Un photographe capture la souffrance d’animaux de zoo

Le photographe Gaston Lacombe a capturé la vie des animaux de zoo dans le monde entier dans le but de sensibiliser la population à la situation des animaux en captivité.

Les zoos ont longtemps été une source de discorde entre les amoureux des animaux. D’un côté les zoos participent à l’éducation, mais à quel prix ? Ce ne sont pas des réserves, mais de simples endroits où les animaux sont exposés dans des vitrines comme on irait faire son shopping le samedi après-midi au centre-ville. D’autre part , beaucoup de zoos existent uniquement dans le but de faire de l’argent, et ce au détriment des animaux.

Gaston Lacombe a parcouru les cinq continents du monde, a vu neuf pays et bon nombre de zoos et d’animaux en captivité. A propos de son projet qui s’appelle Captive, Lacombe déclare :

Les images ont été prises sur les cinq continents, dans neuf pays, dont les Etats-Unis et le Canada. Beaucoup de gens supposent que les photos de ce genre ne peuvent pas venir de l’Amérique du Nord, mais environ la moitié d’entre elles le sont. En fait, j’ai vu certains des pires habitats des animaux aux Etats-Unis et au Canada.

Le photographe reconnaît qu’il y a beaucoup de zoos qui ont fait des efforts pour améliorer les conditions de vie pour leurs animaux. Cependant, même dans ces zoos, les animaux les mieux lotis sont les animaux qui attirent le plus les foules. Les tigres et les pandas peuvent avoir des habitats plus grands (mais, faut-il le rappeler, qui restent ridicules et pauvres par rapport à leur espace naturel), mais les oiseaux, les reptiles et les mammifères les moins populaires ont généralement des conditions de vie très difficiles, car peu de budget leur est alloué.

A l’issu de son travail, le photographe a émis un avis bien tranché sur les zoos qui pour lui ne sont « rien de plus que des lieux de torture, et doivent être fermés.

Gaston Lacombe espère que des projets tels que le sien peuvent sensibiliser, et donner une voix aux animaux qui souffrent sans pouvoir l’exprimer.

Enfin, Gaston Lacombe déclare :

Les zoos sont également très importants pour l’éducation, mais à quel prix pour les animaux ? Comment pouvons-nous trouver un meilleur équilibre ?

A Vegactu, nous pensons que les grandes réserves peuvent constituer, en partie, une réponse à ce dilemme. En particulier dans le cas d’espèces menacées de disparition dans un avenir proche.

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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