Vegan Sidekick, des dessins ultra minimalistes et ultra percutants

C’est poignant, ça claque, c’est criant de vérité, voilà comment on pourrait décrire les dessins de Vegan Sidekick. Ce dessinateur anglais, végétarien depuis l’âge de 6 ans et vegan depuis 2000 affole les compteurs. Plus de 200 000 vues sur Facebook pour ses images les plus percutantes. Heureusement qu’Insolente Veggie est là pour nous les traduire !

Place à l’interview de Vegan Sidekick :

jeux video mort

Peux-tu nous raconter ton évolution vers le veganisme ?
Je suis vegan depuis janvier 2000 et j’ai été végétarien pendant environ 6 ans. C’est arrivé car j’en avais marre de voir des poulets (morts) en vente au supermarché, c’était triste, et mon frère me pointait du doigt quand j’en mangeais. C’était la première fois que quelqu’un me confrontait à la réalité des choses, il m’a aidé à réaliser, et j’étais dégoûté.
Je ne peux pas dire que quelqu’un m’ait influencé à l’époque parce que je ne connaissais pas de vegan. C’est quelque chose qui m’est venu petit à petit quand j’ai commencé à m’intéresser sérieusement au traitement des animaux en général. Ça me paraissait irraisonné de nourrir des animaux en captivité, pour notre propre usage, en leur privant d’une véritable vie et en les traitant comme notre propriété ou notre produit. J’aurais aimé connaître un végane à ce moment-là de ma vie. Donc ça m’a pris quelques années pour mettre en place mes pratiques et devenir végane. Le déclic ce fut quand j’ai habité seul pour la première fois et que j’ai fait les courses régulièrement, je prenais du lait et du fromage à l’épicerie, et je me disais “pourquoi je fais ça ? Je sais que je n’en veux pas”.

frapper animal

Où trouves-tu tes idées ?
La plupart sont inspirées de vraies conversations que j’ai avec des non-véganes et de leur arguments en faveur des abus sur animaux. Selon moi, quand des gens essayent de défendre la cruauté animale, ils expriment des non-sens absolus (et c’est facilement transposable en BD) ou ils essayent de changer la réalité, et se montrent souvent apathiques face à la cruauté animale étant donnée qu’ils ne la voient pas. Dans ce cas, j’aime amener la discussion, et leur montrer que la cruauté va bien plus loin qu’ils ne le pensaient, ou bien j’insiste et je les défie quand ils disent qu’ils s’en foutent.

lait chat

Es-tu en colère quand tu dessines ?
Je ne sais pas quoi répondre car il y a différents types de colère. Je ressens que ce monde est bloqué, avec beaucoup d’injustice, de la cruauté, de la torture, des discriminations et de  la haine. A cet égard, je suis toujours touché. Je suis si triste, et je suis tellement en colère à l’intérieur de moi, je ne vois pas d’autre façon de réagir à ce monde dans lequel nous vivons, en tout cas si vous êtes instruits. Ce monde est horrible. Mais à l’extérieur je ne suis pas une personne en colère, ou j’essaie de ne pas l’être. Je ne suis donc pas assis derrière mon ordinateur à crier et hurler avec de la vapeur qui sort de mes oreilles. Mais je m’inspire des sentiments négatifs que j’ai, j’essaie d’en faire quelque chose de constructif ou de créatif.

survivre vegan omnivore

As-tu été surpris du nombre de fans sur Facebook ?
Oui, j’ai été très surpris ! J’ai créé la page car j’étais frustré et je sentais que j’avais besoin de faire quelque chose pour défendre les animaux. Je suis tellement malade de ma propre apathie, je me dis toujours qu’il doit y avoir un moyen d’atteindre les gens et de les faire revenir sur leur position, mais je ne savais pas comment faire, les conversations calmes avec les gens ne fonctionnement pas trop. La page a commencé petite (évidemment), mais elle a grandit très vite grâce à mon ami Robert Cheeke, de veganbodybuilding.com, à qui je suis reconnaissant.

vegan omnivore

Je pense qu’une page avec seulement 82 “j’aime” n’attire pas beaucoup de monde, peu importe sa qualité. Mais Rob m’a permis d’obtenir 1000 fans très facilement, ce qui est très respectable. A partir d’ici, je pense que les partages ont fait que beaucoup de gens s’y sont intéressés. Je pense que les images sont faciles à comprendre et représentent les sentiments des véganes, c’est pourquoi les gens ont partagé si facilement. J’apprécie les retours des gens, la plupart sont très sympas. J’ai gagné ma journée quand les gens m’écrivent pour me dire qu’ils sont devenus véganes grâce à mes dessins. En tant que végane, nous voulons réduire notre impact sur les animaux, et si l’impact zéro est possible (ce qui ne l’est pas je sais) nous serions satisfaits. C’est génial d’avoir un si grand impact en partageant un message de non-violence, tout en faisant baisser la cruauté envers les animaux d’une façon que je n’aurais pu faire tout seul – c’est grâce à la communauté qui m’a partagé. Certaines images ont été vues plus de 100000 à 200000 fois et cela juste par les partages Facebook.

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Retrouvez Vegan Sidekick sur son Facebook.

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien en 2009 (ça commence à dater...), je pourrais passer ma vie à écouter de la musique. Professionnellement, je suis actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement des images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

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