Votre enfant ne mange pas de viande ? Vous avez sûrement raté quelque chose

L’émission “Parents ça s’apprend” nous montre une mère de famille, Jessica (oui c’est forcément la mère de famille qui cuisine pour sa fille, nulle trace du père comme d’habitude)  qui n’arrive pas à faire manger de la viande à sa fille de 4 ans, Joely. La mère est totalement déboussolée, et a peur que sa fille souffre de carences et c’est la raison, croit-elle, pour laquelle sa fille rentre fatiguée de l’école.

La mère déclare :

La viande est l’ennemi numéro 1 de Joely. On peut lui promettre monts et merveilles, s’il y a de la viande ça sera… non.

On se sent coupable, et le corps médical ne nous répond pas

Quand il n’y en a qu’un seul qui a quelque chose comme ça, on se dit qu’on a raté quelque chose

Oui si votre enfant ne mange pas de viande, vous avez raté quelque chose... ce que vous avez raté c’est qu’un enfant végétarien sera en très bonne santé, et que l’abus de viande est dangereux pour la santé (cf enfants végétariens de l’AVF).
La position officielle américano-canadienne démontre qu’un végétarisme équilibré n’a aucune incidence négative sur les enfants, tout au contraire.

Je cite le rapport de l’association américaine de diététique et des diététiciens du canada :

L’alimentation végétarienne chez les jeunes enfants et les adolescents peut aider à mettre en place de bons comportements alimentaires pour toute la vie et peut offrir d’importants avantages nutritionnels. Les enfants et les adolescents végétariens ont des apports moins élevés en cholestérol, graisses saturées et matière grasse et des apports plus importants en fruits,  légumes et fibres que les non-végétariens. Les enfants végétariens sont aussi, selon les études, plus sveltes et ont des taux de cholestérol sérique plus faibles.

Qui est responsable ?

Cet article ne vise pas à blâmer la mère de famille Jessica. Comment se fait-il que le corps médical ne lui explique pas au moins qu’un régime végétarien est tout à fait adapté pour un enfant ?

Au premier abord la pédopsychiatre répond à peu près correctement, et dit qu’il ne faut pas forcer la petite fille. Elle mentionne aussi qu’il n’y a pas de carences car elle compense avec des laitages, fromages, œufs, et poissons. Par contre la pédopsychiatre s’inquiète de la socialisation de la jeune fille, car forcément elle ne peut pas manger végétarien dans son école. Ne faut-il pas plutôt faire pression sur l’école et sur la mère de famille pour qu’elle cuisine végétarien puisque Joely aime ça?

Alors qu’en France on se bat pour faire manger 5 fruits et légumes par jour aux enfants (et aux adultes…), quand une petite fille semble les manger, on la force à manger de la viande ce qui au final la bloque totalement : elle ne mange rien de son repas (cf le reportage…)

Malheureusement, la pédopsychiatre reste évasive sur le fait que ce régime soit viable sur le long terme, et enfonce le clou en précisant que si ça dure il faut consulter.

Ce reportage fait penser (merci au lecteur Cédric) au dessin de l’excellente Insolente Veggie sur le végétarisme et la famille.

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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