Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les pesticides

La onzième semaine pour les alternatives aux pesticides a commencé dimanche dernier et s’achèvera le 30 mars. Des centaines d’événements ont été organisés, notamment une « marche verte citoyenne » à Paris.

Ces événements ne seront pas de trop pour lutter contre la mainmise des six multinationales qui se partagent le gâteau empoisonné de la vente de pesticides : Bayer, Monsanto, Syngenta, Dow, Basf et Dupont. On les appelle le « Big 6 ». Elles règnent presque sans partage sur un marché colossal qui pèse 50 milliards d’euros1. Le combat anti-pesticides a des allures de David contre Goliath.

Semaine alternative pesticides

Pesticides : quel danger pour notre santé ?

Nos enfants seraient exposés à près de cent trente polluants chimiques chaque jour, d’après le magazine d’enquêtes télévisuel Cash Investigation. Selon l’Institut de veille sanitaire, 100 % des français révèlent dans leur organisme des traces de polluants, à des doses variables.

Les pesticides sont des fongicides (qui éliminent les champignons parasites), des herbicides ou des insecticides. La plupart sont classés cancérogènes, mutagènes (capables de modifier l’ADN) ou reprotoxiques (susceptibles d’augmenter l’infertilité).

Pesticides bidons

Certaines sont soupçonnés de favoriser des maladies comme le diabète de type 2, l’obésité, les cancers hormonodépendants (sein, prostate, thyroïde), les troubles de l’attention, l’hyperactivité, l’autisme…2 Le point commun entre tous ces troubles ? Ils peuvent être causés par un dérèglement du système hormonal.

La maladie de Parkinson, elle, est carrément estampillée maladie professionnelle en lien avec les pesticides, depuis 20123.

Malgré tout cela, l’incidence réelle des pesticides sur notre santé est probablement sous-évaluée. D’abord parce que l’effet cocktail (la toxicité conjuguée de plusieurs substances inactives isolément) ne peut guère être correctement étudié : la science suppose d’isoler un paramètre pour l’évaluer. L’effet cocktail n’est donc pas non plus pris en compte pour l’homologation d’une substance chimique mise sur le marché.

Ensuite, parce que la dose ne fait pas toujours le poisons : certaines molécules toxiques peuvent être présentes dans notre organisme en quantité extrêmement faible et se révéler pourtant puissamment dangereuses. C’est le cas des perturbateurs endocriniens (dont le plus connu est le bisphénol A), qui interfèrent avec notre système hormonal, y compris à des niveaux d’exposition minimes.
Je vous recommande à ce sujet le chapitre du livre EAT de Gilles Lartigot dédié aux perturbateurs endocriniens, qui explique très bien leurs effets négatifs, leur mode d’action etc.

Pesticides enfant

Enfin, parce que le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC), chargé d’établir des monographies permettant de classer les substances chimiques en fonction de leur potentiel cancérigène, n’aurait évalué le potentiel cancérigène que d’une trentaine de pesticides, un infime pourcentage des pesticides utilisés4.

Les substances chimiques sont classées par le CIRC selon la mention « cancérigène pour l’homme » (avec, l’amiante le benzène et la charcuterie), « cancérigène probable » ou « cancérigène possible ».
Il faut savoir que de nombreux pesticides utilisés au quotidien dans l’agriculture n’ont pas encore été testés : ils sont donc dits « inclassables ». Le risque qu’ils soient cancérigènes est donc potentiel.

Vulnérables pesticides

Un coût énorme pour la société

Comme dans bien d’autres domaines, prévenir serait bien plus économique que guérir. Des subventions d’Etat massives envers le bio reviendraient moins cher que de réparer les dégâts sanitaires et environnementaux des pesticides.

