L’animal original de la semaine : la sittelle torchepot

Un petit oiseau trapu, bleu-gris dessus et orangé dessous, se déplace en tous sens à la manière d’une souris sur les troncs et les branches, comptant sur la seule force de ses doigts. Une particularité : ce petit passereau descend la tête en bas.

Il s’agit de la sittelle torchepot, qui vit en Europe et en Asie, et niche dans des arbres morts.

Elle trouve son alimentation presque uniquement dans les arbres. Si elle parcourt troncs et ramures avec tant d’entrain, c’est qu’elle est à l’affût de la moindre proie. Outre cette chasse à vue, elle pratique aussi la traque active en soulevant légèrement les écorces ou en les décollant. Elle recherche les insectes, leurs œufs et larves, les chenilles, les araignées.

Notre sittelle est aussi grande amatrice de graines et de fruits secs. Les graines de conifères ont sa faveur, de même que celles des érables, des tilleuls… mais aussi les glands, les faines et les noisettes. Comme l’écureuil, la sittelle dissimule ses provisions dans des fentes d’écorce, oubliant ensuite une bonne part de ses réserves cachées.

Mâle et femelle se rencontrent souvent durant leur premier été et, sauf exception, restent ensemble toute leur vie.

La sittelle torchepot niche dans des trous ou des crevasses, mais ne creuse pas elle-même. Elle réduit l’entrée en construisant un mur de boue séchée autour du trou jusqu’à ce qu’il ait la bonne taille. Elle utilise aussi de la résine en tant que répulsif pour les prédateurs. L’intérieur du trou est tapissé de morceaux de copeaux d’écorce, d’herbes, de poils et de plumes.

La sittelle torchepot a pour chant habituel (écoutez-le ici) un court “chwet” répété plusieurs fois.

En France, elle bénéficie d’une protection totale depuis 1981 : il est donc interdit de la capturer ou la blesser, de la perturber intentionnellement, de détruire ses œufs et nids, d’altérer son milieu, et même de l’empailler après sa mort !

Enfin, la génétique des populations apporte parfois des surprises : l’étude de l’ADN de différentes espèces de sittelles a ainsi prouvé que la sittelle corse avait peu en commun avec la sittelle torchepot mais qu’elle était assez proche de la sittelle de Chine.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore la littérature et la bande dessinée. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.
  • Veggi Nours

    J’en ai déjà observé, cet oiseau est épatant !

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