“Vache à lait” : dix mythes de l’industrie laitière pulvérisés par Elise Desaulniers

Élise Desaulniers est la référence en matière de véganisme au Québec, et l’une des grands figures de l’animalisme francophone. En 2015, son travail s’est vu récompensé par le Grand prix québécois du journalisme indépendant. Vous pouvez la retrouver sur son site, Penser avant d’ouvrir la bouche1.

Les éditions La Plage viennent de publier en France son dernier ouvrage : “Vache à lait : dix mythes de l’industrie laitière ». Après le succès de cet ouvrage au Québec, il était temps de le faire paraître en France aussi – dans une version revue et adaptée, pour compléter les références scientifiques, coller à l’actualité de la production laitière et du lobbying contemporains, mais aussi pour tenir compte des spécificités de notre pays “aux 300 fromages”, deuxième producteur européen de lait.

Un essai documenté et instructif

Vous y (ré-)apprendrez que boire du lait n’a rien de naturel ; que nos os peuvent tout à fait se passer de produits laitiers ; que les chercheurs ne sont pas forcément indépendants ; que le fromage n’a rien d’écolo ; et enfin que l’on peut apprendre à se passer du lait et à le remplacer de mille et une façons gourmandes et éthiques.

Vous y apprendrez encore l’impact du lait sur la santé humaine. Ou comment l’irruption d’hormones de vache dans notre organisme ne lui fait aucun bien — au contraire : elles seraient en partie responsable du développement de l’acné et de certains cancers. Un exemple parmi bien d’autres : des chercheurs de Harvard, après avoir étudié le profil de 100.000 femmes, ont conclu que celles qui consommaient le plus de viande ou de produits laitiers étaient aussi celles qui avaient le plus de risques de contracter un cancer du sein, soit 33% de plus que celles qui en consommaient le moins2.

L’auteur remet aussi les points sur les i quant à l’image que l’on peut se faire d’une vie de vache. Loin d’être dorlotées par un fermier bucolique — comme d’innombrables albums pour enfants3 ou publicités diverses veulent nous le faire croire4 — les vaches à lait vivent une vie d’inséminations, de gestations perpétuelles, d’infections et de mammites dues aux innombrables traites. Tous les ans, rappelle l’ouvrage, elles enfantent un petit qu’on leur arrache ; la séparation provoque une détresse importante chez ces mères qui peuvent meugler plusieurs jours après qu’elle ait eu lieu.

Un livre à faire circuler autour de vous pour informer sur les dessous de l’industrie laitière.

Quels substituts aux produits laitiers ?

Elise Desaulniers explique que “ce livre aurait été incomplet sans un petit guide pratique, une trousse de survie du sevré en devenir. J’ai demandé à MariEve Savaria, diplômée en diététique, professeure de cuisine végétalienne et blogueuse, de me donner quelques astuces. La présente édition destinée au marché français a profité des très vastes connaissances de Nathalie Eyraud alias Melle Pigut5 ».

Fromages, crèmes et yaourts végétaux achetés tout faits (l’auteure vous liste les plus remarquables) ou à faire soi-même (les recettes les plus utiles y sont détaillées), propriétés nutritionnelles des différents laits à base de céréales ou de noix (laits de soja, de riz, d’avoine, d’amande…) : vous refermerez le livre avec le kit de base pour vous passer tout à fait des produits laitiers.

>> Se procurer “Vache à lait” sur amazon

… ou chez votre libraire habituel.

  1. Penser avant d’ouvrir la bouche, site d’E. Desaulniers []
  2. Joseph Keon, Whitewash, New Society Publishers, 2010, p.58 []
  3. Jocelyne, vache à lait []
  4. Un exemple ici, un autre , une dernière bien connue ici []
  5. L’excellent site de Melle Pigut : une mine d’or []

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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