L’animal original de la semaine : le loris

Chaque semaine, Vegactu vous fait partager son dernier coup de cœur animalier. Parlons aujourd’hui du loris, le seul primate (et l’un des rares mammifères) à sécréter du venin. Le mot “loris” provient du néerlandais et signifie “clown” , peut-être à cause des yeux disproportionnés de l’animal. De tels yeux lui permettent de vivre la nuit et de chasser efficacement les insectes.  Il vit dans les arbres et s’y déplace lentement mais sûrement, sans jamais sauter de branche en branche.

Le loris n’a quasiment pas le sens du goût, ce qui lui permet de consommer certaines espèces de punaises, à l’odeur et au goût repoussant. Il peut aussi digérer des aliments qui ne peuvent être mangés par aucun autre animal, comme la gomme des arbres. PseudomyrmexEnfin, il consomme des fourmis toxiques  (dont la piqûre peut paralyser le bras d’un homme) : après son repas, le loris se lave simplement la tête et les pattes avec son urine, pour apaiser les piqûres reçues. Il est ainsi adaptés à une niche écologique dans laquelle les concurrents sont peu nombreux.

Il existe plusieurs espèces de loris différentes, du loris mince roux au loris paresseux pygmée en passant par le loris lent du Bengale ! Selon les espèces, le poids varie de 300 g à 2 kg. Les loris ne se trouvent qu’en Asie.

Le loris vit en solitaire avant de former un petit groupe familial. Pendant la période de sevrage (quelques mois), les petits grandissent sous la protection de leur mère en s’agrippant à son ventre ou en demeurant en permanence dans le nid familial en son absence.

Les loris paresseux sont en voie d’extinction. Ils sont heureusement concernés par le programme d’identification et de collecte de fonds à destination des créatures les plus vulnérables de la planète, lancé par la Société zoologique de Londres. Ce programme a aussi pour vocation de structurer progressivement toutes les actions d’assistance à leur égard.

Le loris était jadis capturé pour devenir un animal de compagnie au sein de familles nobles de certaines dynasties du Moyen-Orient ou d’Asie. La chasse était également pratiquée, afin d’en extraire des remèdes traditionnels : les crocs de l’animal, du fait de son caractère vénéneux, sont surtout réputés avoir des vertus médicinales. Une telle pratique persiste encore de nos jours (des braconniers capturent l’animal pour lui arracher ses crocs) même si elle est de moindre ampleur…

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.

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