Montreur d'ours, une pratique d'un autre siècle

Un montreur d’ours ? Et pourquoi pas un zoo humain ?

Il est de ces pratiques que l’on croyait d’un autre temps, parce qu’elles sont contraires à toute éthique, à toute humanité. Pourtant les exploiteurs d’animaux se chargent régulièrement de nous rappeler que pour eux, nous vivons toujours dans un autre siècle.

Le réalisateur Guillaume Vincent est l’auteur d’un superbe film documentaire: Terre des Ours. Tourné en Sibérie, dans des conditions extrêmes et totalement respectueuses des ours, ce film est une ode à la beauté de la nature, à la liberté de ces animaux sauvages que nous connaissons si peu.

Un montreur d'ours

Le film sera diffusé dans de nombreuses salles françaises à partir du 24 février 2014. Malheureusement, certains directeurs de salles de cinéma ont mal compris, ou n’ont pas voulu comprendre ce qu’était un ours. Ainsi, à Albi, le cinéma fait venir un montreur d’ours, et « son » ours, Valentin. Comme à chaque fois le montreur d’ours a une histoire attendrissante pour justifier son exploitation. L’ours Valentin a été « sauvé d’une mort certaine », mais bien entendu, ce n’était pas désintéressé. Il fallait que l’ours lui rapporte de l’argent, et pour cela l’exhiber dans une salle de cinéma, devant des enfants avides de contact avec les animaux, semblait être une bonne idée.

L’ours Valentin sera donc le 5 mars, transporté à ce que l’on sait depuis Orléans, exhibé à Albi dans une salle de cinéma, puis remballé et réexpédié à Orléans.

Enseigner aux enfants qu’un animal sauvage comme un ours est déplaçable et manipulable à souhait, est totalement contraire à l’esprit du documentaire Terre des Ours. A une époque ou tous les pays d’Europe interdisent progressivement la présence d’animaux sauvages dans les cirques, à une époque où l’on a besoin d’éducation à l’environnement et aux animaux bien plus que de pseudo-spectacles les exploitant, il est surprenant de constater que la France se situe encore une fois à la traîne en laissant se produire de telles représentations.

Un événement Facebook a été crée pour vous aider à manifester votre désapprobation en écrivant au réalisateur Guillaume Vincent et à la salle de cinéma Cinémovida.

A propos de Ambroise Lelac

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Diplômé de droit et enseignant, je suis militant auprès de plusieurs associations de libération animale.

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