Non, les pesticides ne sont pas rentables… C’est ce que montre une vaste étude menée par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Par exemple, aux Etats-Unis au début des années 1990, les pesticides rapportaient environ 27 milliards de dollars par an mais coûtaient au moins 40 milliards de dollars au contribuable…5

Voici quelques uns des éléments les plus onéreux, à la charge de l’Etat et donc des citoyens, et dont l’usage des pesticides est clairement responsable :

  • les frais de santé publique dans le domaine des maladies chroniques liées aux polluants (maladies des agriculteurs et consommateurs) ;
  • l’impact sur les écosystèmes “utiles”, comme la disparition des pollinisateurs (tous les pollinisateurs, des millions d’espèces, pas seulement les abeilles mellifères dont on nous rebat les oreilles) ;
  • les frais de surveillance et de dépollution des milieux contaminés  (principalement aquatiques) ;
  • les frais de réglementation, de contrôle et d’étude des pesticides ;
  • la baisse de rendements à cause des résistances aux pesticides développées par les mauvaises herbes et les insectes visés…

Encore ne s’agit-il là que d’un coût financier : comment évaluer le prix d’une vie abîmée, la mort d’un proche, le déclin d’un écosystème ?

Pollinisateur : chrysomèle de la menthe.
Pesticides environnement
Diffusion des pesticides dans l’environnement. Crédits : Greenpeace

L’usage des pesticides augmente

Malgré tout cela, la prise de conscience reste en-deçà des intérêts économiques immédiats…
Les chiffres officiels, datés de ce mois-ci, montrent que le secteur agricole mondial consomme de plus en plus de pesticides.

L’augmentation moyenne en Europe a été de 5 % entre 2009 et 2013, puis de 9,4 % entre 2013 et 2014.

Le plan Ecophyto, lancé en 2008 lors du Grenelle de l’environnement, avait pour ambition de réduire de 50 % l’usage des pesticides d’ici à 2018. On voit qu’il s’est soldé par un échec cuisant6. Il a été repoussé à 2025.

Et en France ? Nous sommes le premier producteur agricole en Europe et le deuxième consommateur de pesticides derrière l’Espagne. Nous sommes l’un des plus gros consommateurs de pesticides au monde.
Nos rendements, pourtant, ne progressent plus : céréales, oléagineux, poires, pommes ou betteraves sont moins productifs qu’en 20097.

Epandage pesticides

Que dit la loi française ?

Certains pesticides ont été interdits, après de solides études scientifiques et souvent grâce aux lanceurs d’alerte.

Dans l’hexagone, sont ainsi officiellement interdits : le bien connu DDT, le Cruiser OSR, le Gaucho à maïs, l’atrazine.
Hélas, leur impact environnemental et sanitaire persiste bien sûr pendant des années après leur retrait du marché.

Il y a quelques jours, lors de l’examen du projet de loi sur la biodiversité à l’Assemblée nationale, un article interdisant l’utilisation des néonicotinoïdes à partir de 2018 a été adopté.
Contre l’avis de Stéphane Le Foll, notre ministre de l’agriculture dont l’envie de plaire aux industriels de l’agroalimentaire passe avant le souci de la santé de ses concitoyens8.
Rappelons que la dangerosité des néocotinoïdes a été soulignée en janvier janvier dernier par l’Autorité européenne de sécurité des aliments9.
Ces molécules chimiques sont conçues par Bayer, Syngenta ou BASF pour pénétrer au cœur des gènes et du système dans la plante, qui sécrète ensuite le toxique tout au long de sa croissance.

Toxic apple

Une loi européenne corrompue

Concernant la commission de Bruxelles, le doute n’est plus permis : les autorisations de mise sur le marché des différents pesticides par la Commission européenne font preuve d’un laxisme éhonté, sous l’influence évidente des lobbys industriels10.

Un exemple récent parmi tant d’autres : au début du mois, la Commission a reporté un vote sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate… car plusieurs pays européens, dont la France, avaient prévenu qu’ils voteraient contre11.

Le médiateur européen (dont le rôle est d’enquêter sur les comportements abusifs, absence ou refus d’information, retards injustifiés et procédures incorrectes) vient justement de recadrer sèchement la Commission de Bruxelles, pour son laxisme en matière d’autorisation de mise sur le marché des produits phytosanitaires12.
Elle lui fixe un délai de deux ans pour se remettre en conformité avec les bonnes pratiques…

A l’origine de cette décision, de multiples plaintes émanant d’ONG. Ces dernières accusent spécifiquement la « procédure de données de confirmation » qui permet à des substances chimiques entrant dans les produits pesticides d’être homologuées par Bruxelles alors même que les industriels n’ont pas encore fourni toutes les données, pourtant obligatoires, attestant de leur innocuité !13

Selon ces associations :

Cette procédure a été utilisée comme procédure standard, donc les personnes et l’environnement ont été exposés à des risques graves, certes inconnus mais possibles. (…)
Nous nous sommes penchés sur un simple échantillon de dix substances actives qui ont été homologuées malgré ces lacunes, mais il est probable qu’elles soient beaucoup plus nombreuses à être passées à travers les mailles du filet, étant donné qu’environ 350 ou 400 molécules sont aujourd’hui sur le marché européen.

