer. Je n’ai plus eu envie de manger de poisson et de participer au massacre ambiant ! Et bientôt plus envie de manger de boeuf, ni de poulet non plus. Quand on voit toute l’eau, toute l’électricité et toutes les tortures que nécessite leur élevage industriel et de même le moindre produit laitier… Plus de 7 000 litres d’eau pour un simple poulet, 15 000 pour un kilo de steak, et même pas bons ! On en consomme trop. On est en train de tout détruire. Dès 2050, un milliard d’êtres humains n’auront plus accès à l’eau potable. Il faudra que les populations se battent pour en avoir, on va s’entre-tuer. Je ne veux pas faire partie de ceux qui pillent la planète, je suis devenue végétarienne, vegan, comme on dit en Angleterre.

C’est-à-dire ?

Ni viande, ni poisson, ni produits laitiers. Idéalement aucun produit d’origine animale, issu de la souffrance animale, dans toutes les facettes de votre existence… Je ne veux pas manger ce que l’industrie veut que je mange pour se faire plus d’argent ­encore et détruire la planète… Si on m’avait dit, quand j’avais 20 ans, que j’adopterais pareille conduite — moi qui me gavais de chips, de saucisson, de Coca-Cola, hors de toute diététique… j’ai la chance de pouvoir manger sans grossir tout ce que je veux —, j’aurais hurlé de rire ! Mais aujour­d’hui, on ne peut plus dire qu’on ne sait pas et se comporter de manière irresponsable : on sait. Allez plutôt voir sur Internet la très provocatrice interview de l’Américain Gary Yourofsky à la télé israélienne sur l’« holocauste » des animaux aujourd’hui : soixante milliards par an !


Merci à Bénédicte, la lectrice qui nous a gentiment signalé cet article.

Crédits : Télérama
Crédits : Télérama

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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