L’animal original de la semaine : le dauphin de l’Irrawaddy

Le dauphin de l’Irrawaddy est une espèce de dauphin qui vit en Asie du Sud-Est, près des côtes mais aussi dans les estuaires. Bien qu‘il circule dans les grands fleuves comme le Mekong ou le Gange, c’est un dauphin océanique.

Le dauphin à aileron retroussé de l’Australie est une espèce très proche, qui n’a été distinguée que très récemment.

Le dauphin de l’Irrawady a un très large melon, un bec quasi inexistant et une nageoire dorsale courte, peu pointue et triangulaire.

C’est un nageur lent qui peut cependant pousser des pointes à 20 ou 25 km/h. L’animal se dresse assez souvent hors de l’eau pour observer son environnement. Les groupes de cinq ou six individus sont fréquents.

Les dauphins de l’Irrawaddy du fleuve Mékong sont inscrits sur la liste des espèces en danger critique d’extinction (en 2011, il ne restait que 85 individus selon le WWF). Mais leurs congénères d’autres eaux sont également menacés. Le plus fort facteur de déclin est la dégradation de leur habitat, dont une grande partie a disparu lors de la destruction de la mangrove d’Irrawaddy en 1975 à des fins commerciales (élevage de crevettes). La chasse (pour se procurer leur huile) et la mort accidentelle par étranglement dans les filets de pêche en sont également responsables, ainsi que les méthodes illégales de pêche qui impliquent notamment des explosions, du poison ou l’utilisation de l’électricité.

Heureusement, en 2006, la WCS (Wildlife Conservation Society) a aidé à établir une zone protégée le long du fleuve Ayeyarwady pour limiter le risque d’extinction. Actuellement, les conservateurs travaillent en étroite collaboration avec le ministère de l’Environnement et des Forêts du Bangladesh sur des projets de création d’un réseau de zones protégées pour les dauphins.

Hélas, c’est un animal très apprécié des parcs aquatiques : quelque 80 delphinariums répartis dans au moins 9 pays d’Asie en détiennent des spécimens. Son entretien est aisé car il peut vivre en eau douce, les parcs évitent ainsi de devoir maintenir une salinisation précise des bassins.

A propos de Lili Gondawa

Lili Gondawa
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore l'archéologie, l'histoire de l'art et la littérature. Je suis donatrice mensuelle et ponctuelle à L214, organisation de défense des animaux.
  • Chantal Hourdeau

    Je ne le connaissais pas ce dauphin là. Et bien entendu, les delphinariums sont au rendez vous! Pauvres dauphins voués à l’esclavage le reste de leur vie. Il y a le dauphin rose aussi qui est également en voie d’extinction.

  • nono

    ta gueule

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