Selon Hans Muilerman, de l’Union paneuropéenne internationale :

Il est clair que la Direction générale de la santé et les Etats membres ont laissé les intérêts des industriels et de certains agriculteurs l’emporter sur les intérêts du public, en permettant la mise en marché de pesticides nocifs, réagit . Cette violation structurelle des règles implique que les pesticides actuellement sur le marché ne sont pas sûrs.

Mi-décembre 2015, le tribunal de la Cour de justice de l’Union européenne condamnait l’exécutif européen pour son inaction dans le dossier des perturbateurs endocriniens, catégorie à laquelle appartiennent de nombreux pesticides. La Commission avait été attaquée par la Suède, puis par la France, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, le Conseil et le Parlement européens, pour n’avoir pas déterminé les critères réglementaires définissant ces perturbateurs. Elle y était pourtant contrainte par la réglementation européenne.

Pesticides humour

Comment se protéger des pesticides ?

S’il est clair que dans un monde comme le notre, il est utopique de vouloir échapper totalement aux substances toxiques qui nous entourent, nous pouvons faire de notre mieux pour nous en protéger au maximum.

Bien sûr, il faut opter pour la consommation d’aliments biologiques afin de réduire son exposition à des substances chimiques. Gardez à l’esprit que vous diminuez drastiquement les dommages pour votre corps, mais aussi pour l’environnement, pour les ouvriers agricoles qui ont travaillé à produire ces aliments sans être exposés aux pesticides, pour les animaux qui ont vécu à proximité…

D’autre part, les fruits et légumes biologiques se sont avérés bien plus riches en antioxydants et en vitamines que les autres1415. Le bénéfice est donc double.

Fuck Monsanto

Lorsqu’il n’est pas possible de manger bio (par exemple en vacances, sans magasin bio à proximité), on peut sélectionner des fruits et légumes plutôt que d’autres.
Une association américaine à but non lucratif, Environmental Working Group, a ainsi dressé une liste des fruits et des légumes présentant le plus de résidus de pesticides, en étudiant les données de 43 000 tests menés de 2000 à 2004 par le ministère américain de l’Agriculture et par la Food and Drug Administration16.

Voici les fruits et légumes qui retiennent le plus les pesticides, par ordre décroissant de pesticides :
Pêche
Pomme
Poivron
Céleri
Nectarine
Fraise
Cerise
Poire
Raisin
Épinard
Laitue
Pomme de terre
Carotte
Haricot vert
Piment fort
Concombre
Framboise
Prune
Orange

Bien sûr, laver ces fruits et les légumes n’enlève pas tous les résidus de pesticides… Mieux vaut les peler, même si l’on perd, du même coup, une grande partie des nutriments (fibres, antioxydants…).

Fresh fruit in the basket

Halte aux mythes anti-bio !

L’agriculture biologique en France n’a jamais recours aux produits chimiques. Les pesticides ne doivent donc pas entrer en contact avec un fruit ou légume certifié bio.
Bien que certaines contaminations soient théoriquement possibles, à cause de l’eau, du vent ou de l’utilisation antérieure de pesticides (encore qu’il faille obligatoirement deux ans de carence sans utilisation de produits chimique pour pouvoir obtenir le label bio sur un sol), ces cas restent rares et les contrôles sont fréquents pour s’assurer que l’exploitant respecte cette règle de non-utilisation de produits chimiques1718.

Quand bien même, une fois de temps en temps, un produit bio que l’on ingère aurait sur lui une molécule de pesticide apportée par un coléoptère voyageur… Personnellement, je préfère absorber une goutte de poison qu’une coupe entière.

