Quelle alimentation végétalienne avant un triathlon Ironman ou un marathon?

Notre triathlète Mathieu Herault (finisher ironman de Cologne en 9h57) que nous avions interviewé sur Vegactu, nous offre quelques uns de ses secrets. Aujourd’hui il s’agit de comment s’alimenter avant une grande course.

Les 15 derniers jours de la préparation d’un marathon ou d’un Ironman

Ces 15 derniers jours sont ce qu’on appelle « l’affûtage ». Période dont l’objectif est de créer une réponse physiologique aux J'arrête de manger des sucres lents types pâtes ou riz bien que je continue à manger toujours un peu de légumineusesvolumes d’entraînement des semaines précédentes ; c’est la fameuse « surcompensation », une sorte de rebond de forme. Il faut être très pointilleux sur l’alimentation.

Le danger est de tomber dans le frigo, car on a toujours aussi faim que durant la période de préparation, mais on s’entraîne moins. J’arrête de manger des sucres lents types pâtes ou riz bien que je continue à manger toujours un peu de légumineuses. En parallèle, bien que l’entraînement diminue fortement pour permettre la récupération, son volume suffit à brûler les stocks. L’idée est d’assécher les muscles en glycogène. Lorsque c’est fait, il faut être très prudent à l’entraînement car on peut vite faire une hypo, et toute fatigue doit être évitée.

A partir du mercredi précédent la compétition

Alors là par contre c’est open bar pour les sucres lents, il en faut à tous les repas ! On recharge les stocks au maximum, ce qui fibres et competition pas bon menagereprésentera une réserve d’environ 1200 Kcal disponibles et ils serviront, car il est impossible de manger durant une course autant que ce qu’on va brûler  Par contre côté légumes et fruits, on limite, voire on stoppe tout dès le jeudi précédent le dimanche de l’épreuve, car fibres et compétition ne font pas bon ménage.

En ce qui concerne les produits de l’effort, je ne suis pas vraiment dans l’esprit VG qui va habituellement vers les choses naturelles.
alimentation sortie pate fruits amandesJ’essaie certes de prendre des produits bio mais il faut voir les stocks de boissons de l’effort que je consomme à l’entrainement ! Donc c’est avant tout une histoire de moyens financiers. De plus, je ne suis pas adepte des recettes maisons pour les boissons : les expérimentations alors que j’ai un objectif à atteindre, ce n’est pas mon truc.

Pendant une sortie, je garde toujours un gel ou deux dans les poches en cas de panne mais sinon je tâche de tourner avec des pâtes de fruits (ma mère en fait une génial à base de coin), pâte d’amande ou fruits secs. Du naturel quand même donc, enfin ça c’est pour l’entraînement.

Le jour de la course

Au jour J j’ai tout mon stock de produits, certes coûteux mais au top, déjà testés bien sûr à l’entraînement. Le matin de la course au petit déjeuner, je mange les 2/3 d’un gâteau sport bio (pas encore trouvé de végan), j’en prends 1/3 seulement si c’est une autre course manger 3h avant départqu’un half Ironman ou un Ironman, arrosé de lait de riz enrichi en calcium. C’est un élément important, même le jour J. Je tâche de manger tout ça 3h avant le départ, car même si la digestion d’un gâteau sport est dite d’une heure, avec le stress pré compétition c’est plus long pour moi, et mon coach conseille de toujours prendre un départ le ventre vide. Ce gâteau je l’achète dans le commerce car ce n’est pas un bête gâteau mais déjà un mélange de sucres lents/semi lents (maltodextrines, fructose, etc) et sans sucres rapides qui entraîneraient un pic de glycémie, donc d’insuline, donc une hypoglycémie, avant un départ ça la foutrait mal. Et une telle recette, je ne me sens pas capable de la faire « maison ». Je tâche également d’arrêter de boire dans les 2h précédant la course. Un arrêt pipi c’est au moins 1mn de perdue, puis des jambes coupées quand on veut reprendre l’allure.

Merci à Mathieu pour ces précieux conseils, il ne vous reste plus qu’à vous entraîner 20h par semaine!

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Nicolaï Van Lennepkade
Vegan, marathonien, grand fan de Morrissey, et actuellement doctorant à Toulouse spécialisé dans le traitement d'images satellites pour la reconnaissance des essences forestières.

Vegactu utilise des cookies (vegan) pour améliorer votre expérience chez nous. L'approbation est automatique si vous faites défiler la page. +

L'utilisation de cookies (vegan bien sûr) permet d'améliorer le contenu affiché sur Vegactu. Pour continuer vous devez donc accepter l'utilisation de cookies.

Fermer