De plus, les agriculteurs bio prennent la plupart du temps toutes les mesures de précaution nécessaires pour éviter les contaminations extérieures (distances de sécurité avec les champs voisins, installation de haies, de fossés…). Ils y ont tout intérêt : si lors d’un contrôle, des résidus chimiques sont révélés au sein de leur production, ils peuvent perdre leur certification.
De même, les organismes certificateurs appliquent une grille d’analyse des risques pour éviter toute contamination19

 

Précisions :

  1. Le Blog TV News résume Cash Investigation []
  2. Risques sanitaires des pesticides — Le Monde []
  3. Pesticides et Parkinson — Le Monde []
  4. Les pesticides dans l’alimentation — Passeport Santé []
  5. Le vrai prix à payer — Le Monde []
  6. Quelles mesures contre les pesticides en France ? — Le Monde []
  7. Le Monde — Une consommation en hausse []
  8. Lire la lettre adressée par Stéphane Le Foll aux députés, quelques jours avant le vote []
  9. Bastamag []
  10. Pesticides : problèmes au niveau européen — Le Monde []
  11. Bruxelles reporte un vote sur le glyphosate — Le Monde []
  12. Décision du 18 février du médiateur européen []
  13. Pesticides : laxisme à Bruxelles — Le Monde []
  14. Davantage d’antioxydants dans le bio — Vegactu []
  15. Davantage de phytonutriments dans le bio — Passeport Santé []
  16. Manger sans risques — Passeport Santé []
  17. Les contrôles du bio — Agence Bio []
  18. Que penser du bio ? — Passeport Santé []
  19. Peut-on développer la bio à proximité des exploitations conventionnelles ? []

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa

Professeur des écoles à Toulouse, j’adore l’archéologie, l’histoire de l’art et la littérature.
Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

  • Julot

    “L’agriculture biologique en France n’a jamais recours aux produits chimiques.”

    “Chimique” mot trompeur car la plupart du bio labellé reçoit des traitements pesticides aussi mais dits “naturels” qui sont aussi toxiques et quelques fois même plus toxiques que les pesticides conventionnels, belle escroquerie surtout vu le prix.

    Voila 5 vidéos en anglais qui explique cela, études et données scientifiques a l’appui, il aurait fallu visionné cela avant e faire l’article mais ça gène trop évidemment:

    https://www.youtube.com/watch?v=ZbIOJPi93Js
    https://www.youtube.com/watch?v=Vja9KauBb3I&list=PLYD95hzrJP77S05HAYbfvNyYlMY1P5y8E
    https://www.youtube.com/watch?v=AMI_VVmv1LY
    https://www.youtube.com/watch?v=9-4Yt_h5zjs
    https://www.youtube.com/watch?v=7ggEe4OwSMc

    • biobio

      Si vous êtes radin au point de vous flinguer la santé et celle de votre famille, c’est votre problème.

      Quand à moi, entre produits naturels et produits chimiques synthétisés à partir de pétrole qui peuvent pénétrer dans les cellules et perturber leur fonctionnement et même provoquer des mutations de l’ADN, le choix est vite fait.

      Même si certaines substances naturelles peuvent être toxiques, c’est toujours moins que leurs saloperies chimiques.

      En France, lisez les cahiers des charges pour l’agriculture biologique.

      La lutte contre les ravageurs se fait principalement par l’utilisation des prédateurs des nuisibles, du choix des espèces et rotation des cultures.

      Quand un traitement est indispensable, les produits autorisés sont principalement des poudres minérales naturelles, des micro-organismes parasites des ravageurs, des huiles essentielles et composés végétaux.

      • Julot

        On voit bien que vous n’avez pas regardé ou compris ses vidéos et les données scientifiques qui vont avec, elles sont en anglais donc pas évident je l’admet mais ne donnez alors pas votre avis sur un sujet complexe que vous ne maitrisez pas, les molécules les plus toxiques sont naturelles comme le mercure ou la toxine botulique, en plus sous couvert de pesticides “naturels” ils en mettent des quantités plus importantes en bio que sur le conventionnel d’où la toxicité souvent plus importante sur les organismes dans les études, la dose fait le poison.

        Andrew qui parle dans la vidéo est crudivore depuis plus de 5 ans sur fruits et légumes conventionnels principalement il est en excellente santé avec des efforts physiques importants, en cohérence avec ce qui est démontré dans les données scientifiques analysée précisément.

        • Kevin Morata

          “moins coûteux que en bio donc plus nutritif” ? J’ai loupé un épisode ??

          • biobio

            A Julot.

            Le mercure et la toxine botulique sont très toxiques et naturelles, oui et quel est le rapport avec les fruits et légumes bio, vous ne croyez quand même pas que ces substances sont utilisées en culture bio ?

            Et rassurez vous, je limite au maximum les produits raffinés et aussi les céréales, je ne suis pas végan, mais plutôt à tendance paléo, mais ce n’est pas le sujet.

            De plus, avant de nous présenter des vidéos US douteuses ( Ah les lobbies agro chimiques et les études qui prouvent que 2+2=5), renseignez vous sur les pratiques en France, en conventionnelle et en bio, en vous procurant les cahiers des charges, ont peut en trouver sur internet.

            Vous n’êtes pas un peu naïf de croire que les produits bio sont plus toxique que ceux traités aux pesticides ?

            D’ailleurs, vous nous parlez de données scientifiques, mais pouvez vous me donnez les études scientifiques qui prouvent que les traitements bio sont plus toxiques que les traitements chimique ?

            Non, car il n’y en a pas, c’est juste une affirmation d’Andrew Perlot l’auteur des vidéos, sur quoi se base t’il, on ne sait pas.

            Il est intéressant de creuser un peu les infos que donne Andrew Perlot, dont ces pseudos données scientifiques, toutes biaisées pour arranger les industriels de l’agro chimie. Lecture intéressante aussi : http://www.sourcewatch.org/index.php/Monsanto_and_the_Campaign_to_Undermine_Organics

          • Julot

            C’était juste pour contrer la croyance que si c’est naturel c’est moins toxique, le seuil de toxicité de plusieurs pesticides dits “naturels” utilisés en bio est plus bas(donc plus toxique) que certains pesticides synthétiques du conventionnel, c’est ce que montre les données que Andrew expose dans ses vidéos.

            La plupart des produits au label bio ont reçu des traitements pesticides c’est ce que n’avez pas compris et ce que la plupart des gens ignorent, les labos d’analyse qui certifient le label bio recherchent seulement des pesticides conventionnels courants et n’en trouve pas ou très peu alors ils certifient les produits bio sans pesticides mais en réalité ils ont reçu d’autres pesticides dits “naturels”(qui rassure seulement les gogos)souvent en dosage plus important(la dose fait le poison), j’ai regardé plusieurs fois ces vidéos il y a plusieurs mois mais je m’en rappelle je n’ai pas vraiment envie de encore toutes les regarder pour préciser a quelle minute tout ceci a été dit etc…

          • biobio

            J’ai regardez à nouveau les vidéos, mais je ne vois pas où il présente des études scientifiques qui disent que le bio peut être plus toxique, je crois bien qu’il n’y en a pas.

            Tout ce qu’il dit c’est que les produits conventionnels sont sans danger car les doses de pesticides chimiques sont très basses (reste à savoir ce que très bas signifie).

            Toutes les données « scientifiques » qui montrent l’innocuité de ces produits chimiques sont toutes issues d’études menées par des labos financés par l’agrochimie.

            Il nous donne même le site du DR Steve SAVAGE, qui travail pour Dupont et Mycogen entre autres, quelle mascarade.

            Puis il nous donne aussi une citation de Paracelse : seule la dose fait le poison.

            Prenez chaque jour un peu de pesticide chimique, capable de provoquer des altérations chromosomiques, des mutations de l’ADN et rendez vous dans 20 ans :

            http://www.larecherche.fr/evenement/prix-recherche/entre-pesticides-cancer-lien-est-etabli-01-12-2009-81219

            http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/422332/l-incidence-des-pesticides-sur-les-genes

            De plus et non des moindre, les pesticides bio se dégradent rapidement dans l’environnement (substances naturelles), contrairement aux produits chimiques de synthèse qui s’accumulent dans les sols, se concentrent dans les nappes d’eau…et donnent de bons cocktails aux effets ignorés dont nos enfants subiront les effets pour encore longtemps.

            Une vidéo très intéressante : https://www.facebook.com/NousSommesAnonymous/videos/1714557815433970/

          • Julot

            Encore une fois ces études qui montrent comme toutes que les pesticides entrainent des problèmes de santé importants ont étés réalisés sur l’exposition énorme des agriculteurs ou des gens qui travaillent au contact de grandes doses de ces produits, sur les aliments il ne reste que des traces insignifiantes même en consommant énormément de fruits et légumes, c’est pour ça qu’on répète que la dose fait le poison, ça n’est pas du tout la même chose, c’est comme comparer la consommation d’une goute d’alcool par jour a une bouteille, la première dose n’a aucune incidence significativement négative sur la santé d’un individu, il ne faut pas oublier que tout organisme a une capacité de traitements et d’éliminations des déchets relativement importante(en particulier l’humain) surtout si on ne fume pas ou ne boit pas d’alcool ou seulement occasionnellement avec modération.

            Les études sur l’effet de la consommation de ces produits sont les études classiques qui montrent les bénéfices énormes des végétaux entiers sur la santé encore mieux si on ne consomme pas ou très peu de produits animaux qui accumulent beaucoup plus les polluants dont les pesticides par principe de chaine alimentaire en plus de leur apport en lipides, protéines animales et cholestérol entre autres qui posent d’autres problèmes.

          • biobio

            Ben oui c’est vrai, seul les utilisateurs de ces pesticides tombent malades, les consommateurs de leurs produits, on ne sait pas trop…

            Bon ben continuons de consommer conventionnel, tant pis pour les paysans empoisonnés, tant pis pour les sols détruits, pour l’eau polluée, tant pis pour la flore, la faune détruite, on recevra un grand merci de bayer, monsanto, syngenta et compagnie, une fois que tout le monde sera dans la merde, eux ils auront ton fric pour ce payer un bout de paradis et se foutre de ta gueule.

          • Julot

            J’ajoute cet argument de poids qui n’est jamais mentionné et qui va encore plus dans le sens de ce que j’ai défendu:

            L’immense majorité des milliers d’études qui démontrent sans équivoque que les fruits, légumes et céréales complètes sont bons a la santé et abaissent grandement les probabilités de développer énormément de problèmes de santé des plus courants aux plus graves ont été réalisés avec des végétaux venant du conventionnels…donc tous ceux qui hurlent au poison(dans le sens mauvais a la santé) dès qu’on parle du conventionnel devraient revoir leur jugement en gardant cela a l’esprit, je pense que je finirai la dessus~

          • biobio

            Tout à fait d’accord, et comment de ces faits vous pouvez tirer des conclusions sur le bio ?

          • Julot

            Meilleur au gout, plus mur(principalement pour les fruits) donc plus nutritif c’est évident quand on connait la botanique un minimum, je parle des végétaux que je trouve en primeur non bio ou magasin de type GrandFrais.

          • Kevin Morata

            Bien sûr qu’une fruit ou un légume ça se mange mûr ! Je sais pas ou tu te procures les tiens, mais le fait qu’ils soient mûr ou pas à la vente est indépendant du fait qu’ils soient bios ou non. Enfin, de mon expérience…

          • Julot

            Je n’ai jamais vu un ananas bio correctement mur c’est a dire complètement doré de la couleur d’un victoria alors qu’on en trouve des délicieux et donc plus nutritif en non bio primeur “ananas avion” a un prix abordable vu la taille et c’est le cas pour d’autres fruits bio non climatériques(fruits qui ne murissent plus après avoir été cueillis)
            http://nsm08.casimages.com/img/2014/07/17/14071711514717279112394421.jpg

  • VGCedric

    Je viens de visionner Cash Investigation (https://www.youtube.com/watch?v=bOSVKfmFusg) . En comparaison, le film “Massacre à la tronçonneuse” c’est Disney Chanel ! Ames sensibles s’abstenir… Nos enfants (et les autres) sont juste sciemment empoisonnés, dans l’indifférence et/ou la résignation quasi générale et avec la complicité (plus ou moins assumée) des politiques qui préfèrent sauver quelques emplois (soit disant) que préserver la santé de nos enfants…. Tout cela relève de la psychiatrie collective, c’est juste dingue !!! Définitivement, parmi les cultivateurs, seuls ceux de la filière bio semblent ne pas être devenus complètement psychopathes !
    Je persiste à croire qu’on devrait remplacer le mot “bio” par le mot “normal”… par opposition au “non-bio” qui relève de la folie….

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